Brigitte et Roger sont toujours vivants ! par Maurice Vidal. Préface Gérard Brazon

Publié le 24 Décembre 2013

Riposte-Laïque est en deuil. Nous le sommes tous quelque part. Moi qui ne suis qu'un contributeurs de RL mais vous aussi, devant la perte de deux résistants qui ne seront plus là pour nous aider à comprendre et éclairer nos chemins.

Car il ne faut pas croire que c'est facile de comprendre, que c'est facile d'émerger, de réaliser les entourloupes, de détricoter le politiquement correct, de lire entre les lignes, de s'accoucher soi-même en quelque sorte et d'eclairer les amis, d'écrire et de dire notre vérité en affirmant notre volonté de libre penseur. C'est le choc des premières minutes du film Matrix le plus dur.

Il y a les corbeaux qui guettent, les collabos qui oeuvrent, les lâches qui attendent et ceux qui comme nous tous ici, participons chacun à notre niveau à ce combat pour la liberté d'expression. Et ce, malgré les insultes, les menaces, les accusations.

Nous avons perdu deux résistants qui étaient des engagés, des éclaireurs. Ils ne sont plus mais nous penserons à eux chaque jour et ils seront nos exemples pour continuer le combat de la réinformation, de la résistance face à la volonté de détruire notre Histoire, notre Nation, notre culture.

Ils venaient de la gauche. Nul n'est parfait. Ils avaient rejoint peu à peu devant l'évidence, des partis qui défendent les idées patriotes, la Nation.

Je viens de la droite bonaparto-gaulliste et nous nous sommes rencontré sur l'idée de la France éternelle. Comme quoi, les salauds qui veulent détruire notre Nation trouveront demain des résistants venu de tous les horizons. Merci à Roger et à Brigitte pour vos actions.

Gérard Brazon

 

Brigitte et Roger nous ont quittés. Cela serait banal si nous ne les connaissions pas. Mais nous les connaissions, et soudain tout change.

Par Maurice Vidal pour Riposte-Laïque

Nous savions qu’ils étaient mortels – comme nous tous – et surtout qu’ils étaient malades. Nous ne saurons jamais le tréfonds de ce qu’ils ont vécu à l’approche de la mort, mais nous savons ce qu’ils ont vécu en tant qu’êtres libres. C’est cela que nous devons retenir, à commencer par le courage de leur engagement politique en faveur des valeurs laïques et républicaines. Car il faut du courage pour affronter les vents mauvais de notre époque, qui confond « laïcisation» et « islamisation », et fait de l’islam une race, pour mieux combattre le racisme !

Le regard de Roger sur la presse nationale et internationale brillait de lucidité, et son souci d’objectivité forçait l’admiration. Ses analyses étaient justes, et ses nuances particulièrement fines. Il allait au fond des choses pour ne pas être dupe de la force des choses. Il s’intéressait au sort de Marseille, ville où il résidait et qu’il scrutait jusque dans ces quartiers à hauts risques, faits de règlements de comptes et de mort violente. Les informations qu’il nous transmettait respiraient l’intelligence et la sobriété. Le recul théorique l’accompagnait toujours, comme si Socrate et Descartes l’habitaient sans cesse. Roger aimait réfléchir. Aussi accordait-il de l’importance à la multiplication des différentes sources d’information. Si les groupes fascistes n’étaient composés que de Roger Heurtebise, le fascisme n’existerait pas !

Brigitte avait le sens de l’action : c’est elle qui, sur la couverture de La colère d’un Français, pointe l’islam du doigt dans ce qu’il a d’intolérable et d’intolérant. C’est elle qui, au cœur des mouvements de gauche, avait vu que la gauche n’avait pas saisi la nature de l’offensive islamiste à l’encontre des démocraties occidentales. Elle savait, d’instinct, que la défense de la laïcité rejoignait celle de notre identité. Elle avait anticipé la lâcheté des féministes actuels, qui s’indignent de ce que l’Afghanistan soit le pays des femmes en burqa, mais qui ne disent mot sur les burqas françaises. Elle avait surtout compris le dévoiement de la laïcité, à tel point que cette même laïcité n’oppose plus désormais les laïques aux anti-laïques, mais les laïques aux laïques, comme le montrent les innombrables affaires relatives au port du voile.

Brigitte et Roger n’avaient qu’un ennemi : la mort ! S’ils n’ont rien pu contre elle – et pour cause ! – ils ont au moins pu montrer par leur exemple qu’il ne faut pas en avoir peur, ou plutôt qu’en raison même de la peur qu’elle inspire, il ne faut avoir peur de rien d’autre, et donc vivre jusqu’au bout de soi-même, en disant haut et fort ce que l’on pense, quitte à déplaire – ce qui est inévitable pour toute personne qui commet l’affront de penser. Car penser, c’est penser « contre » : qui pense « avec » ne fait que suivre le courant !

C’est en cela que Brigitte et Roger demeurent : ils seront vivants tant que sera vivant le beau peuple de France – qu’ils ont défendu contre vents et marées jusqu’à leur dernier souffle.

Maurice Vidal

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Point de vue

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Walker 24/12/2013 17:18


Toute mes condoléances aux familles de Roger et Brigitte.

marie-plume 24/12/2013 16:09


"Ils doivent sourire aux anges, nos deux héros des temps modernes. Que leur âme soit imprégnée de la grâce de Noël qui arrive aujourd'hui, par bourrasques,  sur le peuple de France : elle
est là notre victoire: Noël chrétien, à bas tout le reste qui n'a pas droit de cité! Saint et joyeux Noël :nous ne le dirons jamais assez!