Bat Ye'or et la Dhimmitude. Comment et pourquoi l'Europe s'islamise.

Publié le 7 Août 2010

Une historienne Giselle Littman plus connue sous son nom de plume Bat Ye'or qui de par son expérience et sa vie peut parler et écrire sur un sujet aussi important que l'islamisation progressive de notre société avec la complicité passive de ceux qui nous gouvernent depuis 35 ans. J'étide une interwiew de

             La suite est sans doute un peu longue pour ceux qui ont l'habitude des textes court mais il mérite de faire l'effort d'aller au bout afin de mieux comprendre pourquoi il est temps d'ouvrir les yeux.

Gérard Brazon

 

La future Bat Ye'or et sa famille sont déchus de leur nationalité égyptienne en 1955 du fait qu'ils étaient juifs. Devenus apatrides, ils se réfugient au Royaume-Uni en 1957.

La jeune femme se marie en août 1959 avec David Littmann, devenant ainsi britannique par mariage. De 1958 à 1960, elle étudie à l'Institut d'archéologie de l'université de Londres. En 1960, elle part s'installer avec son mari en Suisse, où ils résident depuis lors. Ils ont eu trois enfants. En 1961 et 1962, elle étudie les sciences sociales à l'université de Genève. En 1961, Bat Ye'or et son mari David Littman prennent une part active à lOpération Mural, montée par le Mossad pour transférer clandestinement des enfants marocains juifs en Israël.  source wikipédia 

 

"En islam, il n’y a pas de distinction entre politique, loi civile et religion". 

Bat Ye’Or 

 

Radu Stoenescu de Riposte Laïque

 

Riposte Laïque : Pour le public français qui ne vous connaîtrait pas, pouvez-vous vous présenter en quelques mots ?

Bat Ye’or :

          Je suis une réfugiée juive d’un pays arabe, l’Egypte. Mon père était italien, ma mère française, sa famille a porté l’étoile jaune en France durant l’Occupation. Après les lois fascistes italiennes, mes parents ont demandé la nationalité égyptienne qui fut créée en 1924 avec l’abolition de l’empire ottoman.

          Je fais partie de ce million de juifs qui ont dû quitter les pays arabes après une série de pogromes et de tueries, dépouillés de leur nationalité et de tous leurs biens. Je suis partie avec ma famille emportant deux valises par personne. Seuls des vêtements étaient autorisés – ils furent publiquement déchirés avant notre départ par des employés à l’aéroport – tout argent et bijoux étaient interdits. Déchus de notre nationalité égyptienne, nous avons dû signer un document certifiant que nous renoncions à tous nos biens en Egypte et que nous n’y retournerions jamais.

          Nous devînmes apatrides et partîmes avec un laisser passer Nansen délivré par le consulat suisse au Caire. Personne n’a voulu raconter ces événements, excepté les personnes qui en ont souffert, mais les médias et les hommes politiques n’ont jamais évoqué les épreuves, bien plus tragiques que celles des Palestiniens, des réfugiés juifs des pays arabes. Les juifs, en effet, ont subi un régime de terreur dès la seconde guerre mondiale causé par l’alliance des populations arabes, notamment en Palestine, avec les régimes fascistes et nazis.



         L’exode juif fut suivi d’un exode chrétien, qui fut provoqué par un régime de discriminations et de meurtres, comme on le voit encore dans certains pays musulmans, Soudan, Irak, Egypte. Désormais, après le nettoyage ethnique des juifs il reste les chrétiens. Je suis le résultat de tout cela, mais je suis également un écrivain, un chercheur, qui a écrit sur la condition des juifs et des chrétiens selon la loi du Jihad et de la Charia dans la civilisation islamique : comment ces lois ont évolué, ce qu’elles ont représenté pour l’ensemble des populations juives et chrétiennes soumises à ce statut particulier que j’ai appelé la dhimmitude.

 

 

Riposte Laïque : Depuis combien d’années travaillez-vous sur ces sujets là ?

BY :

J’ai commencé des études d’archéologie à Londres, que j’ai dû interrompre. Mon mari, historien de formation, m’a beaucoup aidé. Je travaille sur ces sujets depuis une trentaine d’années. Mais il est difficile de faire des recherches, parce que la dhimmitude est un nouveau concept, et parce qu’il s’oppose à la politique suivie par les gouvernements européens depuis 1973.

 

RL : Vous êtes connue justement pour avoir popularisé ce terme de la dhimmitude. Pouvez-vous en donner une définition succincte pour nos lecteurs ?

BY :

          J’ai étudié la situation des juifs et les chrétiens parce qu’elle est identique et mentionnée dans d’innombrables documents des pays méditerranéens islamisés. Mais la dhimmitude embrasse en fait l’ensemble des populations d’Asie : zoroastriens, bouddhistes, hindous.

       La dhimmitude résulte du Jihad et partout où il y a Jihad il y a dhimmitude. La dhimmitude représente la civilisation des populations non musulmanes conquises par le Jihad, guerre impérialiste d’islamisation de leur territoire. Le Jihad donnait aux vaincus le choix entre la conversion, la soumission, l’esclavage ou la mort. Les populations qui se soumirent subirent un statut discriminatoire qui tolérait les non-musulmans, mais les rejetait dans une condition d’infériorité et d’avilissement dans tous les domaines. Quant aux païens, ils devaient généralement choisir entre l’islam et la mort.

 

RL : Comme en Inde ?

BY :

    C’est cela, mais il y eut quand même des arrangements avec les hindous, puisque tous ne furent pas massacrés. La dhimmitude est prescrite par la Charia – les lois de la dhimmitude sont liées au Jihad, c’est-à-dire à la conquête islamique des territoires non musulmans. C’est cette conquête qui détermine le statut de ces populations. Les juifs et les chrétiens partagent exactement le même statut, mais les autres populations comme les zoroastriens ou les hindous ont un statut différent et inférieur à celui des chrétiens.



RL : On a entendu dire par Tariq Ramadan par exemple que la Charia serait une « voie spirituelle ». Est-ce que vous pourriez nous en dire plus sur la nature de la Charia ?

BY :

 La Charia représente une voie spirituelle pour les musulmans, ça fait partie de leur façon d’être, de penser, de se comporter et de gouverner. C’est le pilier de leur civilisation parce qu’elle instaure un ordre à la fois juridique et religieux. La Charia indique aussi aux musulmans comment vivre conformément à l’enseignement du Coran et du Prophète, ainsi que le comportement qu’un bon musulman doit adopter envers le non musulman. Naturellement on ne peut généraliser et en Occident nombre de musulmans refusent de s’y conformer. Beaucoup d’ailleurs ne la connaissent pas, c’est un sujet spécialisé réservé aux juristes et aux théologiens.

 

RL : Quel est le statut de la Charia par rapport au droit positif, par rapport à une loi politique ?

BY :

La Charia est définie par la religion. Elle édicte les règlements donnés par le Coran et la Sunna, la tradition vivante des paroles et des actes attribués à Mahomet. En islam, il n’y a pas de distinction entre politique, loi civile et religion. La juridiction est liée à la religion. Par exemple en Egypte et dans les autres pays musulmans les lois doivent être conformes à la Charia, c’est-à-dire aux prescriptions du Coran et de la Sunna. Il en est de même des droits de l’homme, d’où la nécessité de promulguer la Charte musulmane des droits de l’homme car la Déclaration universelle des droits de l’homme n’est pas conforme à la Charia fondée sur ces deux sources islamiques, Coran et Sunna. Nous avons ainsi deux types distincts de règlements concernant les droits de l’homme.

 

RL : Est-ce que l’on peut dire avec Thomas Hobbes que la Charia est un « droit positif révélé » ?

BY :

On peut dire que la Charia est une droit révélé, dans la mesure où le Coran est une révélation dont chaque mot est attribué à Allah, à la divinité, ce qui n’est pas du tout conforme à l’interprétation de la Bible par les juifs et les chrétiens, qui ne considèrent pas que chaque mot de la Bible est la parole littérale et incréée de Dieu. La Bible est conçue comme un compendium écrit par différents auteurs, à différentes époques, composé de différents livres : historiques, juridiques, prophétiques, liturgiques, poétiques avec des psaumes et des proverbes, et dont l’enseignement résultant de l’exégèse des textes, peut s’adapter à différentes époques. La conception de la prophétie est d’ailleurs totalement différente dans la Bible et dans le Coran.

 

RL : Est-ce que l’on peut identifier ce corpus, la Charia, comme on a par exemple le Code civil napoléonien ?

BY :

Oui, on peut identifier le corpus de la jurisprudence islamique (fiqh ou droit musulman) Les différentes interprétations de la Charia comprennent les quatre écoles sunnites de droit et la cinquième école qui est chiite. Il n’y a pas de grandes différences entre ces écoles qui se réfèrent aux mêmes sources : Coran et Sunna. Je me permets de vous signaler l’excellent livre de Anne-Marie Delcambre, Soufi ou mufti ? Quel avenir pour l’Islam ? (Editeur Desclée de Brouwer, 2007) qui explique parfaitement les fondements de la Charia et ses interprétations modernes.

 

RL : Est-ce que l’on pourrait dire que le droit musulman, le fiqh, correspond au droit canon dans l’Eglise catholique ?

BY :

Non, c’est très différent. Le droit canon est fondé sur les écrits des Pères de l’Eglise et les décisions des conciles, or les Pères de l’Eglise ne sont pas considérés comme des personnes ayant reçu une Parole divine infaillible, comme Mahomet. On peut critiquer les Pères de l’Eglise, on peut critiquer Saint Ambroise, on peut critiquer Saint Jérôme, on peut rejeter les décisions des conciles sur la base d’arguments rationnels. Il en est de même du Talmud, corpus des exégèses de rabbins dont l’autorité normative ne provient pas d’une origine divine infaillible mais comporte l’élément de doutes et d’erreurs inséparable de la nature humaine.

Ce relativisme permet d’assouplir, d’adapter et de renouveler le dogme. Le droit canon a influencé le droit byzantin hérité de Rome, mais il ne l’a pas créé comme la Charia a créé la jurisprudence islamique. Il y eu toujours un conflit avec l’Eglise qui cherchait bien sûr à influencer le pouvoir politique, mais le pouvoir politique maintenait son autonomie par rapport à l’Eglise. Par contre la Charia institue un droit fondé sur des paroles révélées et incréées qui ne prêtent pas à discussion, et chargées d’une valeur normative exécutoire et obligatoire. Ce sont ces différences dans les conceptions mêmes des révélations biblique et coranique qui ont déterminé les évolutions si différentes, voire opposées, de leur civilisation. Sans parler des contenus fort différents des textes sacrés.

 

RL : Que pensez-vous du foulard islamique, du voile des femmes ?

BY :

Moi, si j’étais une jeune fille et si je vivais dans un pays musulman, je me couvrirais du voile de la tête aux pieds ne serait-ce que pour me protéger de l’agression masculine. Parce que toute jeune fille, un peu jolie, un peu attirante, est soumise à un tel harcèlement sexuel à chaque moment de son existence dès qu’elle franchit le seuil de sa maison, qu’une vie normale est absolument impossible. On devient obsédé par le harcèlement sexuel que l’on supporte, par les attouchements continuels d’inconnus qui vous bousculent, qui vous touchent, dans les lieux publics, dans les cinémas, dans la rue, surtout dans les transports publics où les gens sont serrés comme des sardines en boite. Je me place sur le plan pratique de la femme qui veut se protéger de l’agression des mâles.

 

RL : Quelles sont les raisons de ce harcèlement sexuel dans les pays arabo-musulmans ?

BY :

J’ignore pourquoi les hommes dans les pays musulmans sont aussi agressifs envers les femmes. Serait-ce le climat, serait-ce la nourriture ? Ce sont des comportements que l’on retrouve à divers degrés dans les pays du Sud. En Europe, le voile ne se justifie pas, sauf si l’on veut suivre absolument les préceptes de la Charia, car en Europe, ce harcèlement sexuel n’existe pas. Je trouve que le voile ne devrait pas être autorisé dans les lieux publics et surtout sur les pièces d’identité. On doit pouvoir montrer son visage, car on ne sait pas qui se cache derrière le voile, ce pourrait être un criminel ou un terroriste.

 

RL : Que pensez-vous de la loi française interdisant le voile à l’école ?

BY :

La France est une République laïque, donc l’interdiction du voile à l’école est justifiée. Le voile est une forme de propagande qui devrait être interdite auprès d’enfants à l’école. Je pense aussi que les immigrés musulmans ont choisi d’immigrer en Europe, et que par conséquent il est de leur devoir de respecter les lois des pays d’accueil et non pas d’imposer leurs propres lois.

 

RL : Est-ce que vous pensez que la laïcité est en danger en Europe ?

BY :

Oui, c’est certain. Avec le multiculturalisme, c’est-à-dire avec l’acceptation des lois islamiques et des codes de comportement islamiques dans l’espace européen, on accepte un principe qui est totalement opposé à la laïcité, puisque la laïcité n’existe pas dans l’islam, pour l’instant, même si la Turquie a essayé de le faire. C’est même totalement interdit par la Charia : en islam, la politique doit être au service de la religion, afin d’étendre la domination de l’islam. Et cela, c’est Ibn Khaldun qui l’a énoncé, un grand juriste et érudit musulman du 14ème siècle.

 

RL : Pouvez-vous nous expliquer ce que vous entendez par Eurabia, un autre concept dont vous êtes l’inventrice, et qui fait pendant à celui de dhimmitude ?

BY :

Eurabia, c’est la nouvelle culture européenne forgée par l’alliance des dirigeants européens avec les pays de la Ligue Arabe, visant à créer une société multiculturelle méditerranéenne dans laquelle l’islam et le christianisme vivraient en osmose. Cette union de tant de pays constituerait un pole stratégique qui contesterait la puissance américaine et, bien sûr, supprimerait Israël, car les Arabes exigeaient comme condition essentielle à cette alliance euro-arabe le soutien européen à Arafat et à l’OLP, et la destruction de l’Etat d’Israël.

Eurabia a engendré cette culture de haine anti-israélienne qui au plan théologique, s’efforce de supprimer les sources juives du christianisme pour en faire une religion sui generis comme à l’époque nazie, car le nazisme aussi voulait déjudaïser l’Eglise. Ce déni des origines conduit au reniement de soi et génère une confusion des valeurs, inexistantes aux Etats-Unis. Cette évolution étant centrée sur la Palestine, puisque l’alliance euro-arabe s’est scellée sur la solidarité européenne avec les Palestiniens et la légitimation de leur guerre contre Israël, on peut définir Eurabia comme la Palestinisation de l’Europe. Du reste, la jeunesse européenne arbore fièrement les kefiyas des terroristes palestiniens, symbole du jihad qui la détruira.

 

RL : En quelque sorte, l’anti-sionisme est devenu l’appellation politiquement correcte de l’antisémitisme ?

BY :

Exactement. Ceci a conduit l’Europe à renier ses racines juives, à élaborer une conception palestinienne de la non judéité de Jésus, (opinion maintenant majoritaire dans les Eglises) donc à se séparer de ses fondements bibliques, ce qui rend le christianisme plus vulnérable à son enracinement dans le Coran. D’où le développement du gnosticisme, du marcionisme, théories contraires à la doctrine de l’Eglise mais professées et diffusées en Occident par les Eglises palestiniennes dhimmies. Dans cette fusion islamo-chrétienne sur le cadavre d’Israël, croissent les germes de destruction de l’Europe et du christianisme, et c’est ce à quoi nous assistons en ce moment.

 

RL : Que pensez-vous justement de l’Union européenne ?

BY :

L’Union européenne s’efforce tout d’abord d’affaiblir les Etats-nations, de supprimer les identités nationales afin de construire une Union transnationale forte pourvue d’une seule politique commune extérieure qui pourrait parler à égalité avec les grands : l’Amérique, la Russie, la Chine.

L’on assiste maintenant à la lutte de l’UE contre les nationalismes locaux, contre les identités culturelles considérées comme des obstacles politiques à l’unification et au multiculturalisme, c’est-à-dire à cette société méditerranéenne islamo-chrétienne.

L’Union européenne cherche également à renforcer les organismes internationaux considérés comme les futurs piliers d’une gouvernance mondiale destinée à diriger l’humanité dans la paix.

Dans ce but, elle a développé des réseaux liés à ces organisations telles que l’ONU, l’Organisation de la Conférence Islamique (OCI), la Ligue Arabe, la Ligue Musulmane parmi d’autres. Or les organisations internationales comme les Nations Unies par exemple, sont fortement influencées par l’OCI qui regroupe 57 Etats musulmans. L’Europe est donc à son insu dominée par la politique de l’OCI qui influence ces réseaux, comme par exemple l’Alliance des Civilisations qui adhère à une vision islamique de l’histoire et des conflits et préconise des solutions conformes au point de vue musulman.

Certaines sont déjà appliquées à l’insu des Européens comme les restrictions à la liberté d’expression, l’adoption d’un lexique respectueux des sensibilités musulmanes, l’acceptation de tribunaux charia, les accusations d’islamophobie et le laxisme en matière d’immigration. En fait, l’Europe a créé toutes les conditions nécessaires pour l’émergence d’un Califat mondial en travaillant à créer les instruments d’une gouvernance internationale d’où les conceptions occidentales seront éliminées.

 

RL : Est-ce qu’il existe pour vous une différence entre l’islam et l’islamisme ?

BY :

Non, pas vraiment. Il y a certes des musulmans non violents, mais il est admis que tous les musulmans n’ont pas besoin d’aller à la guerre et qu’ils peuvent y contribuer avec de l’argent ou la propagande. Et c’est ce que l’on voit chez de nombreux musulmans d’Europe qui envoient beaucoup d’argent aux mouvements jihadistes. Mais il y a aussi des musulmans qui ont une conception moderniste et hétérodoxe de leur religion et qui adhèrent aux idées modernes et aux valeurs occidentales et qui sont parfaitement intégrés dans la société. On ne doit pas minimiser cette tranche importante de la population qui vit coincée entre les menaces des islamistes et la méfiance des Occidentaux.

 

RL : Que pensez vous que nous pourrions faire pour arrêter l’islamisation de l’Europe ?

BY :

Il faut d’abord prendre conscience de ce problème, puis il faut vouloir s’y opposer, ce que tout le monde ne souhaite pas, car bien des personnes désirent cette islamisation. Si ce n’était pas une politique voulue, elle ne se serait pas réalisée.

 

RL : Quelles sont les mesures politiques qu’il faudrait prendre ?

BY :                                                                                                      

Il faudrait tout d’abord arrêter l’immigration, et pas seulement pour préserver nos libertés, mais aussi pour des raisons économiques, car nous allons vers une récession et que nos sociétés ne peuvent fournir du travail à des masses de migrants. Ensuite, il faudrait demander aux Européens s’ils considèrent que leur pays est un territoire ouvert à la colonisation. Si ce n’est pas le cas, il faut mettre un frein à l’immigration et exiger l’intégration. Ensuite, il faudrait leur demander s’ils veulent maintenir l’Etat de droit, la démocratie, le droit à la sécurité de la personne et aux libertés constitutionnelles aujourd’hui bafouées par le terrorisme et les fatwas, qui menacent aussi les musulmans. Puisqu’on est encore en démocratie, les réponses détermineront les politiques dans le respect du droit humanitaire.

 

RL : Si je vous comprends bien, ce qu’il faudrait faire, c’est arrêter l’immigration et prendre des mesures fortes pour valoriser l’identité européenne ?

BY :

La valorisation de l’identité européenne est un autre élément. La perception de cette identité est confuse, nos leaders affirment que l’islam fait partie de notre identité et que notre culture provient de l’islam. On ne peut lutter contre l’islamisation si nous sommes déjà nous-mêmes spirituellement musulmans. On ne peut se valoriser si l’on ignore qui l’on est.

Dans la dhimmitude on ne valorise que l’islam, pas le dhimmi qui est toujours inférieur. Si comme l’affirment nos leaders, notre culture, nos arts, notre science et notre civilisation viennent de l’islam, il n’y a plus rien à valoriser.

La culpabilisation des Européens s’intègre dans les relations de dhimmitude, c’est-à-dire d’infériorité, que l’Europe a accepté d’établir avec les pays musulmans. L’UE a lancé une campagne culpabilisant les Européens, parce que les 57 pays de l’OCI ont réclamé que l’islamophobie soit combattue par des mesures légales, tant au niveau local qu’au niveau international, c’est-à-dire au niveau de l’ONU, et que la persistance de l’islamophobie pourrait avoir sur le plan de la sécurité des graves conséquences. C’est pourquoi les gouvernements de l’Union européenne ont décidé que nous étions islamophobes, que les mouvements nationalistes ou d’identité culturelle, étaient racistes, xénophobes, etc. Ils ont adopté une politique visant à nous guérir de notre racisme et l’on voit des spots à la télévision dans ce sens.

 

RL : Quelles sont les menaces que les pays de l’OCI font planer sur l’Europe pour que celle-ci fasse cette campagne de culpabilisation à l’islamophobie ?

BY :

Les pays de l’OCI n’enverront pas d’armées mais les réactions de violence causées par les fameuses caricatures et les attentats terroristes à Londres, à Madrid, en Hollande témoignent des possibilités de représailles. En Angleterre on vient d’arrêter des terroristes opposés à la publication d’un livre sur l’une des épouses de Mahomet. Je reconnais que certains écrits sont irrévérencieux, blessant pour un croyant, mais la satire, la critique constituent un élément essentiel de la culture européenne.

On ne sait comment maîtriser le terrorisme, puisqu’on assiste à un terrorisme européen local, issu de la deuxième génération. Subissant la menace terroriste on est bien obligé de s’en protéger par des mesures de sécurité anti-terroristes. Or les pays de l’OCI considèrent ces mesures de sécurité anti-terroristes comme une agression contre les droits de l’homme musulman. Ils demandent à nos gouvernements de suspendre ou d’alléger ces mesures, de ne plus surveiller les mosquées et le contenu de leur enseignement et des prêches, et de supprimer les restrictions concernant l’asile et l’immigration. Ils considèrent que les restrictions à l’immigration, les demandes d’intégration, le refus du multiculturalisme et les mouvements européens d’identité nationale et culturelle sont islamophobes.

Propos recueillis pas Radu Stoenescu

 

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Politique Française

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vincent 09/08/2010 13:49



je peux aussi vous citer des déclarations racistes de responsables israélien :


Ben Gourion ("fondateur de l'etat d'israel en 1948) : je cite : " Si j’étais un leader arabe, je ne signerais jamais un accord avec Israël. C’est normal, nous
avons pris leur pays. C’est vrai que Dieu nous l’a promis, mais en quoi cela les concerne ? Notre dieu n’est pas le leur. Il y a eu l’antisémitisme, les nazis, Hitler, Auschwitz, mais était-ce de
leur faute ? Ils ne voient qu’une seule chose : nous avons volé leur pays. Pourquoi devraient-ils l’accepter ?"


voici une déclaration de Libermann : Pendant l’attaque contre Gaza, il a suggéré l’utilisation de la bombe atomique. « Nous devons faire exactement ce que les Etats-Unis ont fait avec le
Japon pendant la deuxième guerre mondiale, comme ça on n’aura pas besoin d’occuper Gaza » => voilà pourquoi je soutiens un Iran nucléaire : c'est le seul moyen d'équilibrer les rapports
de force et de contenir israel dans ses frontières ! les arabes sont menacés par un état raciste qui a l'appui de l'occident. un sondage bizarrement mené par les usa et l'UE au moyen orient
révèle que plus de 88 % des arabes soutiennent un Iran nucléaire. personne n'a communiqué ces résultats dans les médias, l'occident voulait mesurer la température de l'opinion arabe (en cas de
guerre contre l'iran) ? toute la propagande occidentale ne dépasse pas l'occident et il y'a un de grands changements géostratégiques qui se dessinent en ce moment entre beaucoup d'états
que vous appelés "non-alignés" et du "sud" qui vise à contrer la politique de l'occident au moyen-orient. tout cela changera et l'impunité de certains états sera dénoncés.


d'autres déclarations racistes et colonialistes :


 "Tout le monde doit bouger, courir, et s'emparer d'autant de collines qu'il est possible pour agrandir les colonies parce que tout ce que l'on prendra maintenant restera à nous..tout ce que
nous ne prendront pas par la force, ira à eux ". Ariel Sharon, premier Ministre Israélien lors d'un meeting de militants du parti d'extrême droite Tsomet. AFP, 15 novembre 1998.


" Les Palestiniens devraient être écrasés comme des sauterelles...leurs têtes fracassées contre des rochers et des murs. " le premier Ministre Israélien Yitzhak Shamir s'adressant aux colons
Juifs New York Times 1 avril 1988.


"Lorsque nous aurons colonisé le pays, tout ce que les Arabes seront capables de faire, sera de détaler tout autour comme des cafards drogués dans une bouteille ". Rafael Eitan, Chef d'Etat Major
des forces israéliennes New York Times le 14 avril 1998.


"Les Palestiniens sont comme des bêtes marchant sur deux pattes ". Menahim Begin, discours à la Knesset, cité par Amnon Kapeliouk, " Begin et les bêtes ". New Statesman le 25 juin 1982.


"Nous devons tuer tous les Palestiniens jusqu'à ce qu'ils soient résignés à vivre ici comme des esclaves ".Le président Heilbrun du comité pour la réélection au poste de maire de Tel Aviv du
Général Shlomo Lahat en octobre 1983.


" Nous devons réduire la population Arabe à une communauté de coupeurs de bois et de domestiques ".la description de Rabin de la conquête de Lydda après l'achèvement du Plan Dalet. Uri Lubrani,
conseiller spécial de Ben Gurion sur les Affaires Arabes, 1960.


" Je jure que si j'étais juste un civil Israélien et que je rencontre un Palestinien, je le brûlerais et le ferais souffrir avant de le tuer. J'ai tué 750 Palestiniens d'un seul coup (à Rafah en
1956). Je voulais encourager mes soldats à violer les filles Arabes comme la femme Palestinienne est une esclave pour les Juifs, et nous leur faisons de toute façon ce que nous voulons et
personne nous dit ce que devons faire, mais nous disons aux autres ce qu'ils doivent faire ". Ariel Sharon, dans une interview avec le Général Ouze Merham, 1956.


" Je ne connais pas cette chose appelée règle internationale. Je jure que je brûlerais tout enfant Palestinien qui sera né dans ce quartier. La femme Palestinienne et son enfant est plus
dangereuse que l'homme , parce que l'existence des enfants Palestiniens signifie que des générations continueront, mais l'homme cause un danger plus limité ". Ariel Sharon, dans une interview
avec le Général Ouze Merham en 1956.

" Nous devons utiliser la terreur, l'assassinat, l'intimidation, la confiscation de terres, et la coupe de tous les services sociaux pour débarrasser la Galilée de sa population Arabe. " Israel
Koenig " The Koenig Memorandum "


j'aurai honte de soutenir cet état raciste mais en général ceux qui le soutienne ne l'annonce pas ouvertement (sauf sur internet), par honte certainement.



vincent 09/08/2010 13:15



Oui l'Islam est présent partout parce que c'est une composante de la société française que vous le voulez ou non ca ne changera rien, c'est près de 10 % de la population française
et officiellement 2000 mosquées. Et encore, il est prévu, d'après des responsables musulmans de doubler ce nombre de mosquées pour libérer les voies publiques.



Gérard Brazon 09/08/2010 13:09



@forrester admirateur de Lénine.


Citations de Lénine 
(Vladimir Illitch Oulianov)


"la démocratie soviétique n'est pas du tout en contradiction avec le commandement d'un seul homme et la dictature. Du
point de vue de l'idée soviétique, le pouvoir personnel et l'attribution des pleins pouvoirs dictatoriaux à une seule personne sont une nécessité." (Valentinov, op cit. , p 200)


 


"Il faut étendre l'application de la fusillade." (Oeuvres complètes, Lénine, 5e édition, tome 45, p 189)


 


"Dans chaque territoire, désignez (je n'ai pas dit "prenez", mais "désignez") des otages [...] les otages répondent par
leur vie du payement de l'impôt dans les plus brefs délais." (Oeuvres complètes, Lénine, 4e édition, tome 36, p 448)


 


"Je suis convaincu que l'écrasement des Tchèques de Kazan sera d'une impitoyable exemplarité." (Oeuvres complètes,
Lénine, 2e édition, tome 29, p 495)


 


"Je ne veux pas croire que vous ayez montré une quelconque faiblesse lors de l'exemplaire confiscation de tous leurs
biens." (Oeuvres complètes, Lénine, 2e édition, tome 29, p 491) La terreur est un moyen de persuasion"


 


Nous venons d'apprendre aujourd'hui, au comité central, qu'à Pétersbourg, les travailleurs ont voulu répondre à
l'assassinat (de Volodarsky) par la terreur de masse et que vous les en avez empêchés. Je proteste énergiquement ! Nous nous compromettons, nous freinons une initiative révolutionnaire qui est
totalement justifiée. C'est i-nad-mis-si-ble! Les terroristes vont nous prendre pour des lavettes. Le temps est à la guerre. Il faut encourager les comportements énergiques et la terreur
massive." 


 


            " A Boch, à Penza : "Il est indispensable d'organiser une
garde renforcée, faite de gens sûrs et bien choisis, afin d'instaurer une terreur impitoyable et massive contre les koulaks, les curés et les gardes blancs ; enfermez les éléments douteux dans
des camps de concentration en dehors de la ville".


(Lénine, 4e édition, tome 29, p 488 - 449). 


(...)


En conséquence, son discours est relatif.



Gérard Brazon 09/08/2010 12:40



@Vincent. Le texte que vous avez lu, si toutefois vous l'avez vraiment lu n'est pas hors temps hormis lorsqu'elle rappelle d'où elle vient. Ce cette Egypte de Nasser. Tout son discours est
d'actualité. La dhimmitude des chrétiens est en passe d'être une réalité. Dans un Auchan d'aujourd'hui à la Défense dans le 92, il y a la
présence du Ramadan en permanence. Comme il y a 10 ans dans le Carrefour de Gennevilliers. Grands panneaux, affiches publicitaires, etc. L'islam est non seulement
présent, il est omnipotent partout désormais dans les magasins et les écrans de télévision. Jamais aucune religion, pas même chrétienne n'avait occupée autant l'espace publique. Hormis Noël. Mais
est-ce encore une fête religieuse. Il faut-être aveugle ou borné pour ne pas s'apercevoir qu'une minorité actuelle prend le pas sur la majorité devenue silencieuse à coup de "politiquement
correct" et d'interdits soi-disants moraux si ce n'est de culpabilisation permanente.


Ce blog que vous méprisez à le mérite de vous laisser m'insulter et d'insulter mes lecteurs sans que je vous censure. Bien des blogs et sites qui défendent votre position censurent au moindre
prétexte. Et c'est vous qui me parlez de respect. Ce serait amusant si ce n'était pathétique d'innocence.


Quant aux Hetzbollah, pourquoi voulez-vous que je débatte avec quelqu'un qui ne voit pas, ne sent pas, ne comprend pas et confond la démocratie israèlienne, même imparfaite, avec la démocratie du
Hamas et du Hertzbollah. Une personne qui considère que l'Iran doit être armé de la bombe nucléaire. Ce n'est vos arguments qui m'interdisent de vous répondre c'est le
"sophisme" de votre pensée politique.


Bien à vous. 



vincent 09/08/2010 09:30



Que c'est petit et ridicule... vous oubliez de situer ces évènements au moment où israel était en guerre...


Sortir les éléments de leur contexte est votre métier mais nous ne sommes pas dupes. Ce blog vous sert à exprimer votre haine, votre jalousie, votre sentiment d'infériorité car en réalité vous
êtes un incapable  


Ce site n'a d'attraits que pour les racistes et vous vous appuyez sur des faits historiques pour justifier le comportement sauvage et raciste de ceux que vous soutenez. Mais vous êtes très très
minoritaire


En tout cas j'ai réussi à vous faire taire sur votre article du Hezbollah, à court d'arguments certainement où vous n'avez pas assez de connaissances pour m'affronter ? parce que je dis
la verité ... avec des éléments concrets.


je ne veux pas gâcher votre espoir, mais les blogs et sites qui vous contredisent avec des éléments beaucoup plus concrets que vos articles basés sur des "témoignages" sont 10 fois plus nombreux
et actifs.