Bernard-Henri Levy (encore) un pseudo intellectuel. B-H-L ment, implacablement

Publié le 22 Novembre 2011

Parfois je me demande si Bernard-Henri Levy mérite vraiment cette détestation que lui voue une frange chaque jour plus importante de la population. (...)

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Bernard-Henri Levy ment, implacablement. Comme ce Jeudi 20 octobre sur le plateau de Michel Denisot quand vient enfin une question vaguement offensive portant sur sa légitimité. Le voilà qui nous répond en prenant des airs d'André Malraux que sa légitimité vient de ses combats, tous perdus, tout au long de ses 40 années de dissidence dans les plus grands hôtels à travers le monde, citant notamment la Bosnie puis ne trouvant pas d'autres exemples se mettant à délirer sur l'abandon par la France de sa république sœur espagnole face à la subversion franquiste en...1936 ! On ne le savait pas si vieux.

Quels sont-ils ces combats perdus alors que depuis 40 ans les engagements de BHL se confondent tous avec ceux de l'OTAN. Que ce soit l'Afghanistan de la fin des années 70 et ses combattants de la liberté armés par l'occident, la Bosnie serbe bombardée par l'OTAN, la Serbie elle-même bombardée par l'OTAN, la première puis la deuxième guerre d'Irak, l'invasion de l'Afghanistan depuis maintenant 10 ans et aujourd'hui la Lybie, peu de défaite, peu de guerres menées seul et contre le sens du vent par le général Levy.

La seule fois où il aura fait preuve de bon sens et de sincérité c'est en inventant le terme de romanquête pour définir son fameux livre sur la mort du journaliste Daniel Pearl.
Romanquête son dernier article, écrit avant la mort de Kadhafi, n'y échappe pas, c'est un pur exercice de mauvaise foi, un étalage pornographique de propagande sans la moindre retenue. Alors que la croix rouge s'inquiétait du sort des habitants de Syrte assiégés depuis plusieurs semaines, BHL se fend d'un « Justice pour les libérateurs de Syrte », inversant sublimement les rôles. Passant à la colonne dommages collatéraux inévitables les exactions de ses nouveaux chers combattants de la liberté (je cite :) «  rendus fous par la sauvagerie des kadhafistes ou par la lâcheté de leurs snipers embusqués dans les immeubles et tuant d'une balle dans la tête des libérateurs de 18 ans ». Sacré Botul, avec lui on ne sait jamais où s'arrête l'information et où commence la littérature, lui qui ensuite se perd dans des comparaisons avec César ou Saladin, cherchant à savoir si les deux conquérants respectaient bien les conventions de Genève qui datent de 1949. BHL abuse aussi beaucoup du terme de Shebabs pour qualifier les insurgés lybiens, Shebab de suite ça fait exotique, mystère de l'Orient, c'est le parfum de l'aventure. Plus généralement et surtout plus prosaïquement Shebab qui veut dire "jeune" en arabe est aussi l’appellation des groupes islamistes armés qui sèment la terreur dans le nord-est de l'Afrique. C'est vrai que de suite c'est beaucoup moins romantique.

Bernard-Henri Levy est une insulte à l'intelligence, à notre intelligence, nous qui ne cherchons qu'à avoir de l'information sans avoir à idéaliser les gentils du jour en anges et les méchants (à qui on faisait des risettes hier) en démons. Quand en finira-t-on avec cette engeance qui ose terminer son article se drapant dans sa mauvaise foi par cette sentence irrévocable jeté à la face des pisse-froid (c'est nous)« Je continue, pour ma part, et jusqu'à nouvel ordre, de saluer la dignité de ces combattants de fortune qui, comme au premier jour, font la guerre sans l'aimer. » alors que ça fait des mois que nous sommes gavés d'images de ces pacifistes armés sous ecstasy, bramant Allah Akbar en tirant en l'air à la kalachnikov, défouraillant sur tout ce qui bouge du haut de la tourelle de leurs jeeps, quand ils ne sont pas occuper à lyncher un pauvre nègre qui se trouvait sur leur chemin et avec lesquels il va falloir dans les prochains mois se perdre dans d'interminables pourparlers pour qu'ils acceptent d'être désarmés ?

Si un jour on se piquait de juger tant les vainqueurs que les perdants dans les tribunaux internationaux Bernard-Henri aurait largement sa place aux côtés du ministre de la désinformation irakien qui faisait marrer le monde entier par ses communiqués victorieux au moment de la chute de Saddam Hussein.

Quand vous lisez du BHL il ne faut jamais perdre de vue que Bernard-Henri écrit nu (il nous l'avait révélé dans un mag people). A chaque leçon de morale, chaque envolée, l'image de BHL à poil à la Mamounia, le peignoir ouvert sur son petit corps malingre, se fourrageant mollement l’entrejambe de la main gauche, tapant son texte avec deux doigts sur son mac pendant que sa meuf du moment passe en arrière plan en faisant des entrechats et que la bonne s'esquive discrètement, ne doit pas vous quitter un seul instant, ça aide à recontextualiser. Pour la meuf, si vous ne suivez pas avec assiduité l'actualité des ébats sexuels de BHL, préférez garder l'image d'Arielle a celle d'une obscure héritière. Arielle, au moins elle a la foufoune lyrique.

 

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Politique Française

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Claude Germain V 22/11/2011 15:41


Je ne sais ce qui se passe sur le site de Monsieur Gerard Brazon depuis 2 jours ,mais les messages -mails n'arrivent meme plus et le site est tres long a s'ouvrir ????????  

L'En SAIGNANT 22/11/2011 14:58


C'est sur l'ai connu des "VIEUX de MON TEMPS" (guerre 39/45): sauf que les paroles ont changé: BHL Ment, Ment; BHL Ment, Ment ; BLH est (et là on a le choix entre: "est un PION de l'OTAN" ou "est
mu sul man" ....