Ayrault, Depardieu : minable, vous avez dit minable ?

Publié le 17 Décembre 2012

   Politique Friction du Lundi 17 Décembre 2012 : Depardieu, un symbole qui ne courbe pas la tète par Bruno Bertez

 

Politique Friction du Lundi 17 Décembre 2012 : Depardieu, un symbole qui ne courbe pas la tète  par Bruno Bertez 

Ayant déjà traité l’affaire Depardieu, il nous parait normal de poursuivre par quelques remarques justifiées par les récents développements.

D’abord  le mot « minable ». Utilisé par un membre du gouvernement, cela fait désordre. Cela fait désordre dans la mesure où cela révèle une absence de maitrise de soi, une implication personnelle déplacée. Un membre de gouvernement ne traite pas de minable, comme dans une cour d’école, un de ses -encore-citoyens. La haine qui se laisse transparaitre vient renforcer cette impression qu’ont les français d’être retombés aux plus mauvaises heures de la lutte des classes. Ce débordement laisse une impression de malaise, de personnalisation déplacée. La loi est la loi, et à notre connaissance, Depardieu ne l’a pas enfreinte.

« Le passage est vers la neuvième minute de la vidéo  ». 



Ce n’est pas un hasard si Depardieu est quelquefois désigné comme Obélix, il y a quelque chose de Gaulois, de fier chez cet homme. Il essaie dans une certaine mesure de ne pas courber l’échine. C’est une dimension qui nous plait. Il fait plus pour galvaniser les résistances que tous les Copé, Fillon réunis, il montre à sa façon ce que c’est qu’être un homme et d’assumer. Voila qui est bienvenu en ces temps de débats sur la légitimation du mariage homosexuel.

 Ensuite, objectivement, Depardieu est tout sauf minable. Il est au contraire plutôt grand, au sens ou il ne part pas en cachette, subrepticement comme certains qui vantent les socialistes, mais ont leur patrimoine ailleurs.

Non il part au grand jour, presque provocateur car il ose soulever un problème que les taxateurs patentés de la Droite n’osent pas eux même soulever. A savoir : à quel niveau de prélèvement se situe la justice fiscale ? Il annonce avoir payé en impôts récemment 85% de ses revenus. Cela est possible, est certainement vrai puisqu’il prend le risque de l’annoncer publiquement sachant que cela sera vérifié et commenté.

 

 Les revenus de Depardieu n’ont pas une origine immorale même si ils sont élevés. C’est la société qui, par la loi du marché, par la confrontation plus démocratique que les élections,  fixe les valeurs sociales. Si la société  dirige ses ressources, ses revenus,  sur les amuseurs, les artistes, les fous du roi, ou les footballeurs, de quel droit le pouvoir politique se donnerait- il le droit d’en juger. Pourquoi ne s’octroie t il pas alors le droit de fixer la valeur d’un PICASSO, d’un MODIGLIANI etc. Les valeurs sociales, reconnues, octroyées par le corps social n’appartiennent pas à la politique, mais aux gens. Si l’on se permet de juger des valeurs sociales à l’aune de l’utilité, ou de la valeur travail, alors le personnel politique a du souci à se faire.

 Enfin, le corps politique aussi bien de droite que de gauche  utilise, pour couvrir ses besoins souvent scandaleux, toujours discutables, la taxation /culpabilisation. Grosso modo c’est l’argument utilisé par Obama. Vous ne le méritez pas, vous ne l’avez pas gagné tout seul, vous êtes sans cœur, vous êtes égoïstes  etc . Les arguments de Ayrault n’en sont qu’une variante.

 Bref c’est l’usage du dénigrement, de la culpabilisation, du rabaissement des citoyens. Usage qui n’est pas loin de l’excitation de la haine et des bas instincts. Ne vient il pas à l’idée de ces gens que ce dont ils jouissent, les honneurs, les laquais, les avions particuliers, les chauffeurs,  est tout aussi immérité? En quoi la Nomenklatura politique a t elle rang supérieur à ceux que la société spontanément honore?

Serait- on touché de la grâce divine, comme du temps de la monarchie, lorsque l’on accède aux palais gouvernementaux? Qui sait  si dans l’histoire, la mémoire de certaines élites de la société civile ne sera pas placée très au dessus de celle de certains dirigeants politiques passés, présents ou à venir?

 Il faudra que l’on nous explique comment, à partir d’un tel comportement, on va inciter les jeunes à faire des efforts, à se dépasser, à sublimer leurs pulsions pour s’élever dans la société et du même coup la faire progresser.

 C’est vrai, nous oubliions, l’avenir de la France a dit un candidat aux présidentielles, ce sont les banlieues!

BRUNO BERTEZ Le Lundi 17 Décembre 2012

llustrations et mise en page by THE WOLF

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Islamisation française

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LA GAULOISE 17/12/2012 13:37


Vous avez raison: à ce niveau là, ce n'est plus des impots que nous payons, mais du racket en bande organisée.Allons nous continuer à accepter l'inacceptable?

marco 17/12/2012 13:19


Depardieu quitte la France au motif que les impôts sont trop lourds,et alors ?d'autres sont déjà parti et d'autres partiront encore,la plupart des cadres supérieurs des grandes industries
françaises sont en angleterre en suisse au luxembourg au Lienchtenten,en belgique-si j'étais fortuné comme eux je ferais probablement la même chose,c'est trop facile de dire qu'il faut faire du
civisme et payer toujours plus d'impôts parce que la France est en difficulté,(ce sont les politiques qui ont ruinés la France pas le peuple)mais alors ?pourquoi les politiques s'octroient -t-ils
des primes "substancielles de plusieurs milliers d'euros pour les fètes de fin d'années?qui peut prétendre que des impôts a 85% n'est pas du racket organisé,argent largement distribué au profit
de certains pays du proche orient ?allons il est temps que ce gouvernement fasse ses valises et laisse la place aux compétents.

L'EN SAIGNANT 17/12/2012 10:42


AYRAULT - HOLLANDE se grandiraient en engageant la sortie de la FRANCE de la ZONE EURO .! À "défault" ... à la BANDE de MINABLES, N'OUBLIEZ SURTOUT PAS SARKOSY and C° .!