Blasphème. Point de vue d'Hervé Carillo

Publié le 17 Février 2011

              Les condamnations à mort contre des soi-disant blasphémateurs au Pakistan et les protestations de la communauté internationale ayant été annulées ou remplacées par des peines de prison, des magistrats et des citoyens ont interrogé les responsables politiques sur la nécessité de réviser la loi quant à la condamnation à mort des blasphémateurs, provoquant une levée de boucliers des islamistes de tous bords…

          Il faut croire que les magistrats autrichiens qui ont condamné Elisabeth Sabaditsch-Wolff pour blasphème l’entendent de la même oreille puisqu’ils ont franchi un pas de plus vers l’islamisation de leur pays ! Voir :http://www.postedeveille.ca/2011/02/autriche-elisabeth-sabaditsch-wolff-condamnee-pour-blaspheme.html  ethttp://www.bivouac-id.com/billets/tag/elisabeth-sabaditsch-wolff/

          Est-il nécessaire de rappeler que le dogme hanbalisant de l’islam ne permet pas de considérer cette idéologie théocratique et totalitaire comme une religion ? A moins de considérer le Stalinisme ou le Nazisme finalement comme une religion… Assez d’hypocrisie ! Il faut que les citoyens se réveillent et dénoncent cette ignominie ! Non nous ne faisons pas une phobie de l’islam, car nous ne sommes pas paralyser par une peur incontrôlée relevant de la psychiatrie devant les réelles dangers de l’islam ! Non nous ne sommes pas des fous car les fous sont ceux qui sont fanatisés pour se faire exploser au milieu de la foule dans des attentats terroristes au nom de l’obligation faite par leur dogme assassin qui est le 6ème pillie de l’islam : le jihad qui conduit au chahid (à ne surtout pas traduire par martyr ! mais au mieux par « attentat terroriste au nom du combat islamique »). Au nom de cette jurisprudence européenne sur le blasphème tout individu qui tentera de s’opposer à l’islamisation de l’Europe sera condamné !!! Alors se sera la fin de la liberté d’expression et d’opinion ! C’est à vous de juger !

Hervé Carillo

LAHORE — Environ 40.000 personnes ont manifesté dimanche à Lahore, dans l'est du Pakistan, contre toute révision de la loi prévoyant la peine de mort en cas de blasphème contre l'islam, a annoncé la police.

Les manifestants, membres des partis religieux Jamaat-e-Islami, Jamiat Ulema-e-Pakistan et Jamaat-ud-Dawa, ont à cette occasion apporté leur soutien à Mumtaz Qadri, le policier d'élite qui a assassiné le 4 janvier Salman Taseer, l'ex-gouverneur du Pendjab -la province la plus riche et la plus peuplée du Pakistan-, partisan d'une telle révision de la loi sur le blasphème.

Ils ont notamment scandé "Libérez Mumtaz Qadri !", "Nous sommes prêts à faire le sacrifice de nos vies pour l'honneur du Prophète Mahomet !" et des slogans contre toute modification de cette loi.

Des groupes religieux ont organisé des mouvements de protestation sur ce thème dans plusieurs cités pakistanaises depuis que Salman Taseer, personnalité libérale, membre du Parti du peuple Pakistanais (PPP) au pouvoir, a fait vœu de réviser la loi sur le blasphème.

 Le défunt gouverneur du Pendjab avait en outre publiquement apporté son soutien et rendu visite en prison à Asia Bibi, une mère de famille chrétienne condamnée à mort par pendaison après avoir été accusée d'avoir blasphémé contre le prophète Mahomet. Le sort de cette femme dépend d'un appel interjeté auprès d'une cour de Lahore.

Aucune peine capitale pour blasphème n'a été cependant exécutée ces dernières décennies au Pakistan, les cours d'appel les commuant systématiquement en peines de prison ou annulant des jugements. Le gouvernement pakistanais a quant à lui régulièrement répété qu'il n'était pas question pour lui de procéder à une révision de la loi sur le blasphème, prônée par une frange minoritaire de la population. Seuls 3% environ des 167 millions d'habitants de la République islamique du Pakistan ne sont pas musulmans. Le pays est le théâtre d'une montée en puissance des partis religieux, mais, surtout, d'une campagne extrêmement sanglante d'attentats perpétrés essentiellement par des kamikazes des talibans alliés à Al-Qaïda. Les talibans, à l'unisson d'Oussama ben Laden en personne, avaient décrété à l'été 2007 le jihad contre le gouvernement d'Islamabad pour son soutien à la "guerre contre le terrorisme" déclenchée par Washington fin 2001.

Copyright © 2011 AFP.

 

 

 

 

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Point de vue

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