Justice: Le mariage homosexuel reste illégal

Publié le 30 Janvier 2011

 

          Je n'ai rien contre les homosexuels ni même, contre les bisexuels. Cela relève de la liberté et de la responsabilité de chacun surtout quand le plus souvent ce n’est pas un choix mais un constat de soi-même.

         Pour autant, le mariage reste pour moi l'union d'un homme et d'une femme sensé assurer une protection à l'enfant né de cette union. C'est basique et probablement simpliste pour certains.

          Je ne nie pas que l'amour peut naître entre deux personnes de même sexe.

          Je ne nie pas que le désir sexuel peut-être présent, incontrôlable et puissant entre deux personnes du même sexe. Mais là n'est pas la question!

          Nous savons tous que bien des couples formés dans l'instant le sont sous la force d'un désir dans un premier temps. D'ailleurs, combien d'hommes mariés ou non, vivent une aventure homosexuel ? J'ai des amis homo qui ont des kilomètres d'histoires de type à raconter. Idem pour les femmes. Ce n'est donc pas la question de l'homosexualité ni du désir.

          La question du mariage homosexuel implique une vision différente de la société basée sur la famille qui, à mon sens, est le noyau principal des relations sociétales humaines. Vient ensuite la famille dans le sens élargie, les amis, la société proche, l’entreprise, la nation, etc.

        Accepter le mariage des homosexuels avec la sacralisation qui va avec, implique de facto, la place des enfants après le mariage. On peut tout à fait comprendre que deux êtres qui s'aiment, puissent avoir envie d'avoir des enfants. Mais la nature est têtue et à moins de la triturer, je ne vois pas comment un enfant peut naître d'un couple du même sexe. Cela veut dire qu'un troisième partenaire "invisible" ou non intervient.

         De plus, rien ne dit aujourd'hui que l'enfant ou les enfants élevés, éduqués au sein d'un couple homosexuel n'auront pas des conséquences à long terme sur l'appréhension de la vie en société ni même si cela n'influera pas sur leur propre sexualité.

 

        Je ne comprends pas cet acharnement à vouloir être comme un couple hétéro alors que l'on a souffert toute sa vie, la plupart du temps au moins, de ce type de société hétérosexuelle. Est-ce que cela relève d'une revanche à la face du monde ?

         Sur un autre aspect,  je reste à chaque fois étonné, interloqué si ce n'est choqué de cette volonté de mettre dans chaque téléfilm quasiment, des homosexuels de service. Ceux-ci semblent nous faire croire qu'il y autant d'homosexuels que d'hétérosexuels en France ou sur la planète et que, si vous n'êtes pas ravi ou indifférent, c'est que vous êtes certainement des homophobes! Je voudrais dire que ces auteurs de films, ces combattants pour le mariage homosexuel et l’homoparentalité doivent aussi comprendre que des parents de jeunes enfants, ne devraient pas êtres obligés non plus, en leur âme et conscience, de surveiller voire d’interdire ni de laisser regarder à des enfants, des hommes couchant entre eux , ou s'embrassant à pleine bouche. Il y a un minimum en société, cela s’appelle de la décence.

          Toutefois et à décharge, je remarque que les femmes homosexuels sont bien plus discrètes et ne tombent pas dans la démonstration télévisuelle impudique. Tant pis si, pour avoir dit cela, je suis taxé d’homophobie. Trés sincèrement, j'en ai rien à faire.

Gérard Brazon

           
  
Le Point.fr

Le Conseil constitutionnel a renvoyé vendredi la balle au législateur concernant une éventuelle autorisation du mariage homosexuel en France, les partisans de cette union reportant désormais leurs espoirs sur la campagne présidentielle de 2012. Les Sages avaient été saisis d'une Question prioritaire de constitutionnalité (QPC) à l'initiative d'un couple de femmes pacsées en quête d'une plus grande sécurité juridique pour leurs quatre enfants. Dans sa décision, le Conseil constitutionnel déclare que les articles contestés du code civil - 75 (dernier alinéa) et 144 - sont "conformes à la Constitution".

Il résulte de ces articles, comme la Cour de cassation l'a rappelé le 13 mars 2007 en annulant le mariage homosexuel célébré à Bègles en 2004 par Noël Mamère, que "selon la loi française, le mariage est l'union d'un homme et d'une femme", écrit le Conseil. Concernant le "droit de mener une vie familiale normale", les Sages ont souligné que les couples de même sexe sont libres de vivre en concubinage ou de conclure un pacte civil de solidarité (PACS). Quant au principe d'égalité devant la loi, ils s'en sont remis aux politiques, comme ils l'avaient fait en octobre pour l'homoparentalité.

Le PS en faveur du mariage homosexuel

"Il n'appartient pas au Conseil constitutionnel de substituer son appréciation à celle du législateur" sur la prise en compte de la "différence de situation" résultant de l'interdiction du mariage aux couples de même sexe, a-t-il dit. "Une fois de plus, le Conseil constitutionnel se débarrasse de la patate chaude", a regretté Act Up Paris. Une "défausse peu courageuse" aux yeux de Jean-Luc Romero (Élus locaux contre le Sida). L'interdiction du mariage homosexuel "revient à inférioriser, de fait, les personnes homosexuelles", a estimé l'inter-LGBT. "Ça va bouger avant 2012", veut cependant croire l'avocat des deux jeunes femmes à l'origine de la saisine, Me Emmanuel Ludot.

Le PS a demandé à la majorité parlementaire "d'accepter enfin de faire évoluer notre législation", s'engageant pour sa part à "permettre à tous les citoyens d'accéder aux mêmes droits et aux mêmes responsabilités dès son retour aux responsabilités nationales". "Le Conseil constitutionnel vient de rater une occasion historique de mettre un terme à une discrimination devenue intolérable pour plus de 3 millions de personnes gays et lesbiennes en France, alors que dans le même temps neuf pays européens ont déjà ouvert le mariage aux personnes de même sexe", a estimé Me Caroline Mécary, qui représente les associations SOS Homophobie et Association des parents et futurs parents gays et lesbiens (APGL). Pour elle, il faudra probablement "attendre une alternance politique en 2012 pour espérer que les partis de gauche, qui se sont tous engagés pour l'ouverture du mariage et de l'adoption aux couples de même sexe, initient une telle réforme".

Homosexualités et socialisme (HES) s'est rattaché au fait qu'"une loi ordinaire suffirait pour mettre un terme à (l')exclusion" du mariage des homosexuels. L'Association des familles homoparentales (ADFH) a invité chaque candidat à l'élection présidentielle de 2012 "à se positionner clairement sur le sujet". Selon un sondage TNS Sofres pour Canal+ publié vendredi, plus de la moitié des Français (58 %) se disent favorables au mariage homosexuel. Rare voix dissonante, Christine Boutin (Parti chrétien démocrate) a salué une décision qui "respecte notre tradition juridico-politique".

 

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Point de vue

Commenter cet article

j; SCIPILLITI 02/02/2011 10:29



Je vais enfoncer le clou un peu plus : je suis moi aussi tout à fait d'accord avec ce point de vue et les commentaires qui me précèdent. J'y ajouterai une considération supplémentaire : le
terrorisme intellectuel que les bien-pensants imposent sur cette question comme sur toutes celles qui leur sont chères. Il en est de "l'homophobie" comme de l'islamophobie ou du racisme (ces deux
termes étant sciemment confondus comme on le sait) : seul le point de vue "progressiste" est légitime. Dans les médias, on n'entend que ceux qui sont favorables à la banalisation de
l'homosexualité. Jamais le point de vue contraire, forcément inspiré par l'obscurantisme et l'intolérance. D'ailleurs pour être sûrs de ne pas être contredits, ils ont fait adopter en
2004 la loi sur "l'incitation à la haine ou à la violence envers une personne à raison de son orientation sexuelle". Largement interprétée, cette disposition est de même nature que
"l'incitation à la haine raciale" : elle interdit tout propos abusivement qualifié "d'homophobe". Et comme d'habitude la droite complexée rase les murs puis se convertit : désormais, à cette
mascarade annuelle qu'est la Gay Pride, les personnalités politiques de droite se bousculent avec celles de gauche. L'électorat homo comme le musulman, vaut bien une messe.



mfh 30/01/2011 20:47



tout a fait d accord;il y a le pacs qui permet une reconnaissance,couverture sociale heritage etc etc;mais le mariage reste le mariage;je suis divorcee, et suis actuellement" en dehors des clous"
;j apprecie cette chere libertee de pouvoir faire ce que l on veut  (souvent ce que l on "peut")tant que l on ne nuit pas a autrui;mais il faut des balises...il est tant de dire stop...on
sait bien ou nous a deja conduit trop de permissivite;assez de chercher a se rassurer en voulant  legaliser  notre art de vivre;de plus au lieu de militer pour le mariage aux cotes de
la gauche ils devraient realiser ce qui les attend en flirtant d un peu trop pres avec l islam...mf



bertrand 30/01/2011 11:03



Je ne suis pas Homophobes, je suis moi aussi un homme qui respect la liberté des autres, qu'elle soit religieuses, politique ou sexuelle.


Je m'interroge néanmoins sur un fait d'actualités.


Dans la même semaine, deux dossiers important ont etait traités dans les infos:


Le mariages homosexuelle et la possibilités bientôt d'avoir des enfants, et la levée de l'accouchement sous X.


Je trouve les deux sujets complementaire.


Sauf, bouleversement metaphysique de la nature, il faut un homme et une femme pour concevoir un enfant, et dans le cas des couple Homos, la "participation" d'une tiers personne est donc
"CONSEILLER", mais alors que dirat-on a l'enfant, plus tard, si celui-ci recherche son géniteur ou sa génitrice, le fait de lui devoiler l'identiter de celui-ci ne demontre -t-il que le
mariage entre deux personne de même sexe n'est concevable que si et seulement si il n'y pas d'enfants.


 



Ydel 30/01/2011 10:16



Je ne pense pas être ringard et suis tout à fait de votre avis,


 


cordialement ,



Jean Valette dit "Johanny" 30/01/2011 09:26



à Francis CLAUDE:


 


Tout à fait !... La véritable question réside dans la terminologie . le mot "Mariage" a un sens déjà pas mal galvaudé, un autre terme serait le bienvenu pour désigner une union de deux personnes
de même sexe, mais ça, je crois que les tenants d'un égalitarisme forcené n'en veulent à aucun prix.



Francis CLAUDE 30/01/2011 09:07



il s'agit la d'un débat qui n'est pas pret d'etre fini....il y a des gros sous derriére en effet dans les personnes honmosexuelles interrogées la sempiternelle réponse consciste a préserver
financiérement le ou la conjointe ou bien sur les enfants j'allait dire naits de cette union...oui bien sur il faut par principe d'égalité trouver une solution pour que ces citoiyens car ils le
sont puissent etres recconus et traiter comme tout un chacun mais de grace pas le MARIAGE qui doit rester l'union d'un HOMME et d'une FEMME. je pense que nos cerveaux musclés troverons une
solution rapide, et comme vous Gérard si l'on me juge homophobe par mes écrits je m'en moque complétement



Jean Valette dit "Johanny" 30/01/2011 09:04



Bonjour Gérard, encore une fois je suis tout à fait de votre avis...


 


Je me permettrais simplement d'observer que le PACS, qui avait été instauré justement pour donner aux couples homosexuels des garanties légales similaires à ceux des couples ordinaires protègée
par la loi, n'est que très peu adopté par les couples homosexuels et beaucoup plus par les autres et pour des motifs les plus divers.


 


Mais puisque le mot "mariage" est ainsi tombé dans le langage séculier, qu'il en soit ainsi si les homosexuels qui ont tant peiné pour faire admettre et reconnaître leur différence ne l'admettent
plus eux même aujourd'hui ... 


Que demanderont ils après ? Et celà leur conviendra-t-il là est ma question car j'en doute...


 


Une partie que j'espère infime se donne régulièrement dans nos villes en un triste spectacle nomme pompeusement "gay-pride", sorte de "monome" qui se voudrait choquant pour alerter
l'opinion, je pense qu'ils n'obtiennent que l'effet contraire de celui souhaité, tout ce qui est excessif devenant très vite dérisoire. J'en veux pour preuve qu'un grand nombre d'homosexuels
ressentent une véritable honte pour ceux qui pratiquent ainsi une exhibition assez lamentable.


 


Je comprends très bien que des personnes respectables souffrent de leur homosexualité et compatis depuis longtemps pour avoir des membres de ma famille atteints par les mêmes souffrances. Je
pense sincèrement qu'ils s'imaginent trop souvent être dans le collimateur du regard des autres oubliant que parmi ces autres, une imense majorité s'en fout complètement...


Je pense simplement que ces revendications ne sont justifiées que par un désir de reconnaissance d'un simple "droit à l'existence" fort légitime. Est-ce que de tels arrangements législatifs et
lexicographiques rendront les méchants plus gentils et les imbéciles moins "cons", j'en doute... Quoiqu'il en soit ça ne coute rien d'essayer ...


 


Les aveugles ont été appelés des "non-voyants", les sourds des "mal-entendants", sont ils plus heureux pour ça, pas d'après les quelques amis affligés de ce genre d'infirmité... Le véritable
problème réside dans la bêtise humaine ...