Ayrault, un fieffé menteur ! Par Thierry Desjardins

Publié le 29 Septembre 2012


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Les Français savaient qu’il était insipide et sans saveur, ils ont appris, hier soir, qu’en plus Jean-Marc Ayrault était un fieffé menteur.

Pendant plus de deux heures d’horloge, tout au long de l’émission « Des paroles et des actes », et avec un culot stupéfiant, le Premier ministre nous assené une incroyable suite de contre-vérités.

Oui, nous a-t-il juré, les yeux dans les yeux, « une croissance de 0,8% est une hypothèse réaliste ». Tous les experts sérieux estiment que 0,3% serait déjà inespéré. Oui, a-t-il continué, le gouvernement « va ramener le déficit public à 3% en 2013 ». Ca ne tient pas debout et la France fait déjà partie des pays qui tentent de négocier à Bruxelles des délais pour arriver à ce retour à la normale.

Et, comble du comble, il nous a affirmé : « 9 Français sur 10 ne seront pas touchés par les hausses d’impôts » alors que la refiscalisation des heures supplémentaires, pour ne citer qu’un seul exemple, va toucher 9 millions de salariés. Qui pourrait d’ailleurs croire qu’une augmentation de 10 milliards des prélèvements obligatoires sur les ménages ne concernerait que « les riches » ?

Ayrault a reconnu, du bout des lèvres, que François Hollande y avait été un peu fort en nous promettant qu’il inverserait la courbe du chômage « dans un an ». Moins affirmatif que son chef, le Premier ministre se contente de dire « On fera tout pour réussir. Il est important de se fixer des objectifs ambitieux ». Ce n’est donc plus une certitude mais un simple objectif. De même, Ayrault a reconnu qu’Hollande n’avait pas vraiment, comme il s’y était engagé, renégocié le traité budgétaire européen, imposé par Angela Merkel et signé par Sarkozy, mais qu’il avait tout de même… « fait bouger les lignes », ce qui ne veut strictement rien dire.

Le Premier ministre sait mieux que personne (du moins on veut l’espérer) que la croissance ne sera pas de 0,8%, que les 3% ne seront pas atteint l’année prochaine et que tous les Français vont être massacrés par les nouvelles mesures budgétaires. Pourquoi nous raconte-t-il des balivernes ?

Certes, il n’est pas le premier locataire de Matignon à prendre les Français pour des gogos et à tenter de rassurer les marchés en faisant preuve d’un optimisme délirant.

Mais les Français voient chaque jour leur situation et celle du pays se dégrader, leur niveau de vie dégringoler et les plans de licenciements se multiplier. Ils ont lu le programme du gouvernement et fait leurs comptes. Ils ont parfaitement compris que la fameuse tranche à 75% pour les plus fortunés n’était qu’un pitoyable gadget destiné à leur dorer la pilule terriblement amère. En même temps, ils ont entendu Vincent Peillon annoncer qu’il voulait recruter 40.000 nouveaux fonctionnaires (qu’il ne trouvera sans doute pas), ils ont vu les pitreries d’Arnaud Montebourg qui veut faire rendre gorge aux patrons, à commencer par Mittal. Tout cela leur semble incohérent et dérisoire. Quant aux marchés, Ayrault devrait savoir qu’on ne leur a jamais fait prendre des vessies pour des lanternes ni des propos d’estrade pour des garanties.

En mentant ainsi effrontément, Jean-Marc Ayrault s’est disqualifié. On était en droit d’attendre un langage de vérité et surtout une toute autre politique avec une vision claire et ambitieuse de l’avenir du pays.

Au lieu d’imaginer la place que pourrait avoir la France dans l’Europe de demain et au milieu de la mondialisation, au lieu de nous annoncer un vrai « changement » (qui s’impose) de toute notre vie économique et sociale, une révolution, en fait, pour nous éviter une mort programmée, Ayrault nous laisse simplement espérer que François Hollande sera candidat à sa propre réélection en 2017…

On nous avait présenté cette émission comme une session de « rattrapage » pour ce Premier ministre qui avait raté ses débuts. Il ne s’est même pas rattrapé aux 
branches.

Thierry Desjardins

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Politique Française

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DURADUPIF 29/09/2012 14:35


Dans quelle nasse "ils" nous ont foutu. Je n'ose penser aux retours "de flammes", politique (islamisation) et économique (social). Le grand mauvais temps arrive.

mika 29/09/2012 09:32


Nouvelles mesures fiscales : Avis aux « esprits éclairés »


Un chef d’entreprise qui, parti de rien, revend la boite qu’il a créée avant de prendre sa retraite sera ravi d’apprendre que l’état
s’invite au partage du produit de sa vente en lui confisquant 60%.