Canular Gérard Dahan: la graine de dictature n'est pas là où on le croit!

Publié le 16 Juin 2012

Après le canular où Nadine Morano discute cordialement avec le numéro deux du FN Louis Aliot, l'UMP est dans l'embarras. François Fillon a sèchement recadré son ex-ministre via Twitter en écrivant : "Elle aurait dû raccrocher tout de suite, car on ne parle pas aux dirigeants du FN." Dans l'après-midi, Louis Aliot a vivement critiqué la réaction de l'ancien Premier ministre dans un tweet incendiaire. L'ancien rugbyman au tempérament volcanique répond aux questions du Point.fr.

 

Le Point.fr : Quelle a été votre réaction en découvrant le canular de Gérald Dahan ?

Louis Aliot : Le procédé ne me plaît pas beaucoup. J'ai trouvé ce canular un peu en décalage avec une campagne électorale de terrain, car nous sommes à deux jours du second tour des élections législatives. Si on écoute ce que Nadine Morano dit, on n'en apprend pas plus que ce qu'elle dit au journal Minute. Elle est exactement sur la même ligne. Quant à ce que Nadine Morano affirme sur le talent de Marine Le Pen, je crois avoir déjà entendu beaucoup de commentateurs politiques dire la même chose. Cela n'a donc rien d'extraordinaire.

Comment jugez-vous le comportement de Nadine Morano ? Est-il électoraliste ou sincère?

Je pense que Mme Morano est comme beaucoup de Français aujourd'hui. Selon un récent sondage, 40 % des Français jugent que Marine Le Pen dit des choses vraies. Visiblement, Mme Morano ne partage pas l'ensemble des positions du FN, mais elle sait reconnaître des évidences comme le talent de Marine ou la réalité de certains problèmes de société.

Selon vous, certains dirigeants de l'UMP sont mûrs pour discuter - au moins de façon informelle - avec le FN ?

Je vous signale que sur le terrain, en campagne, je côtoie tous les jours des militants et sympathisants de l'UMP. Ils n'en reviennent pas du sectarisme d'une partie de leurs dirigeants ! Regardez encore ce soir, M. Fillon qui réplique à Mme Morano qu'elle aurait dû raccrocher ! Mais qui est M. Fillon pour se permettre d'interdire à quelqu'un de prendre une personne au téléphone ? C'est quoi, c'est l'Union soviétique ? Il faudrait contrôler les gens qui vous appellent ?! Je trouve la réaction de M. Fillon pitoyable ! M. Fillon préférait sûrement discuter avec des staliniens qu'avec des patriotes ! M. Fillon a montré son véritable visage. Moi, je ne m'immisce pas dans les affaires des partis, mais j'espère que les adhérents de l'UMP favorables avec des accords avec le FN le lui feront payer lors du prochain congrès de l'UMP.

Faisons un peu de politique-fiction. Selon vous, quel sera le paysage de la droite dans une dizaine d'années ?

Peut-être l'UMP n'existera-t-elle plus ! Ou bien cette UMP européiste et ultra-libérale existera de manière résiduelle. La droite sera recomposée autour de mouvements de patriotes sur des idées d'Europe des nations, de patriotisme économique, de lutte contre l'immigration, d'ordre républicain. Autant de notions aujourd'hui partagées par beaucoup de Français mais qui manifestement n'arrivent pas à s'imposer au sein de l'état-major de l'UMP aujourd'hui.

  Propos recueillis par SÉGOLÈNE DE LARQUIER

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Politique Française

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Claude Germain V 16/06/2012 22:51


Decidement ces cohortes de voyous de haut niveau doivent adorer jouer au petit train ensemble ,le convoi ainsi fait doit se composer dabord la
locomotive-Delanoé....le tandem-COPE....le conducteur-Juppé.....le mecano-graisseur-Fillon.........et TOUTE la
clique-Islamo-collabo......UUU.MMM.PPP.SSS................tut!tut!tutututututttt!!!!!!!!!

Marie-claire Muller 16/06/2012 17:18


jeudi 14 juin 2012





Le Front anti-FN en train d’imploser ? par Rémi FONTAINE



Publié par legaulois.info



 





Dans un entretien au Télégramme de ce mercredi, Marine Le Pen estime que « le mur anti-FN
» est bien défoncé : « Il a implosé. Ne serait-ce qu’avec la consigne donnée par l’UMP qui a enterré ce qu’ils appelaient le “front républicain”.


Maintenant, ils ont évolué sous la pression de leurs électeurs et de leur base. Une très grande majorité des électeurs UMP se sentent plus
proches de nos options alors que la plupart des dirigeants de l’UMP se sentent plus proches des socialistes. »


 






Le bureau politique de l’UMP a opté lundi, en vue du second tour des législatives, pour le ni FN, ni gauche, au motif que le PS « fait
alliance avec le Front de gauche » selon les termes de son secrétaire général, Jean-François Copé. Nous avons dit hier l’inanité et la stupidité de cette fausse symétrie entre les prétendus
extrémismes de droite et de gauche. Il n’empêche qu’elle constitue à sa manière un « moindre pire » par rapport à l’affligeante stratégie chiraquienne de s’allier jusqu’à
la gauche extrême pour faire barrage au Front national !





Les ténors du PS, dont le Premier ministre Jean-Marc Ayrault, ne s’y sont pas trompés qui dénoncent cette nouvelle tactique, accusant grossièrement
la « droite » de se préparer à conclure une « alliance » avec le FN et à rompre le cordon sanitaire instauré de longue date autour de ce bouc émissaire : « Bien sûr, ils
y vont par petites touches, mais ce “ni-ni” c’est une rupture avec ce qui s’est passé depuis très longtemps », a-t-il fustigé. Alors que Jacques Chirac n’avait « pas transigé avec cela », le
chef du gouvernement a reproché à l’UMP de « lâcher » sur ces principes imposés par la gauche à la droite en une funeste praxis en faveur de la gauche. « C’était en
marche avec Nicolas Sarkozy mais là l’UMP est en train de franchir un cap », a-t-il déploré.





Au retour d’un déplacement pour soutenir Ségolène Royal, la première secrétaire du PS Martine Aubry a tenu des propos similaires. Là où Jacques
Chirac « avait mis des digues » avec le Front national, Nicolas Sarkozy « a mis des passerelles » : « Et ce qui se passe depuis le comité politique de l’UMP hier,
qui ne choisit pas entre le FN et le Parti socialiste, est extrêmement grave », a affirmé sans rire le maire de Lille. Dans son collimateur, le candidat UMP des Bouches-du-Rhône, Roland
Chassain, qui s’est exprimé auprès de l’hebdomadaire Minute et a retiré sa candidature pour soutenir le Front national contre Michel Vauzelle. Mais aussi l’ancienne ministre Nadine
Morano, qui en appelle (en raison de valeurs communes) « aux voix du FN » dans ce même journal, lequel (après, déjà, le fameux entretien avec Gérard Longuet), « devient le journal
officiel de l’UMP », dénonce Martine Aubry.





Interrogée sur l’appel de Nadine Morano aux électeurs du FN à voter pour elle, Marine Le Pen répond leur laisser une liberté totale : « Je ne
soutiendrai pas madame Morano. Je laisse la liberté totale à mes électeurs. (…) Ce sont des citoyens à part entière, ils sont donc aptes à décider ce qui est le mieux pour leur circonscription.
» Dans le cadre de la réciprocité (en réponse à Chassain), le FN cependant s’est officiellement retiré dans une des 32 circonscriptions où il est présent en triangulaire, dans les
Pyrénées-Orientales. Mais Marine Le Pen a condamné l’attitude de sa candidate dans la 5e circonscription du Vaucluse (Carpentras- Nord), Martine Furioli-Beaunier, qui s’est retirée d’elle-même
d’une triangulaire pour « faire barrage à la gauche ». En revanche, après sa demande au siège du FN, ce dernier a approuvé le choix de sa candidate éliminée dans la 9e circonscription de
Loire-Atlantique, Marguerite Lussaud, d’appeler à voter pour le député sortant UMP, Philippe Boënnec, qui avait demandé son soutien. Affirmant notamment son opposition au droit de vote des
étrangers et au mariage homosexuel, celui-ci avait déclaré : « Sur ces valeurs-là, sur les valeurs de société, nous partageons plus de choses en commun avec le FN qu’avec le PS.
» C’est ce qu’on appelle un front patriotique qui est le contraire de la discipline républicaine.





Tandis qu’Henri Guaino, ex-conseiller spécial de Nicolas Sarkozy, a critiqué les « leçons » de la gauche, le député Jean-Paul Garraud
(Droite populaire), s’est interrogé sur la pertinence du maintien d’un cordon sanitaire  : « Les gens ne font plus la différence entre les partis au sein du bloc de droite.
»





Même si les gros dirigeants de l’UMP (Copé, Fillon Juppé…) font encore gauchement de la résistance à droite, leur dérisoire «
ni-ni » montre déjà un signe de faiblesse : oui, si le mur anti-FN (construit par la gauche avec la collaboration des « idiots utiles » de la droite piégée) n’a peut-être pas
encore implosé, il est bien en train de se démolir…


Présent (Posté par Marino)

Marie-claire Muller 16/06/2012 15:46


C'est vraiment pas la peine d'en faire une affaire!surtout que ce que Nadine Morano a dit est la stricte vérité si Dahan l' a" piégé "tant mieux surtout que ceux qui s'offusquent de ce qu'elle a
dit balaient devant leur porte le politiquement correct qiui empoisonnent notre société! l'umps doit réviser sa copie car la chappe de plomb commence à se fissurer!!