CAHUZAGATE : la suite par Lucie Clavijo

Publié le 18 Avril 2013


Lucie République Clavijo  Par Lucie Clavijo pour Puteaux-Libre

C’est bizarre, mais plus on pense à cette histoire, plus elle parle d’elle-même, toute seule, comme une grande.

Et elle nous pose sans cesse plus de questions.

Que certains vont de moins en moins aimer. 

Normal Ier et son factotum Ayrault, nommèrent une valeur soi-disant sure au Ministère du Budget.

Ce n’est pas rien LE Ministère du Budget, c’est là où l’on risque notamment de mettre le nez dans les endroits où il ne faut pas. Donc, de préférence, autant y installer un CAHUZAC qui sait de quoi il parle, un homme de confiance, considéré comme un fiable du PS !

Qu’est-ce que signifie vraiment le mot fiable au PS ? Que l’on connaît les bonnes combines, que l’on sait se goberger et surtout que cela reste entre potes.

Surtout, ‘ne touche pas à mon pote, et encore moins à mon fric ‘!

 

Le genre de proximité, quasi mystique vu qu’on est entre promoteurs du bien socialiste en terre de France, cela doit créer des liens. Mais lesquels ?

Nous n’avons pas de réponse, certes, mais toujours beaucoup de questions.

Quand CAHUZAC rencontre un avocat discret mais visiblement compétent en matière de « transfert fiscal » en 1992, il se laisse tenter. Petit fripon, va.

Et ensuite pendant 21 longues années, passées dans la proximité du pouvoir, dans les coulisses du non-exploit, il s’est tu. Un vœu de silence d’une telle longueur et d’une telle constance, ça vous clouerait le bec à un chartreux.

Pas un mot, même pas un conseil, ou même un discret numéro de téléphone gribouillé sur une nappe en fin de repas ?

Ou il était stoïque ?

Ou les autres avaient déjà leurs comptes dans des paradis fiscaux et se fichaient de ses conseils ?

Ou bien CAHUZAC,  n’a fait profiter personne de ses bonnes fortunes, ce qui explique qu’on l’ait laissé tombé aussi brutalement après ses aveux, après l’avoir soutenu aussi vigoureusement pendant son déni .

Dans ce cas ce n’était pas vraiment un bon copain !!!

Ou bien c’est un bon copain, qui est devenu un boulet de 100 tonnes. Parce qu’il sait pas mal de choses, sinon pourquoi l’aurait-on mis au Budget , et pas aux Personnes Agées, ou aux Anciens Combattants?

 

Une chose dont nous pouvons tous être certains, c’est que tout va être fait pour étouffer l’affaire, car cela toucherait beaucoup trop de monde.

Cahuzac a eu droit à un conseil en communication assez médiocre, car sa repentance ne semble pas émouvoir beaucoup le peuple. Mais l’important est d’enfumer, encore et encore, jusqu’à noyer complètement les journalistes et les citoyens.

 

Vraiment, on aimerait pourtant savoir de quoi CAHUZAC parlait avec ses copains pendant les 20 dernières années, entre le café et le whisky. Comment il leur expliquait son train de vie ? Et comment ils lui expliquaient le leur ?

On risque de finir par croire que ce petit monde devait surtout rire de nous, de notre naïveté, de la manière dont ils se faisaient élire en promettant monts et merveilles. De l’art consommé avec lequel les réseaux étouffent la France et  verrouillent sa société. De l’auge bien garnie à laquelle ils baffrent sans états d’âmes. Entre potes. Entre Frères !

Si vraiment ils ont envie de vivre ainsi, qu’ils quittent la France, qu’ils quittent la vie politique.

On nous sort actuellement et fort à propos un très respectable élu, ancien RMIste, dont on ne peut que saluer le parcours. Cet homme semble mériter beaucoup d’éloges. Souhaitons-lui de rester le même et de mériter autant d’ éloges dans 20 ans. Mais que l’on n’essaie de nous faire prendre une fois encore une honnête vessie pour de puantes lanternes.

 

La politique mérite que le peuple fasse l’effort de se réinvestir, sinon, tôt ou tard, nous nous retrouverons avec des élus qui sous couvert ‘d’opérations mains propres’, peuvent aussi nous servir une nouvelle forme de dictature.

Mine de rien, c’est exactement  ce que nous prépare le gouvernement : nous verrouiller davantage, nous taxer davantage, tout contrôler d’autrui, en évitant de se contrôler soi-même.

Les prévaricateurs prévariqueront simplement avec encore plus de prudence.

 

Soyons clairs avec nous-mêmes sur la société efficace et propre que nous souhaitons, sans passer pour autant par la case totalitarisme. C’est possible, mais c’est une question d’éducation et de bonne volonté.

Exactement ce qui fait défaut à nos politiqueux actuels.

 

A bon électeur salut !

Lucie Clavijo

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Lucie Clavijo

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