Caillassage en règle d'une voiture de police. Libération des "jeunes".

Publié le 15 Juin 2012

Des policiers sont pris à parti par des "jeunes". Qu'en pensent les Taubira et Valls du Parti socialiste laxiste? Pensez y  avant de mettre votre bulletin de vote dans l'urne dimanche prochain.

Poitiers. Les trois jeunes majeurs poursuivis après l’attaque à coups de pierre d’une patrouille de police, vendredi matin à Poitiers, ont été remis en liberté.

Aucun des trois jeunes hommes d'une vingtaine d'années accusés d'être mêlés de près ou de loin au caillassage, vendredi, d'une patrouille de police n'a été maintenu en détention. Tous ont quitté la prison de Vivonne dans la soirée. Les faits commencent peu après 6 heures du matin. Une patrouille de police remarque une voiture qui démarre en trombe à son arrivée. A l'issue d'une brève course-poursuite, la voiture suspecte est abandonnée dans le quartier des Trois-Cités.

Les policiers voient un des occupants, porteur d'un sac noir, quitter précipitamment la voiture et s'engouffrer dans une barre d'immeuble au 6 rue Normandie-Niemen. Les deux autres passagers et le conducteur, qui s'avérera être un mineur, ne s'éloignent que plus tard. Certains d'entre eux, deux au moins sur les trois, font des doigts d'honneur aux policiers et ramassent des cailloux pour les jeter dans leur direction. Aucun des policiers n'est touché, heureusement.

Des cailloux ont bien été lancés mais par qui ?

Après avoir appelé des collègues en renfort, les policiers entreprennent une fouille systématique de l'immeuble. Dans l'un des appartements, où habite une mère de famille et son fils Soufiane, ils découvrent trois autres garçons.
La perquisition de l'appartement permet de mettre la main sur le sac noir. Il contient 700 grammes de résine de cannabis. Les agents ramassent 237 autres grammes de hasch ainsi que des vêtements qui correspondent aux tenues vestimentaires des occupants de la voiture.
Placés en garde à vue, les quatre garçons essaient de jouer les caïds. L'un refuse de signer sa première déposition, l'autre piétine la planche d'identification qu'on a mise entre ses mains, tous tournent le dos au moment de la photo…
Et puis au fil des heures, les uns et les autres finissent par reconnaître a minima leur participation aux faits. Ainsi Soufiane admet que la drogue lui appartient. Il l'a, dit-il, « carottée » à un trafiquant. Lui-même ne deale pas : le petit kilogramme retrouvé chez lui, c'est pour sa consommation personnelle !
Moguit, lui, qui a un petit casier judiciaire, finit par reconnaître qu'il se trouvait dans la voiture. Mais, dit-il, il a pris la fuite tout de suite et n'a jamais lancé le moindre caillou. Quant à Ahmed, il veut bien admettre qu'il a fait quelques doigts d'honneur aux policiers mais jamais il ne les a caillassés.
Tout ce petit monde, sauf le mineur, s'est retrouvé hier après-midi en comparution immédiate devant le tribunal correctionnel. Force est de constater qu'il ne s'agit pas là des voyous auxquels le tribunal est habitué. Soufiane est même étudiant, ce qui au demeurant ne cadre guère avec sa prétendue consommation de 20 à 30 joints par jour.
Sa responsabilité, reconnue, dans la détention et le transport de stupéfiants suffit à le déclarer coupable et à le condamner à dix mois de prison avec sursis.
Le cas d'Ahmed est plus complexe. Son avocat, Me Philippe Gand, démontre sans peine qu'il n'existe aucune preuve formelle de sa participation au caillassage. Il est relaxé. Finalement, seul Ahmed est reconnu coupable des outrages et des violences sur les policiers : une des victimes du caillassage a décrit l'un des lanceurs de pierres comme un homme de type africain qui faisait des doigts d'honneur. Or Ahmed est noir et il a admis les gestes obscènes. Il est déclaré coupable et condamné à huit mois de prison, dont trois ferme.
Mais le tribunal ne prononce pas son maintien en détention et il ne retournera sans doute pas en prison.

Vincent Buche

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Point de vue

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yves IMBERT 15/06/2012 13:52


une partie trop importante de flics ou militaires vote à gauche pour que je plaigne ces professions qui sont comme les enseignants victimes de leur bêtise