Camps de harkis en métropole, camps de la honte! Préface de Gérard Brazon

Publié le 21 Mars 2012

Gérard-2Quand la France n'a pas su honorer ses combattants, prendre en compte ses réfugiés, il est mal séant que d'autres, par la suite, venus de l'immigration économique, imposent à notre France une culpabilité à l'envers.

Que cette immigration venue de pays "libérés" ou ils auraient dû en toute logique, trouver le bonheur et la joie, impose des règles, des us et des coutumes venus d'un autre âge, est une anomalie.

La France est venue à Alger pour que cesse la traite des esclaves chrétiens, pour pacifier les eaux de la Méditerranée. Elle n'était pas venue pour conquérir un territoire mais pour que cessent les ingérences des barbaresques et le pillage des côtes européennes par ceux-ci !

Mais vint le temps de la colonisation! On peut le regretter aujourd'hui mais on ne peut juger des Français de 1830. Dans tous les cas, ces Français bâtirent un pays, donnèrent un nom à ce pays, tracèrent des frontières, cultivèrent, asséchèrent le sol, construisirent cette Algérie qu'ils ont tant aimée. La France abandonna les habitants de cette Algérie.

Alors pourquoi ces français issus de l'immigration économiques imposent un regard, une histoire qui n'est pas la vraie histoire de ce territoire?

La France est sans doute coupable mais seulement de n'avoir pas su protéger et accueillir ceux qui se sont battus pour elle. Pour le reste, elle peut être fière d'avoir bâti un pays à partir de rien quoiqu'en disent les français de papiers algériens et d'ailleurs! La preuve en est: s'ils pensent que la France est indigne, ils peuvent retourner dans leur pays et essayer de construire quelque chose sur le désert qui a remplacé les champs de blés et les vignes.

S'ils ne le font pas, ce n'est pas au nom des "132 ans d'occupation d'un pays qui n'existait pas, que l'on aurait détruit alors même qu'il fût riche, au nom d'une vengeance quelconque", mais bien parce qu'ils savent ces "français de papier" que là-bas, le bonheur n'existe pas pour eux tant ce pays est devenu pauvre et tant la misère est énorme hormis pour l'oligarchie du FLN. Et s'ils ne le savent pas, malgré les cousins qui les envient, qui rêvent de venir dans le pays de l'ancien colon, c'est que c'est encore plus grave pour eux !

Voici un épisode de "libération" du harkis dans l'un des camps français en métropole. 

Gérard Brazon

******* 

En 1975, quatre hommes cagoulés et armés pénètrent dans la mairie de Saint Laurent des arbres, dans le département du Gard. Sous la menace de tout faire sauter à la dynamite, ils obtiennent après 24 heures de négociations la dissolution du camp de harkis proche du village. A l¹époque, depuis 13 ans, ce camp de Saint Maurice l¹Ardoise, ceinturé de barbelés et de

miradors, accueillait 1200 harkis et leurs familles. Une discipline militaire, des conditions hygiéniques minimales, violence et répression, 40 malades mentaux qui errent désoeuvrés et l' isolement total de la société française. Sur les quatre membres du commando anonyme des cagoulés, un seul aujourd'hui se décide à parler.

35 ans après Hocine raconte comment il a risqué sa vie pour faire raser le camp de la honte. Nous sommes retournés avec lui sur les lieux, ce 14 juillet 2011. Anne Gromaire, Jean-Claude Honnorat

Et pour compléter le documentaire, réécoutez sur SUD RADIO, « podcasts » l'émission du 8/11/11, de Karim Hacene, Enquêtes et Investigations, sur les harkis le camp de saint maurice l'ardoise.

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Histoire de France

Commenter cet article

DUVENTDEBOUT 21/03/2012 17:42


J'étais en Algérie en 61 lors du putsch d'avril 1961 des quateron de Généraux. Sauf qu'en Oranais De Pouilly n'a pas suivi les "Algérois". Je rencontrais lors d'opérations le chef d'un village au
sud d' Arzeux, Kadour et il  venait dans notre camp militaire quelques fois. Lequel nous disait quand vous partirez nous serons tous exécutés. Nous le savions en parlant entre militaires.
Revenu sur le Continent et après 1962 chaque fois que je le pouvais je dénoncait le traitement scandaleux fait aux harkis auprès de parents français d'Algérie, d'élus locaux et de citoyens
actifs. Mais ma voix insipide et sans saveur ne pouvait avoir aucun écho. Une petite satisfaction que des voix crédibles plus tardives que d'autres s'élèvent enfin pour faire le bilan
catastrophique de cette partie de l'histoire de la France. Il est trop tard et la France n'a plus de crédit sur ce thème. Mais l'Histoire ne devrait plus reservir ce même plat à notre Pays.

Polux 21/03/2012 17:39


Oui il y a eu des camps de harkis et celà est regrettable, mais je connais un endroit à Ste LIVRADE ( 47 ) qui s'appelle le  " CAFI " ( Centre d'Accueil des Français d'Indochine ) qui existe
depuis plus longtemps et qui a fait l'objet d'un reportage, sur ARTE je crois, il y a quelques années, dans lequel on nous expliquait une possibilité de relogement pour les résidents, alors que
ceux-ci n'étaient plus représentés que par quelques vieilles veuves qui avaient enterré les membres de leurs famille à Ste Livrade qui ne veulent plus quitter l'endroit et où subsiste un
magasin de produits asiatiques tenu par une famille. S'intéresser 50 ans après à ces gens là me semble choquant et je me demande même ce qui à pu motiver ce soudain intérêt pour leur sort, alors
qu'ils étaient oubliés depuis longtemps ?!