Belgique: Eglise qui abandonne ses frères d’Orient et persécute le Père Samuel.

Publié le 29 Novembre 2010

Honte sur cette Eglise qui abandonne ses frères d’Orient et persécute le Père Samuel en Belgique. Un article de Mattheus.

Dans nos temps de relativisme tout-puissant mêlés d'ignorance à-peu-près totale pour les fondements même de nos racines chrétiennes, le mot de «martyr» est en passe de devenir un repoussoir. Et pour cause : si le vocable est de nos jours de plus en plus utilisé, c'est uniquement pour se référer aux actes de destruction aveugle des islamikazes qui, emmitouflés dans les triples ou quadruples épaisseurs de leurs caleçons protecteurs, font exploser leurs engins explosifs dans les foules innocentes en meuglant des «Allah Akbar !» furieux.


Pourtant, l'actualité récente vient nous montrer, de la manière la plus tragique, le vrai visage du martyre. Et celui-là ne porte pas de bandeau vert sur la tête ou de Kalashnikov en bandoulière. Le 31 octobre dernier, un commando d'assassins islamistes a attaqué la cathédrale syriaque catholique de Bagdad. Bilan : une cinquantaine de morts. Parmi eux se trouvaient deux jeunes prêtres qui ont témoigné jusqu'au bout de leur foi. Deux vrais martyrs, au sens premier et étymologique du mot.

En Occident, cette nouvelle, si elle n'est pas passée inaperçue, n'a provoqué que de façon marginale les indignations habituelles et mécaniques de ces pleureuses professionnelles que savent si bien subventionner nos gouvernements laïcs. Nul, pourtant, ou presque, n'ose mettre les mots en face des actes. Nul n'ose se lever, parmi nos élites, pour proclamer haut et fort ce dont nous sommes tous témoins depuis plusieurs décennies : les chrétientés d'Orient sont en passe d'être exterminées sur leur propre sol.

Quand, demain, les terres du Dar-el-Islam seront purgées de toute présence chrétienne, selon le voeu renouvelé de l'«Etat islamique d'Irak» («Nous ouvrirons sur eux les portes de la destruction et des rivières de sang», disait leur dernier communiqué), il se trouvera sans doute des pseudo-Candides pour s'étonner d'un tel état de fait. «Comment est-ce arrivé ?» ; «Comment aurions-nous pu savoir ?» demanderont-ils.

C'est bien simple : il n'est de pire aveugle que celui qui ne veut pas voir. Tout est évident pour qui veut regarder la réalité en face et entendre le grondement de l'orage qui s'approche chaque jour un peu plus. Mais nos Candides ont des oreilles, et ne veulent pas entendre. Il leur aurait pourtant suffi d'écouter les paroles d'un homme comme le Père Samuel qui, lui aussi, à sa manière, est un témoin ; qui, lui aussi, parmi quelques autres, est la voix de celui qui crie dans le désert de nos modernités aveugles.

Le Père Samuel est né dans ce qui est aujourd'hui la Turquie, c'est-à-dire, originellement cette terre d'Asie Mineure, carrefour des civilisations, qui a porté certains des plus grands Pères de l'Eglise. Sa langue maternelle est l'araméen (celle que pratiquait un certain Ieschoua de Galilée), et il a été ordonné, en 1967, prêtre de l'Eglise Syriaque Catholique.

Mais il y a un problème. Le Père Samuel qui, après avoir exercé son sacerdoce au Liban, est venu s'établir en Belgique (il en a la nationalité), ne correspond pas à l'étroitesse conceptuelle que la modernité concède à l'image du prêtre. Il est à la fois oriental et catholique. Il porte la longue barbe des patriarches et arbore en permanence un large crucifix. Prêtre, il est aussi chorévêque (une ancienne dignité ecclésiastique encore en vigueur en Orient), et a droit à la croix pectorale et au titre de «Monseigneur». Mieux : il ouvre la porte de son église à tous et, plutôt que de ratiociner sur l'amour de l'Humanité lointaine, il accueille son prochain dans des oeuvres de charité concrète.

Mais surtout, il dérange. Il dérange car, précisément, il est cette voix qui retentit dans le désert. Une voix intègre et droite qui ne sacrifie rien aux trémolos hypocrites des apparences contemporaines. Il prêche la Bonne Nouvelle, mais pas à la guitare de Woodstock ou au ukulélé de Katmandou. Il est prêtre de cet Orient fondateur et berceau de la Chrétienté, et puisqu'il pense, comme Saint Athanase, que «Dieu s'est fait homme pour nous faire Dieu», il n'a pas honte de le proclamer, ni même de le penser. Il ne cherche pas le faux oecuménisme de «l'esprit d'Assise». Pire encore, il commet le péché ultime contre l'esprit moderne, en osant dire la vérité, toute la vérité et rien que la vérité, au sujet de l'islam.

Pour tout cela, il dérange. Pour tout cela, il doit faire face, depuis des années, à nombre de tracasseries, des plus vénielles aux plus sérieusement judiciaires. Il faut qu'il tombe.

En 2008, prenant prétexte de ses déclarations politiquement incorrectes sur la religion mahométane, une association de censeurs anti-racistes l'a assigné en justice. Il avait osé dire, rendez-vous compte : “Si les Européens savaient ce qu’est réellement l’islam tel qu’il est prôné dans le Coran et dans les textes fondateurs, ils n’admettraient pas que des islamistes viennent s’établir un peu partout sur le Vieux Continent”. Clairement, il avait osé remettre en cause le dogme sacro-saint du néo-marxisme post-colonial et tiers-mondiste, pour qui l'islam est la religion des pauvres, et les pauvres les créanciers de plein droit des nations occidentales

Il fut acquitté rapidement, la justice belge, pourtant aussi tâtillonne que la justice française, n'ayant pas pu trouver un motif de condamnation. Le mois suivant, après avoir reçu des menaces de mort, il fut placé sous protection policière. Au même moment, à l'occasion du mois de ramadan de la même année, l'évêque de Tournai, qui allait bientôt enfiler, on va le voir, la défroque peu flatteuse d'un Cauchon des temps modernes, saluait cordialement les musulmans, «descendants d'Abraham », par une profession de foi aussi outrageusement sucrée qu'un loukoum bien garni : «Nous vivons dans une société multiculturelle, multireligieuse, multiconvictionnelle, et nous croyons que cela peut être une richesse pour tous».

Comment s'étonner, Mgr Harpigny (car c'est de vous, Monseigneur, qu'il s'agit), que vos ouailles délaissent votre église, si vous parlez comme une nonne formatée de couvent socialiste ? On préfère toujours l'original à la copie, et votre copie est grotesque, jusque dans la pénible platitude de sa formulation... Toutefois, le monde francophone vous remercie pour votre néologisme : j'imagine que «multiconvictionnel» sera du dernier chic dans les conversations de Saint-Germain-des-Prés...  (...)

 

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Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Point de vue

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