Bienvenue au parti « croupion » de l'ami Fillon!

Publié le 4 Décembre 2012

Tribune libre d’André Pouchet

Ah, c’est vraiment trop drôle ! Devinez comment M. Fillon a baptisé le nouveau parti dans lequel il se propose de regrouper ses partisans face à ceux de M. Copé. Au lieu de l’appeler, je ne sais pas moi : UMP (canal historique) ou UMP (marque déposée), il l’a affublé d’un acronyme particulièrement désopilant : RUMP (Rassemblement pour l’UMP). Or, comme cela n’échappera à aucun angliciste digne de ce nom, dans la noble langue de Shakespeare ce mot signifie tout bonnement « croupion », aussi bien dans son acception anatomique (cul, postérieur) que dans son sens figuré lui aussi péjoratif (Rump Parliament = parlement croupion) !

Ça commence mal, ou plutôt ça continue mal pour ce pauvre M. Fillon. Déjà, alors que tous nos médias, prenant leurs désirs pour des réalités et s’appuyant sur des sondages sur mesures, le donnaient par avance largement gagnant, il a rencontré auprès des militants de l’UMP un échec cinglant dans les élections internes à son mouvement. Car, qu’il soit arrivé 1er ou 2ème de ce scrutin, qu’il ait obtenu 100 ou 1000 petits suffrages de plus ou de moins que son rival, ne change rien à la triste réalité : il a totalement raté son coup et la simple décence aurait dû lui imposer de le reconnaître et de se retirer sans faire d’histoires. Mais, après avoir été pendant 5 ans auprès du Président Sarkozy un Premier ministre fantoche (ou potiche, comme on voudra), le voilà qui s’est mis, avec des mines de gamin boudeur fâché d’avoir perdu sa partie de billes, à vouloir farouchement entrer en résistance. Pathétique !

On comprend bien que le discours « décomplexé » de M. Copé ait paru aux militants UMP plus attractif que le brouet fadasse et tiédasse que leur proposait son adversaire. Peut-on cependant leur conseiller de ne pas trop se faire d’illusions sur la sincérité de leur champion sous peine de se réveiller un jour très déçus ? Que ne voient-ils qu’il s’agit d’un personnage dépourvu de toute vraie conviction et prêt à tout pour arriver, d’un démagogue qui fait son petit Sarkozy en prodiguant de belles paroles qui ne lui coûtent pas cher mais qui, si jamais – ce qu’à Dieu ne plaise ! – il parvenait un jour à réaliser son ambition présidentielle, pourrait se révéler encore pire que son modèle ?

Quant à M. Juppé, qui visiblement a voulu jouer les Raminagrobis aux dépens des deux plaideurs imprudents, profiter de l’aubaine pour se remettre lui-même en selle, il a lui aussi échoué à tirer ses marrons du feu. Ce qui est fort heureux car, lui, on sait bien ce qu’il vaut, on l’a déjà amplement vu à l’œuvre. Ce que je reproche à celui que de tous côtés on veut nous présenter comme un « homme d’état avisé et respectable », ce n’est pas d’avoir été condamné pour des emplois fictifs à la mairie de Paris (ce serait mesquin car tout le monde sait bien qu’il n’a fait que payer à la place de son « patron »). Ce que je lui reproche, c’est d’avoir été le mauvais ange du Président Chirac, lequel jusque là se tenait tant bien que mal sur des positions gaullistes, c’est de lui avoir imposé, contre les avis de MM. Séguin et Pasqua, sa conversion « europeïste ». Et nous goûtons pleinement aujourd’hui les fruits amers de cette politique calamiteuse qui a ruiné la France. Ne parlons pas de la malencontreuse dissolution de la Chambre dont il fut aussi l’inspirateur inspiré. Ni de sa honteuse dérobade aux dernières législatives, lorsque, avec beaucoup de courage, il refusa de se présenter à Bordeaux parce qu’il risquait d’y être battu !

Pourtant notre pays aurait un urgent besoin d’une véritable opposition, nationale et populaire. Laquelle se préparerait à prendre la relève d’un gouvernement socialiste qui, lui aussi, prend eau de toute part. Qui de jour en jour se révèle un peu plus incapable de faire face aux terribles problèmes auxquels notre pays est confronté : la désindustrialisation qui progresse irrésistiblement (malgré les rodomontades du « redresseur » attitré, le pitoyable Montebourg), le chômage qui conséquemment continue de s’aggraver (45 000 chômeurs supplémentaires en octobre), l’immigration qui vient charger encore un peu plus la barque pourtant déjà près de chavirer, la dette qui se creuse à mesure que l’on déverse (en pure perte) des sommes colossales pour retarder la faillite de la Grèce, la politique internationale encore plus soumise que celle de M. Sarkozy aux diktats allemands ou étatsuniens docilement relayés par les gnomes de Bruxelles… Un des gouvernements les plus incompétents de la 5e République. Un gouvernement qui ne réussit même pas à faire diversion avec son grotesque projet de « mariage pour tous », lequel, à juste raison, suscite dans l’opinion un rejet de plus en plus massif. Avec un premier ministre, M. Ayrault, incapable d’asseoir son autorité sur ses propres ministres lesquels tirent à hue et à dia, un premier ministre prêt à capituler en rase campagne devant les exigences de ses « amis » écologistes lesquels n’hésitent pas à organiser contre lui des manifestations illégales et violentes. Avec un Président Hollande indécis, vacillant, versatile, qui le matin, pour rassurer les maires, leur annonce qu’ils pourront faire valoir une « clause de conscience » afin d’éviter d’avoir à célébrer des mariages homosexuels qui leur répugnent, et, l’après-midi même, assure aux représentants du lobby homosexualiste (LBGT) venus lui faire leur remontrances indignées qu’il n’en est rien et que la future loi devra s’appliquer sans restrictions !

Il y a déjà longtemps que le Général De Gaulle avait remarqué, sur le ton désabusé qui était souvent le sien, qu’« en France, la gauche trahit l’Etat et la droite trahit la Nation. » Aujourd’hui ce sont MM. Pierre Péan etPhilippe Cohen, dans le livre qu’ils viennent de faire paraître, qui notent à leur tour : « La droite et la gauche ont déjà offert à Le Pen un magnifique cadeau politique dont les deux payent encore le coût au prix fort. La droite a abandonné la nation à Le Pen. Quant à la gauche, elle commence à lui céder le peuple. » Et c’est bien effectivement dans un regroupement de tous les patriotes sincères, de gauche comme de droite, autour de Marine Le Pen et du Rassemblement Bleu Marine, que se situe pour notre peuple l’espoir d’enrayer cette fatale course vers l’abyme où nous entraînent tranquillement les « traitres » (comme disait le Général) de tous bords.

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Politique Française

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Francis NERI 04/12/2012 17:41


Et c’est bien effectivement dans un regroupement de tous les
patriotes sincères, de gauche comme de droite, autour de Marine Le Pen et du Rassemblement Bleu Marine, que se situe pour notre peuple
l’espoir d’enrayer cette fatale course vers l’abyme où nous entraînent tranquillement les « traitres » (comme disait le Général) de tous bords.


Oui l'espoir (je pense à Malraux) Les Européens doivent retrouver  leur mémoire et
par là leur identité. Pour que l'arbre de la mémoire Européenne reverdisse il lui faut renouveler ses racines. Pour que l'harmonie et la paix revienne dans le cœur européen il faut que les feux
de l'espérance soient allumés. Cette mission devrait être la notre au delà de nos divergences. 

Polux 04/12/2012 17:13


Remarquez, si vous prononcez FILLON rapidement...!!!

Epicure 04/12/2012 15:08


Comment Fillon marié à une Angalise et anglophone parfait aux enfants très certainement bilingues n'a-t-il pas vu la gaffe linguistique???