Bernard Henri Lévy: une imposture française.

Publié le 14 Novembre 2011

Après le décès de son père, l'écrivain confirme que sa famille garde le contrôle de Becob.

Le philosophe Bernard-Henri Lévy, dont les aventures ont nourri la quasi-totalité des rubriques de la presse, vient de faire une percée remarquée jusque dans les pages Economie. Grâce au quotidien les Echos, voici BHL intronisé capitaine d'industrie, ou presque.

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Après le décès de son père, l'écrivain confirme que sa famille garde le contrôle de Becob.

Le philosophe Bernard-Henri Lévy, dont les aventures ont nourri la quasi-totalité des rubriques de la presse, vient de faire une percée remarquée jusque dans les pages Economie. Grâce au quotidien les Echos, voici BHL intronisé capitaine d'industrie, ou presque.

«Bernard-Henri Levy défend l'indépendance de Becob», titrait hier le quotidien économique. Et de révéler le nouvel «engagement» de l'écrivain: conserver son identité familiale à un groupe de négoce de bois (le Becob en question) fondé par son père André Lévy, récemment disparu. Becob, contrôlé à 65% par la famille de BHL, a pour principales activités le négoce international, l'importation et la distribution de bois (80 points de vente en France). Bon an mal an, le groupe dégage un bénéfice d'une quarantaine de millions de francs. Les ventes approcheront cette année les 3 milliards. Bref, une bonne petite affaire sans histoires.

Pourtant, le 8 novembre, le décès soudain d'André Lévy a alimenté dans la profession quelques spéculations sur l'avenir du groupe, n$2 du secteur en France. En sa qualité de vice-président du conseil de surveillance de Becob, BHL y a coupé court en assurant aux Echos que sa famille resterait majoritaire: «C'est une façon pour moi de rester fidèle à la mémoire de mon père.» Simple mise au point de l'actionnaire de référence. Mais c'était sans compter l'aura médiatique de l'écrivain, et la lourde symbolique de cette «fidélité à la mémoire du père».

L'affaire enfle dans les flashs radio du matin et voici bientôt le philosophe embrassant une nouvelle cause, celle de l'actionnariat familial dans les PME. A son corps défendant. Car «Bernard se sent dépositaire d'un héritage moral, pas d'un héritage industriel, rectifie un proche du philosophe. Il est et reste écrivain. Il serait très exagéré de voir dans cette affaire un nouvel engagement de sa part.» Oui, BHL se sent une responsabilité vis-à-vis des quelque 2.000 personnes travaillant dans le groupe, et il l'assumera. Non, il ne se sent aucune vocation de capitaine d'industrie. Fermez le ban.

Chez Becob, on est tout surpris par les développements qu'a pris cette mini-affaire. Là-bas, BHL n'est pas l'écrivain échevelé, héraut des causes brûlantes, mais tout simplement Bernard, le fils aîné de la famille Lévy et désormais son principal représentant au sein du groupe. Michel Pic, le président du directoire, confie: «Bernard est très attaché à cette entreprise familiale. Voilà dix ans, quand l'entreprise a traversé quelques difficultés, il a apporté un soutien moral important à son père. Il continue de s'intéresser de près aux orientations stratégiques du groupe et assiste aux quatre réunions annuelles du conseil de surveillance.» Pour le président du directoire, en tout cas, l'identité familiale du groupe n'est nullement menacée, puisque l'actionnaire principal vient de réaffirmer son attachement au statu quo. Quant à Bernard-Henri, il s'apprête à repartir à Sarajevo où l'une de ses pièces va être mise en scène.

Libération

Et puis cette extrait d'interview risible si ce n'est pitoyable.(signalé par l'auteur est paru sur: http://www.leparisien.fr/international/bernard-henri-levy-bachar-al-assad-est-le-prochain-sur-la-liste-13-11-2011-1717131.php

Après l’aventure libyenne, qu’est-ce qui vous empêche de soutenir Sarkozy pour 2012?
Le fait que je suis de gauche, que j’ai toujours voté pour la gauche, que la gauche est ma famille.

Affligeant!

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Politique Française

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