Béatrice Bourge en gréve de la faim. Par Gérard Brazon

Publié le 1 Février 2014

Gérard Brazon interview3  C’est sous un grand soleil, mais un froid de canard que je suis sorti du métro les Invalides. Quartier chic de nos députés, lieu de pouvoirs divers et d’influences variées. Mais les Députés sont bien au chaud dans leurs douillets nids parisiens où dans leurs limousines aux vitres teintées. 

J’arrive sur la petite place où se trouvent Béatrice Bourges. Elle est parquée entre des barrières. Assise sur un banc entourée de fleurs mais les traits tirés.

Quelques personnes sont présentes, intimes ou non, tous là par solidarité, amitiés et soutiens. J’en fais partie avec Henri Afonso de l'association Reconquête. Nous prenons de ses nouvelles.

Elle est frigorifiée. J’apprends que Béatrice a eu un soutien médical la veille. Je prends quelques photos pour informer, témoigner. Elle n'a que des petites bouteilles d'eau... glacées j'imagine, et donc imbuvable.

Je m’approche de Béatrice et je reçois son sourire en pleine face comme un soleil. J’en reste estomaqué. Comment un courage aussi énorme peut-il se trouver dans un corps aussi fragile, dans un si petit bout de femme ?

Emmitouflée sous un plastique, sorte de coupe-vent, elle me demande sans moquerie si je vais bien ?  Bien sûr que je vais bien ! Comparer à elle... même les pieds gelés. Son sourire ne suffit pas à masquer la fatigue.

J'ai froid, mais elle est là, souriante, aimable et je ne sais plus quoi lui dire comme mots d’encouragement et de sympathie. Il y a des situations ou les mots sont tellement javellisés ou galvaudés qu’il est impossible de les dire. Alors je me tais... Je ressens un profond respect.

Je m’assois auprès d’elle. Le froid du banc me saisit le fessier. Bon sang  comment fait-elle ? Dans un petit rire, le regard champagne, elle m’annonce qu’elle a pris ses précautions. En effet, elle est assise sur une couverture. Les amis viennent, l’embrassent, la félicitent. Quelques photos pour montrer à tous que ce n’est pas du pipeau.

Son téléphone sonne, elle répond : des journalistes sans doute, des amis, de la famille, que sais-je. Je m’éloigne. Quelques temps aprés, vient une salve de messages ignobles, ceux venant de tarés qui lui souhaitent bon appétit. Elle me regarde et je m’approche. Elle me montre les envois d’images de pizzas, d’adresse de restaurant, d’hamburgers, et autres insanités sous le mode de la plaisanterie. Beatrice Bourges est en grève de la faim et c’est tellement drôle n’est-ce pas ?

Elle reste impassible, même pas étonnée par cette misère humaine, cette bêtise qui surgit des ondes. Ces ricannement indécents à travers les réseaux sociaux. Derrière le vernis de l'homme le plus civilisé, il y a la bête disait le Marquis de Rivarol.

Comment ont-ils eu ton numéro de téléphone ? Elle l’ignore… Nous relevons les numéros de téléphone de ces demeurés qui n'apprécieraient sûrement pas qu'o leur demande le pourquoi de ces plaisanteries plus que douteuses. N'étant pas croyant, je me sens libre de rendre la claque mise sur la joue droite de Béatrice.

Le temps s’écoule vite. La température baisse, le soleil nous fausse compagnie et va se planquer derrière l'Assemblée Nationale. Mauvais signe ? Est-ce la venue de la police en civil ? Des grand gaillards habillés de noir. Impressionnant ces hommes à la mine sombre. Est-ce bien nécessaire ?

Ils expliquent qu’il faut que l’on sorte de ce "parc à grévistes". On doit rester en dehors des limites marquées par les barrières. Rassurez-vous, on peut continuer à encourager de la voix notre héroïne. Que se passerait-il si l’on refuse de sortir de ce parc ? La garde-à-vue assurée me répond-t-on ! Pitoyable attitude. Effrayante démocratie qui considère cette femme comme une dangereuse terroriste sur un banc.

Nous sommes à deux pas de l’Assemblée Nationale. Seul trois députés sont venus lui rendre visite. S’enquérir de sa santé. Dont Marion Maréchal Le Pen. Trois sur 577 députés qui ont probablement d’autres chats à fouetter, d’autres urgences, d’autres festins sans doute, d’autres préoccupations. Des scooters à prendre peut-être... Les nouveaux aristocrates de la République Française n’ont pas de temps à perdre avec des sujets aussi futiles n’est-ce pas. Alors Béatrice peut se mettre en danger pour notre liberté, cela n’a pas d’importance et ne doit en aucun cas empêcher une bonne digestion, interdire le cigare après la séance.

Comment, elle est en grève ?  De quoi ? De la faim ! Et pourquoi donc,  le pain n’est pas bon ? Qu’elle essaye la brioche que diable !

Nous sortons de ces délimitations indignes, le soir tombe très vite. Nous restons aux abords et observons cette scène incroyable une femme comme une "clocharde" entourée par des policiers en civil. Comment cette République peut-elle avoir encore des policiers à consacrer à ce genre d’affaire alors même que l’insécurité explose dans ce pays. Effarant.

Nous quittons Béatrice Bourges et je repars chez moi en compagnie d’Henry Afonso. Je vais témoigner me suis-je promis. Voici ce témoignage de quelques heures passées avec une femme de courage.

Bravo Madame! Bien des hommes devraient en prendre de la graine.

Gérard Brazon

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Béatrice Bourges en grève de la faim.

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Béatrice Bourges en compagnie de Gérard Brazon et Henry Afonso Président de Reconquête.

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Henry Afonso de Reconquête et Josyane Solari.

Gérard Brazon 

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Fascisme-socialiste français

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DURADUPIF 01/02/2014 16:43


"ennemis" Merci !

DURADUPIF 01/02/2014 16:42


C'est ses propres amis qu'ils l'avaient déclarés incompétent avant qu'il ne fûsse candidat. Rappelez-vous le fameux "vous ny pensez pas ! " de M. Fabius et de "il
n'a jamais sù trancher" de son ex ségo. Les Français non socialistes étaient trés bien avertis. Ils ont voulu du moi je par substitution avec l'aide de ceux qui sont au-delà du continent
liquide. Donc acte et rien en Démocratie comme cela l'a été en Monarchie de réclamer la démission du roi républicain soit scandaleux. Beaucoup d'élus sont incompétents et être élu ne veut pas
dire d'être intouchable durant son mandat. Il était incompétent de part ses amis il reste incompétent de la part de ses amis et il est devenu incompétent de la part de ses électeurs. Et ses
autres enemis...?  il s'en charge dorénavant.

Ressonus 01/02/2014 12:48


Nous vivont depuyis maintenant deux ans dans un pays totalitaire ,il devient dangereux de n'être pas d'accord avec la meute. Mais désireux de rester Français avec tout ce que cela implique,nous
nous battrons.

Walker 01/02/2014 12:00


Bonjour


C' est ça Frédéric Mathays patientez et entrez dans le jeu de ce qui sont en train de détruire la France car c' est républicain et démocratique.
 
Pissez, au passage, sur la bourgeoisie qui vous dérange car vous n' avez pas eu la chance d' en faire partie mais et surtout d' y accéder par votre travail.


Et courageusement prenez-vous en à même à une personne qui la représente. A une personne qui souffre pour que votre vie (et celle de vos enfants ?) soit meilleure. A une personne que vous
critiquez mais à laquelle vous n' arrivez pas à la cheville.


Mais cela vous importe peu car cela dérange le fonctionnement de la contitution. Un processus qu' on a dû certainement vous imprimer au fer rouge tant vous pensez qu' il est inattaquable,
inaliénable.
Un fonctionnement qui pourtant est à repenser car il date d' une époque révolue et non adaptée à notre ère.


Je me permets d' attirer votre attention sur l' existence de l' article 68, bien républicain, qui traite de la destitution : http://fr.wikipedia.org/wiki/Article_68_de_la_Constitution_de_la_Cinqui%C3%A8me_R%C3%A9publique_fran%C3%A7aise


Une dernière chose : vous dites ne pas être un militant socialiste... mais vous en avez tout le comportement.

Gérard Brazon 01/02/2014 18:43



Merci Walker.



asperian 01/02/2014 11:08


Les vraies valeurs...


Heureusement, il reste encore des personnes qui ne les ont pas perdues...


Tout mon respect à Béatrice Bourge...


Toute ma sympathie à Gérard Brazon...

Gérard Brazon 01/02/2014 18:43



Je vous remercie. Aspérian Par égard pour Béatrice pour laquelle je ne souhaite pas en rajouter, j'ai enlevé tous les numéros de téléphone des auteurs de harcellement envers elle. Il semble qu'il
aient compris. 



marco 01/02/2014 11:06


Je ne partage pas les propos de mr mathays en aucun cas.la démarche de Beatrice Bourges est une démarche parfaitement républicaine et je la soutienPourquoi ne devrions nous pas destituer un
président incompétent et dangereux pour le pays?c'est de la démocratie monsieur et je suis pour le départ de ce monsieur que je me refuse d'appeler monsieur le Président.D'ailleurs la
constiytution françaose a prévu la destitution elle est tout a fait républicaine.

Frédéric Mathays 01/02/2014 10:00


Bonjour,


Et bien, vous n'y allez pas de main de morte, M. Brazon ! Si certains glissent des photos de bons p'tits plats à Béatrice Bourge sur leur compte Twitter et si d'autres lui souhaitent un bon
appétit, vous, c'est une guimauve dégoulinante de pathos que vous lui servez là !


Qu'espérez vous donc avec votre texte ? Attirer la sympathie sur une personne dont la dureté et l'intransigeance est bien connue ? Oh, c'est sûr, la grande bourgeoise qu'est Béatrice Bourge (qui
porte décidément bien son nom) doit être un peu dépaysée sur son banc. Mais bon, si ça peut lui rafraichir les idées, c'est pour la bonne cause !


Il est quand même sidérant pour quelqu'un qui se prétend républicain, et là je parle autant pour vous que pour elle, d'en appeller à la destitution d'un président de la République
démocratiquement élu. J'écarte de suite toute ambiguité, je ne suis pas militant socialiste. Je suis un simple citoyen, souvent critique contre les politiques d'ailleurs. On peut apprécier
Hollande, on peut le détester. Mais appeler à sa destitution n'est certainement pas digne d'un républicain. Hollande a été élu, n'en déplaise à certains. Dans 5 ans, s'il se représente, les
Français auont l'occasion de juger son action. C'est ça la République. Et ceux qui en appellent à son impopularité (grande, il est vrai), ont la mémoire courte. Celle de Sarkozy était à peine
supérieure et pourtant, curieusement, on ne les a jamais entendu.


Bref, quelle étrange attitude pour quelqu'un qui se prétend gaulliste ! Le Général doit se retourner dans sa tombe en entendant ceux qui se réclament de lui prôner la chienlit !

Gérard Brazon 01/02/2014 18:41



Votre commentaire est quelque peu indigne si ce n'est indécent! Voià donc une victime de harcellement qui d'après-vous mérite qu'elle soit harcelée. Relisez-le. 



marco 01/02/2014 09:30


Beatrice,j'espère que ton combat ne sera pas vain,les gens sont méchants et ne respecte même pas le sacrifice des autres,ils n'ont rien compris à ta démarche,mais prends garde a toi ne va pas
trop loin pour le payer de ta santé.

marie-plume 01/02/2014 09:25


Oui, il n'y a aucun journaliste, pas même du" genre" féminin!- ah!  ces pauvres nana qui privilégient leur carnet d'adresses pour faire de seuls éditos bien politiciens! sur des radios à
"forte audience", habillées  par des couturiers de renom et dont le brushing, lui aussi, atteste de la notoriété de ces dames au verbe haut mais dont les neurones sont en position
horizontale, las!- qui fasse écho à cette grève de la faim d'une femme qui se bat pour des idées qui devraient, au moins, attirer un minimum d'intérêt, non! le silence, l'omerta, des menaces
voilées, et l'indifférence glaciale, sigle de la mouvance républicaine aujourd'hui, au pays des soi-disant "droits de l'homme"... Parles-moi d'amour, et cessez de nous casser les oreilles avec
tous "ces jeunes" biberonnés par la France et qui, ingrats et insolents, partent combattre au nom du.. djiad? ( désolée si j'ai mal écrit ce nom qui n'existe pas encore dans nos manuels
d'histoire) "Ô Ma France! "