Ayrault, Ferry, pluie et foudre : Cela commence vraiment mal pour Hollande !

Publié le 16 Mai 2012

Jeanne Bourdillon - Riposte-Laïque

Nicolas Sarkozy avait mal commencé son mandat. Son épouse Cécilia n’avait pas voté pour lui, elle était en larmes le soir de sa victoire, et elle avait fini par le quitter définitivement, après une cérémonie d’investiture où elle avait accepté de jouer le rôle d’épouse officielle du président, pour donner le change. Rien de semblable au premier abord avec François Hollande, il a donné l’impression d’être un homme heureux, et, après un discours bref, il a congratulé tous les principaux personnages de l’Etat, y compris ceux qui, comme Fabius ou Aubry, lui avaient craché dessus, suivi, trois mètres derrière, par celle qui, ancienne journaliste à Paris Match, est devenue à présent la première dame de France.

Pour autant, peut-on dire que les choses ont bien commencé pour François Hollande ? Il annonce une République exemplaire, assure qu’il ne s’entourera pas de ministres jugés et condamnés, et nomme Jean-Marc Ayrault à l’Elysée ! Ce dernier a pourtant été condamné à 6 mois de prison avec sursis pour favoritisme dans les marchés publics, dans sa bonne ville de Nantes, en 1997. Certes, l’avocat socialiste Jean-Pierre Mignard est monté au feu pour défendre son camarade, alors que celui-ci a bénéficié uniquement d’une réhabilitation automatique au bout d’un certain délai, comme tout condamné ! Il n’en demeure pas moins que Jean-Marc Ayrault a bien été condamné dans l’exercice d’un mandat électif. Cela commence mal, la symbolique est catastrophique, et fait désordre !

Ensuite, dans la foulée de son discours de campagne sur la laïcité, le voilà qui se met en tête de donner des gages aux laïques et de rendre hommage, outre à Marie Curie (symbole d’une immigration qui enrichit la France) à Jules Ferry, l’homme qui incarne l’école publique, laïque, gratuite et obligatoire, comme on nous l’enseignait dans les manuels scolaires. Manque de chance, ses conseillers avaient sans doute oublié, dans cette France marquée par la dictature des pseudo anti-racistes, que Jules Ferry avait prononcé cette phrase capable de faire tomber en syncope les Sopo-Aounit-Tubiana-Jacubowicz : « Les races supérieures ont des droits vis-à-vis des races inférieures ». Que vont dire les imposteurs anti-racistes, qui multiplient les poursuites judiciaires pour cent fois moins, quand le nouveau président rend hommage à un tel personnage ? Quand on pense au cirque médiatique engendré par le discours de Sarkozy sur l’homme africain, on imagine aisément l’émotion qui s’est emparée du camp de gauche, mais pas seulement. Le petit Ferry, Luc, s’étrangle d’indignation. Dans les îles, qui ont très majoritairement voté Hollande, cela tousse. Le député de Fort-de-France, Serge Letchimy, qui avait comparé Claude Guéant à Hitler, parce qu’il avait osé dire, comme Jules Ferry, que toutes les civilisations ne se valaient pas, s’étrangle lui aussi d’indignation. Audrey Pulvar, compagne d’Arnaud Montebourg, mais fille d’indépendantiste, glapit, et hurle à la trahison ! Affolé, Hollande maintient l’hommage à Jules Ferry, mais condamne ses propos, ce qui est encore plus stupide, comme l’explique Christine Tasin !  

Comme un malheur n’arrive jamais seul, la poisse semble s’être acharnée sur le nouveau Président de la République, en cette journée historique. Le voilà, sur les Champs-Elysées, un 15 mai, qui se prend une averse brutale sur le museau. Le malheureux est à tordre, et doit se changer précipitamment pour affronter les autres événements de la journée !

En effet, il restait la pièce de bœuf de cette journée historique : la rencontre avec Angela Merkel. Notre nouveau président de la République, qui avait reproché, parfois à juste titre, à Nicolas Sarkozy d’avoir capitulé devant l’Allemagne, avait promis qu’il ferait passer un message fort à la chancelière allemande, et qu’on allait voir ce qu’on allait voir. Assez d’austérité, place à la croissance, tout en restant dans l’Union européenne ! A défaut de coup de foudre entre François et Angela, c’est l’avion présidentiel qui s’est pris la foudre, obligeant François Hollande à faire demi-tour, et à différer de plusieurs heures l’entretien.

Sans vouloir paraître superstitieux, on ne peut que s’interroger : notre nouveau président de la République ne serait-il pas marqué par la guigne ? Dans un autre contexte comme Nicolas Sarkozy, qui avait raté ses premiers pas, avec le Fouquets et le yacht de Bolloré, François Hollande serait-il marqué par la poisse, et louperait-il, lui aussi, ses débuts officiels ? Résumons : un premier ministre condamné à de la prison avec sursis, un hommage à un homme que toute la gôche qualifie de raciste, un défilé sur les Champs-Elysées sous une pluie battante qui l’a obligé à changer deux fois de costume,  et la foudre sur l’avion, cela peut-il plus mal commencer ? Les Romains auraient tout annulé, devant tant de signes de la colère des Dieux, craignant qu’elle ne continuât et ne se déversât sur leur pays tout entier… 

Il ne manquerait plus que Jean-Marc Ayrault, en accord avec François Hollande, ne donne du corps à certaines rumeurs, et nous colle Sopo et Taubira au ministère de l’égalité et des Droits de l’Homme, l’hystérique Duflot dans un ministère des Energies renouvelables, et Dounia Bouzar ministre de la laïcité accommodante ! Mais là, cela ne serait plus la poisse, mais du sado-masochisme !

Jeanne Bourdillon

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Politique Française

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island girl 17/05/2012 21:30


J'apprécie le commentaire de Mika ,tout passe ,tout casse ,tous lasse et notre bouffon national en choisissant des hyènes comme Taubira tisse son propre linceul!

marco 17/05/2012 09:23


hollande n'a pas consulter ses augures comme le faisait les empereurs romains,evidemment mais,néanmoins on peut se demander si toutes ses incidents ne sont pas des mauvais présages pour un proche
avenir!!!

mika 16/05/2012 23:19


http://www.contreculture.org/AG%20Ferry.html


Extraits : Jules Ferry à propos des revendications des instituteurs


(Que penser des enseignants d'aujourd'hui, qui sont à la fois syndiqués et ennuyeux dévôts de Jules Ferry ?)






   
      " J'ai lu avec stupéfaction dans La République l'éloge du Congrès des instituteurs. Avons-nous donc des yeux pour ne point voir ? Le sens
gouvernemental est-il à jamais retranché de notre parti, ou est-ce le courage qui manque ? La cohue dont La république admire la sagesse débute en insultant Carrier (3), qui ne se fait accepter que par de nouvelles platitudes. 

          Tout ce qu'il y a de révolte, d'orgueil envieux, de prétentions à gouverner l'État dans la minorité brouillonne et tapageuse d'une corporation honnête
et modeste, éclate dans le tumulte et, ce qui est plus grave, apparaît dans les résolutions. De pédagogie, l'on en a cure ; on ne dit qu'un mot pour la forme. Mais les
traitements, les retraites, les intérêts matériels, l'organisation " matérielle ", voilà le véritable objet vaguement entrevu par le plus grand nombre, à travers les préoccupations
légitimes du pot-au-feu, habilement poursuivi par les meneurs. Une association " autonome " d'instituteurs par département, une fédération de toutes ces
autonomies pour toute la France, sous la direction d'un comité exécutif formé par les instituteurs de la Seine, c'est-à-dire à la discrétion du conseil municipal de Paris :
voilà ce qu'on a voté, et les républicains du gouvernement applaudissent et sourient ! Probablement aussi cette Chambre républicaine, qui a tenu à garder, par les préfets,
le gouvernement des instituteurs, applaudira et sourira ! Est-ce candeur ? 

             Eh bien ! Si Spuller laisse se constituer cette coalition de fonctionnaires, outrage vivant aux
lois de l'État, à l'autorité centrale, au pouvoir républicain, il n'y a plus de ministère de l'Instruction publique, il n'y a plus
d'inspecteurs, il n'y a plus de préfets, il reste une immense et formidable association, recevant de Paris son mot d'ordre et préparant, pour le compte du
radicalisme parisien, les élections de 89. Tout cela est clair, on peut être complice de cette machination, il n'est pas permis d'en être dupe. Et pas un journal républicain pour dénoncer
cette anarchie ! Et l'on va laisser aux cléricaux le rôle du bon sens, de l'esprit d'ordre et de discipline ! J'avoue que cela me coupe bras et jambes. J'en suis affligé et consterné.
"


Lettre à Joseph
Reinach, 11 septembre 1887






 

mika 16/05/2012 22:50


Au
réalisme de Louis XIV "Toutes les fois que je donne une place vacante, je fais cent mécontents et un ingrat." j’ai envie
d’opposer la Hollanderie (il est bien le seul) MOA PRESIDENT, je rassemblerai au lieu de diviser et de séparer...


Pour
lui tout est limpide ! Mais alors pourquoi Mélenchon nous tout ?


Y'a
les communistes purs et durs qui défendent les Ex thèmes de gauche,


Y'a
l'front de gauche (l'omnibus balaie du PS) qui passe, qui rapace et qui ramasse tout ce qui traine,


Y'a
les verts des Zégo Logis de "France" qui Zavent qu'Eva pas l'faire du tout à cauZe de son acZent,


Y'a la
Martine (pas le poète) la "multiculturiste" qui sent qu’sa piscine unisex va virer au bleu marine,


Y'a
l’Jean Marc Bléreau, l'Edile de Nantes pas catholique qui d’vient premier ministre,


Y'a la
faune des petits coqs suzerains qui rêvant de faire Bassecour du Roi,


Et au
milieu de tout ça y’a l’Françouais qui va nous mettre, c'est certain, la cabane sur le chien !


Ce
gouvernement ne ressemble à rien sinon à une CHOSE informe...Et CHOSE, il durera ce que dure les CHOSES,
l'espace d'un MACHIN.