Caroline Fourest : une « semi-lettrée » à la solde d’Eurabia. Par Paul Landau.

Publié le 27 Février 2013

Caroline Fourest, EurabiaLa diffusion surFrance 5 de l’émission en plusieurs parties « Les réseaux de l’extrême » ne nous aura rien appris d’essentiel que nous ne sachions déjà sur l’extrême-droite ou sur les islamistes. Mais elle aura au moins permis de faire tomber les masques et de confirmer ce que plusieurs chercheurs ou auteurs (parmi lesquels, notamment, Pierre-André Taguieff, Bat Ye’or ou l’auteur de ces lignes) répètent depuis plusieurs années : Caroline Fourest n’est pas une « amie » de la communauté juive ou d’Israël… Elle n’est pas non plus une intellectuelle à proprement parler, mais plutôt une militante et une « semi-lettrée * », qui a mis ses modestes capacités de réflexion et son ambition démesurée au service de sa carrière (fulgurante, il faut le reconnaître) et au service d’une idéologie favorisant l'Eurabia.

Il n’est pas étonnant que, dans la partie de son émission la plus tendancieuse, celle consacrée aux « Naufragés de Sion », Fourest s’en prenne essentiellement à deux représentants de l’extrémisme supposé au sein de la communauté juive et des amis d’Israël : la LDJ, sur laquelle je dirai quelques mots, et les « réseaux anti-Eurabia » (expression employée dans le descriptif de l’émission sur le site de France 5). En fait de « réseaux », l’émission ne donne la parole qu’à deux personnes, dont le discours n’est aucunement réfuté ou contredit : Guy Millière et Bat Ye’or.

J’ajoute que si Caroline Fourest avait mené une véritable enquête, elle aurait pu découvrir qu’il existait véritablement un lien entre les militants anti-Eurabia ou anti-islamisation et les amis d’Israël en France et en Europe, ce qui pourrait faire l’objet d’une émission passionnante… Encore faudrait-il faire un véritable travail de journaliste, et pas se contenter de faire du copier-coller et d’aller glaner quelques images dans les archives de France Télévision !

caroline fourest,eurabia

Philip De Winter et David Haivri : les réseaux anti-Eurabia existent mais Fourest ne les a pas trouvés...

 

Caroline Fourest, EurabiaSi Caroline Fourest déteste tellement les tenants de la théorie Eurabia – théorie politique que les faits confirment jour après jour sur le sol européen -  c’est, comme me l’expliquait récemment Bat Ye’or, parce que Fourest fait elle-même partie d’Eurabia !

Elle a siégé longtemps à la Fondation Anna Lindh, fondation qui n’est pas un simple organisme de recherche, mais un acteur politique aux moyens financiers considérables et aux visées bien précises… Acteur central du « Partenariat euro-méditerranéen », la Fondation Anna Lindh est en fait, comme l’a montré Bat Ye’or dans son livre Eurabia, le cheval de Troie de l’islamisation culturelle et politique de l’Europe.

De même que l’URSS recrutait autrefois des intellectuels prestigieux en Occident (comme Ernest Hemingway) pour défendre la politique de la « patrie du socialisme », l’Union européenne recrute aujourd’hui des intellectuels – par le biais de la Fondation Anna Lindh – pour défendre le projet politique euro-méditerranéen. Et si Mme Fourest pourfend aujourd’hui le « fanatisme » israélien et s’abstient de dénoncer le projet politique de Tariq Ramadan – préférant le contredire uniquement sur le sujet très réducteur de l’homosexualité – c’est parce qu’elle est devenue une militante au service du projet euro-méditerranéen. Ce projet n’est d’ailleurs pas du tout incompatible – loin s’en faut – avec celui de Ramadan : il est en fait le second versant de l’entreprise islamiste de conquête de l’Europe. Tandis que Ramadan et les autres prédicateurs de l’islam conquérant s’emploient à islamiser et à ré-islamiser les populations européennes, Caroline Fourest et ses collègues de la Fondation Anna Lindh s’emploient de leur côté à annihiler toute velléité de résistance de la part de ces mêmes populations, en s’en prenant à tous ceux qui incarnent une résistance citoyenne face à l’islamisation de la France…

A propos de la LDJ, censée incarner les « extrémistes juifs », je constate que Madame Fourest n’a pas fait le travail élémentaire d’aller à la rencontre de ses militants ou de ses représentants, en France ou ailleurs. La seule personne interviewée sur le sujet pour les besoins de l’émission est le président sortant du CRIF, Richard Prasquier, qui semblait craindre par-dessus tout qu’on le soupçonne d’accointance avec la LDJ… Que Prasquier se rassure ! A part les cinglés d’Europalestine, personne ne pense sérieusement qu’il est un fan du rav Kahana et de ses adeptes en France !

 

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Plus sérieusement, je regrette que M. Prasquier n’ait pas eu le courage, pendant son mandat à la tête du CRIF, de faire ce que son prédécesseur (et peut-être successeur ?) Roger Cukierman avait fait en 2002 : rencontrer les dirigeants de la LDJ. Souhaitons que le futur président du CRIF soit, sur ce sujet comme sur d’autres, moins frileux et plus engagé.

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Europe liberticide

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