Brochen-Aubry : petits rappels sur l’histoire d’un vieil ouvrier, Amar Bergham

Publié le 19 Juillet 2011

par Alain Rubin 

La peur agite la campagne, titre le quotidien gratuit « 20 minutes ». Qui a peur, de qui, de quoi ?
La diva des mines fermées, la princesse des usines et des aciéries mises à la casse, la marquise des conventions collectives saccagées, serait fébrile. Et avec elle, son rival, le néo Chirac, néo pseudo socialiste de la Corrèze, tous deux piqueraient depuis quelques jours de terribles colères et ils fourbiraient, l’un et l’autre, les moyens d’une vigoureuse riposte politique et aussi, si nécessaire, une riposte devant les tribunaux, ah mais !
En effet, des méchants, forcément des « groupuscules d’extrême droite », reprocheraient à notre douce midinette lilloise certains des penchants philosophico-religieux du cher et tendre homme de sa vie.

Le quotidien se veut précis. Son édition du lundi 11 juillet monte au créneau : de quoi de quoi !? S’exclame-t-il. Le brave époux de cette brave fille de Maire de Lille serait coupable ? Et coupable de quoi ? D’avoir défendu des islamistes devant les tribunaux ? Ce n’est pas vrai ! C’est-y pas une honte de prétendre ça ?!!Rumeur, rumeur, trop c’est trop ! Ça suffit !!!

Faut pas pousser : « avoir défendu deux jeunes musulmanes voilée alors qu’il s’occupait aussi d’un jeune portant une kippa »… c’est un penchant pour l’islamisme, ça ?? Faut quand même pas exagérer : vous acceptez de recevoir dans votre bureau deux malheureuses pieuses jeunes collégiennes, vous consentez à les représenter pour qu’elles puissent poursuivre leur scolarité sans renoncer à leurs croyances dans le domaine des obligations vestimentaires, et paf ! on vous colle une réputation d’islamiste …

Évidemment, si je ne m’abuse, c’est un peu plus que deux jeunes filles qu’il recevra, notre brave avocat de toutes les causes perdues. Ce seront plus de deux jeunes filles qui se découvriront tout d’un coup des croyantes ne pouvant plus aller en cours sans respecter les recommandations coraniques et les obligations de la sunna.
Ce seront bien plus de deux adolescentes, avec leurs mentors, qui exigeront de venir au collège, et en cours, en uniforme islamiste-, et que représentera, devant les tribunaux, notre charmant époux de notre bonne Martine. Je crois bien que les jeunes filles instrumentalisées et défendues, en tout bien tout honneur, côté laïcité, par notre bon laïque de représentant légal des exigences de la sunna, n’étaient pas deux, mais dix sept.

Visiblement, le quotidien gratuit n’était pas très au courant, ou il voulait dissimuler des choses au lecteur distrait. C’est ainsi, qu’il jettera un voile pudique sur les autres causes, provenant du même côté de la barre, défendues par ce bon et toujours « laïque » avocat d’époux de notre midinette présidentiable.

Le quotidien gratuit ne dévoile en effet pas ici le fait, c’est le cas de le dire, que le virtuose du barreau, ci-devant époux de notre aspirant à la présidence de ce qu’il reste de cinquième république, a défendu, au moins un, des membres d’un gang violent roubaisien. C’était un gang, dont le brigandage de grands chemins les conduisit aussi chercher à alimenter financièrement le djihad et sa violence meurtrière.
Détails me direz-vous, détails que cela.

C’était une plaidoirie sans grand intérêt, faut-il supposer, puisque le quotidien, jouant à la vieille garde venant au secours de sa future peut-être Impératrice, ne nous parle pas de cette affaire dans laquelle cependant il y eut mort d’homme.
L’annexe gratuite du quotidien de référence ne chercherait sûrement pas à nous cacher des choses importantes, quand même…
Sont-ce les seules choses que ne nous dévoile pas le quotidien montant à l’assaut des méchants groupuscules « d’extrême droite » distillant le fiel de la rumeur au détriment de notre pacifique et trop bonne pâte d’avocat époux d’une si laïque et sociale présidentiable?

Je crois que les lecteurs auraient quand même apprécié d’apprendre ceci : que l’avocat qui empêcha la mise en œuvre de la décision posthume d’un vieil ouvrier algérien mort,- à savoir de sortir de l’islam-, c’est encore et toujours notre charmant compagnon de notre trop bonne Martine.

Ce vieil ouvrier, Amar Bergham, avait quitté son Algérie natale, pour venir gagner son pain, honnêtement, aux côtés des prolétaires du nord industriel de la France. Il était venu partager le quotidien des ouvriers de la France du nord, cette France qui n’avait pas encore été dévastée, ni mise massivement au chômage et en jachère, par une « crise » qui a bon dos depuis 1974, en l’occurrence, par la faute des choix stratégiques successifs de la politique économique qui produira le traité de Maastricht et ses suites.
L’homme était né dans l’islam. Il n’avait pas eu le choix.
Pendant sa vie de labeur, qu’en avait-il pensé, des questions de la « religion », ce vieil algérien?
Je n’en sais fichtre rien, et l’histoire ne nous le dit pas. Par contre, ce qui est public, c’est qu’il avait décidé, souverainement, de sortir des dogmes de la charia, dans le domaine de l’inhumation. Il avait décidé d’être incinéré.
La famille fera opposition à la décision du vieil ouvrier algérien. Pourtant, en principe, sur le plan du droit, c’est une décision personnelle et souveraine, du point de vue de la loi française.
La famille, opposée au choix du défunt trouvera un avocat, -et un avocat efficace-, pour produire devant les autorités et le tribunal, des arguments permettant que, dans ce cas, prévalent, contre la volonté claire du défunt, la charia et le dogme totalitaire qui interdisent de sortir de l’islam quand on y est né ou entré par choix, même après sa mort.
Et qui se mettra à cette tâche, pauvre malheureux mercenaire travaillant contre sa conscience ?
Qui ? Vous n’avez pas deviné qui cherchera, et qui trouvera, les arguments et leur agencement, pour convaincre des juges français de décider : que même en France, on ne peut jamais sortir de cette « religion » où il était né, le vieil ouvrier algérien.
Ce ne sera pas un autre avocat que cet avocat, qui n’est pas l’avocat-des-islamistes qui s’attellera à cette besogne « d’avocat-non-islamiste » contre un des fondements de la liberté de conscience, contre un des piliers du droit laïque : celui d’avoir ou pas une religion, celui d’en changer ou de décider de ne plus en avoir. Mais on nous le dit : ça n’a rien à voir avec un islamisme militant, c’est purement professionnel. Et si une famille lui avait demandé le contraire, il aurait bûché notre brave avocat, il aurait cherché et trouvé des arguments. Juré, c’est la stricte vérité, foi d’avocat !
S’il l’était, « l’avocat des islamistes », comme une méchante rumeur l’en accuse, une rumeur sortie d’un livre paru en 2005 et écrit par une « méchante » jeune femme « xénophobe », ils auraient trouvé dans cet avocat consciencieux et obstiné un porte-parole efficace.

Les islamistes auraient trouvé un représentant légal, un homme de loi capable de faire dire aux tribunaux de la république laïque: que la loi de 1905, Loi organique de la Laïcité, est une loi « d’extrême droite », que ses promoteurs, Jaurès, Jules Ferry, le « p’tit père Combes », n’étaient pas des socialistes et des patriotes internationalistes, n’étaient pas des républicains intransigeants, mais, en réalité, rien qu’un ramassis puant de fieffés xénophobes et de racistes. En d’autres termes, ces hommes (1) à l’origine des lois et règlements de 1905-1906, qui séparaient l’ État et la religion, qui imposaient à cette dernière qu’elle se soumette à l’ordre public dans ses modalités d’exercice et le contenu des prédications, ces hommes et les parlementaires qui les suivirent, n’étaient qu’une nébuleuse « raciste » et un rien d’autre qu’un « groupuscule d’extrême droite »…

Le tribunal lillois, -saisi par la famille du vieil algérien devenu athée, Libre Penseur, ou simplement indifférent au dogme-, suivra les arguments de cet avocat -qui n’est pas « l’avocat des islamistes » (ainsi que l’écrivait en 2005, cette dangereuse « extrémiste de droite » de Caroline Fourest)…

La famille du défunt obtint que la souveraine volonté du mort soit bafouée. Et l’homme sera, malgré lui, malgré sa volonté clairement exprimée, contraint de rester, pour « l’éternité », dans cet islam qu’il avait décidé de répudier en choisissant que le moyen accompagnant sa mort soit non conforme à la charia.
Non, manifestement, l’époux de notre brave candidate à la présidence n’est pas l’avocat-de l’islamisme. Non, il n’est pas l’avocat de l’exigence totalitaire de la charia. Ça se voit, quand même ?!
Il faut vraiment être de mauvaise foi, et sûrement être aussi un « xénophobe d’extrême droite », pour voir et dire le contraire.

Alain Rubin

1 -  Ce sont aussi ces hommes, c’est aussi le gouvernement de la lutte laïque, dont ils étaient membres ou qu’ils soutenaient, qui mit fin à l’esclavage négrier qui persistait partout en Afrique, avec les moyens militaires formés, pour l’essentiel, de troupes coloniales constituées d’esclaves africains affranchis par la France Laïque et républicaine. Jusqu’alors, le Décret Schœlcher de 1848 se heurtait à la connivence entre les grands propriétaires esclavagistes autochtones et l’administration coloniale française, lorsque les premiers soutenaient la seconde.
Pour donner une ampleur du trafic négrier non « occidental », et une idée approximative de l’usure extrêmement rapide de cette force de travail servile, il faut savoir, qu’entre 1843 et 1873, rien que pour les besoins esclavagistes de l’économie des deux îles formant l’archipel de Zanzibar,-le tout étant à peine plus grand que la seule Guadeloupe-, plus de 600 mille Africains seront ramenés de la région du bassin du fleuve Congo, pour devenir la propriété de grands propriétaires esclavagistes, musulmans arabes ou musulmans Africains arabisés.

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Islamisation française

Commenter cet article

L'En SAIGNANT 21/07/2011 12:02



J'espère qu'il se trouvera au moins pendant la campagne PRÉSIDENTIELLE UN ou DES CANDIDATS armés d'argument-preuves de ce type et qu'il faut leur préparer et soumettre; pour mettre la CHARMANTE
MARTINE en GRANDES DIFFICULTÉS devant l'opinion publique française encore pour l'instant majoritairement "de souffle" Judéo-Chrétien . !



henri 19/07/2011 20:21



TRès bel article : merci Gérard !