Caroline Fourest à Bruxelles : islamistes, extrême droite, même combat

Publié le 11 Février 2012

A l’Université Libre de Bruxelles, c’est aux barbus qu’il revient d’empêcher la journaliste de parler des dangers de "l’extrême droite". Un paradoxe ?

Caroline Fourest : "Je dis du mal de Marine Le Pen, bing, ça agace Tariq Ramadan !"

Caroline Fourest : "Je dis du mal de Marine Le Pen, bing, ça agace Tariq Ramadan !" Crédit Flickr/jcfrog

Pas toujours fastoche d’être Caroline Fourest. Exécrée par la gauche radicale, qui se méfie de son anti-fondamentalisme religieux et croit y déceler un affreux tropisme guéanesque, détestée par l’ultra droite, qui lui reproche son manque d’empathie pour les nouveaux habits du FN, elle met même mal à l’aise tout ce qui se trouve entre les deux (ça doit être le principe de précaution).

A vrai dire, il n’y a guère que les écolos pour la laisser tranquille. Et encore, ça pourrait ne pas durer.

Mardi soir à l’Université Libre de Bruxelles, où elle devait participer à un débat sur la fréquentabilité toute neuve des partis d’extrême droite en Europe, c’est par une soixantaine de barbus(ues) emmenés par un maître de conférence du cru (mais glabre, pour le coup), Souhail Chichah, qu’elle a été empêchée de parler. Ce n’était pas tout à fait une surprise, cette « burqa pride » ayant été ouvertement planifiée par le bonhomme sur Facebook, mais c’était tout de même une première pour une fac belge réputée tranquille.

Ce qui est marrant, pour autant, c’est qu’une observatrice aussi affûtée des mouvements racistes soit prise pour cible par ces clowns prétendant lutter contre « l’islamophobie ». Marrant, mais pas paradoxal : les extrémistes, même antagonistes, se trouvent souvent des points communs lorsqu’il s’agit de taper sur les démocrates. Ils n’en oublient évidemment pas le coup d’après, lorsqu’ils en auront fini avec ces agaçantes Caroline Fourest et qu’ils pourront enfin s’égorger les uns les autres, mais dans l’intervalle…

Il y a d’ailleurs quelque chose de pathétique à voir le modérateur du débat tenter de rallier les gêneurs à sa cause [vidéo ci-dessous], en leur rappelant qu’il s’agit ici de lutter contre l’extrême droite et qu’ils pourraient contribuer plutôt que conspuer. Fourest, qui a en a vu d’autres, explique plutôt que barbus ou crânes rasés, c’est du pareil au même mais je ne suis pas certain que le brave recteur intègre le message. Les Belges sont beaucoup moins retords que les Français : en temps normal, c’est une bonne chose, mais il y a des fois…

 

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Le Nazislamisme

Commenter cet article

Claude Germain V 11/02/2012 20:13


Ils sont 5 ou6 apparament et une salle entiere n'ose pas bouger ????incomprehensible....