Ayrault affaibli, un gouvernement qui marche à tâtons...Des couacs à n'en plus finir...

Publié le 17 Octobre 2012

Les députés UMP mettent la pression sur un Ayrault affaibli

Par LEXPRESS.fr

Lors de la séance de Questions au gouvernement ce mardi, les députés de droite n'ont cessé d'interroger le Premier ministre sur les récents couacs qui agitent sa majorité. La température est montée de quelques crans. 

 

 

Les députés UMP mettent la pression sur un Ayrault affaibli

Jean-Marc Ayrault a dû affronter une fronde organisée des députés de droite sur les propos de Peillon concernant le cannabis ou sur les amendements portés au projet de loi de finances 2013.

Reuters/Philippe Wojazer

Depuis son arrivée à Matignon, Jean-Marc Ayrault n'avait pas encore affronté de vents aussi violents dans l'hémicycle de l'Assemblée nationale.  

Ce mardi, la séance de Questions au gouvernement s'est presque transformée en Questions au Premier ministre. Sept interpellations en une heure, soit la quasi-totalité du temps de parole de la droite utilisée pour s'en prendre à Jean-Marc Ayrault.  

Christian Jacob, président du groupe UMP, a naturellement mené la charge. "Votre autorité n'est-elle pas gravement remise en cause M. le Premier ministre?", a innocemment demandé le député de Seine-et-Marne, sous les vivats de son groupe. Avant même la réponse de l'intéressé, les élus de la majorité se sont levés pour applaudir leur leader, qui a ensuite vertement répondu à Jacob: "Je ne suis pas le Premier ministre par hasard. Je suis Premier ministre parce que j'ai la confiance du Président de la République et de la majorité. Vous avez été sanctionnés par le peuple français (...) Allez cherchez en vous-mêmes les causes qui ont conduit le pays dans la difficulté qu'il rencontre!"  

La droite n'en est pas restée là. Xavier Bertrand a ensuite pris la parole pour pilonner les propos de Vincent Peillonfavorable à l'ouverture d'un débat sur la dépénalisation du cannabis: "Une société pour grandir, a besoin d'interdits." Fustigeant "la permissivité soixante-huitarde" de la majorité, l'ancien ministre a conclu sa prise de parole d'un lyrique "La France a besoin d'un gouvernement qui gouverne et de la démission de Vincent Peillon." 

Jacob en entraîneur de boxe

Mais, cette fois-ci, Jean-Marc Ayrault a choisi de ne pas répondre. Et comme s'il s'agissait de provoquer la partie droite de l'hémicycle, il a envoyé Christiane Taubira , tête de turc de l'opposition, répondre à sa place. La manoeuvre s'est ensuite répétée avec une question du centriste Jean-Christophe Lagarde. C'est Jérôme Cahuzac cette fois-ci qui a été choisi pour plonger dans la fosse aux lions.  

Toutes les autres questions de la droite visant Jean-Marc Ayrault ont manqué leur cible, le Premier ministre ayant quitté l'hémicycle. 

Face aux récents couacs de la majorité (procréation médicale assistée, cannabis, redevance téléoeuvres d'art exclus de l'ISF,...), la droite a bien compris qu'il fallait concentrer ses tirs sur Matignon. Ce mardi était le moment idéal. Parce que la séance de questions au gouvernement, diffusée sur les chaînes nationales, est le créneau le plus médiatique de la semaine. Parce que dans la foulée de celle-ci, s'ouvre l'examen du projet de loi de finances 2013, texte le plus important depuis la victoire de François Hollande. Enfin, parce que le Premier ministre s'envole demain pour un long déplacement à Singapour et aux Philippines.  

Evidemment, cette offensive était concertée. On a même pu voir Christian Jacob, président du groupe UMP, s'entretenir avec Philippe Meunier, député de la Droite populaire, quelques minutes avant sa question. Tel un entraîneur livrant ses derniers conseils à son boxeur réfugié dans un des coins du ring. Quand Jean-Marc Ayrault a quitté l'hémicycle, on n'a en tout cas pas eu l'impression qu'il était KO. 

 

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Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Politique Française

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L'EN SAIGNANT 18/10/2012 10:35


L'ennui c'est que les précédents gouvernements dits "DE DROITE" n'ont pas de quoi se vanter après avoir favorisé notre OCCUPATION" par l"islam et notre APPAUVRISSEMENT. Aussi, donner ainsi le
change parce que l'on est dans l'opposition, n'est guère "GLORIEUX" et ENCORE MOINS RESPECTABLE.!

mika 18/10/2012 07:18


Ya l’feu et au château et ça sent l’souffre. Un Président qu’y a 2 d’tension + un 1er ministre en mode 100 watts ça va pas l’faire longtemps…J’mets ma main au feu qu’y va s'faire des cendres en
flamme ! Le François veut sa DEM et le "Ayrault s'tâte" mais y va droit dans l' MUR !