Ce n'est qu'un début, le combat continue - Par Minurne.

Publié le 27 Mars 2013

Citation de François Hollande

(Discours de François Hollande en 2006, lors des manifestations contre le CPE).


"Quand il y a des milliers et des milliers de citoyens, jeunes ou moins jeunes, quand toutes les organisations syndicales, représentées sans exception, quand de nombreuses associations d'étudiants et de parents d'élèves, sont aussi mobilisés, à quoi sert d'attendre la prochaine manifestation ? (... ) il suffirait d'un mot, un seul, que le pouvoir hésite à prononcer : l'abrogation. C'est un gros mot pour la droite. Mais quand on a fait une erreur, il faut savoir l'effacer".

Merci à Alexis Ceron pour avoir rappeler cette citation


 

 Par Minurne

 

Quand un gouvernement rétablit en faveur des journalistes une prime défiscalisée et renouvelable chaque année de 7 650 €, quand les plus médiatiques d'entre eux, les Apathie, Denizot, etc. peuvent toucher des salaires de plusieurs dizaines de milliers d'euros par mois, grâce en partie à nos impôts à travers les grosses subventions que touche la presse en France et le service public télévisé (2 milliards par an) il est compréhensible que 90 % d'entre eux deviennent les larbins dociles du pouvoir en place.

La socialistische- Propaganda-Abteilung de l'Elysée a ses têtes comme Pierre Bergé, dont la pensée totalitaire se confond de plus en plus avec celle de Goebbels, par exemple dans ce tweet, qu'il a retweeté depuis son compte personnel pour lui donner plus de poids, où il est déclaré que "si une voiture explosait au milieu de la foule des manifestants anti mariage pour tous, je ne pleurerais pas". Pour Bergé, être contre la loi Taubira est forcément être homophobe et antisémite, on saurait difficilement être plus stupide et plus insultant.

 

Pourtant et heureusement, il reste des journalistes honnêtes qui relatent les faits tels qu'ils sont. Comme dans ce reportage de la chaîne D8 hier soir où l'on voit nettement des CRS en action (dimanche soir on avait parlé de gendarmes, c'était une erreur, c'était bien des CRS reconnaissables à leur uniforme noir qui étaient sur la place de l'Etoile, les Champs-Elysées et l'avenue Foch). Ils gazent à l'aveugle les manifestants énervés qui tentent de franchir les murs anti-émeute, ils gazent délibérément des enfants dont certains en poussettes comme l'a rapporté une autre journaliste qui était dans la foule "près d'une centaine d'enfants, âgés de 0 à 14 ans… Ils toussaient, crachaient, pleuraient, se frottaient les yeux sans comprendre ce qui leur arrivait. Certains CRS, à l’arrière ou sur les côtés, pris de pitié, ont même sorti de leur poche je ne sais quel antidote réservé à leur usage personnel pour calmer les irritations des plus désemparés. L’un d’entre eux a dû être pris en charge par les secours" (Gabrielle Cluzel, 24 mars, sur Boulevard Voltaire).

 

 

On en voit un frapper de sa matraque un homme âgé assis par terre en passant à côté de lui. La foule recule affolée, aveuglée, une vieille dame qui, comme Christine Boutin, est tombée par terre à moitié asphyxiée manque de peu d'être piétinée. "Des nervis d'extrême droite", commente Jean-Philippe Désir (Dit Harlem ndlr), le repris de justice qui dirige le PS. "C’est vrai que les ordres sont les ordres, et ceux qui ont été donnés obéissaient de toute évidence à l’intérêt supérieur du pays : ces enfants-là mettaient en danger la sécurité de l’État. Attention, le lancer de biberons et l’attaque de doudous, ça peut faire super mal. Ils ne sont pas vieux, et comme première expérience de l’exercice de la démocratie, ça se pose là". (Gabrielle Cluzel)

 

Mais celui qui a bien rigolé, c'est le Valls assis dans son bureau du ministère de l'intérieur, le manche à balai qui le tient en permanence bien raide planté dans le c.., expliquant à la presse que les organisateurs n'ont à s'en prendre qu'à eux-mêmes.

 

C'est vrai quoi, ils n'auraient pas du commettre l'erreur d'être dociles aux injonctions du larbin de police Boucaut (Préfet de Paris ndlr) qui les a baladés des Champs-Elysées à la Bastille pour les ramener au dernier moment à la Grande Armée, compliquant délibérément l'organisation de la manif, divisant les flux de manifestants qui cherchaient à rejoindre le cœur de la manif et se heurtaient partout à des barrières dans les rues et les avenues.

 

Docile, Frigide Barjot s'était laissée manipuler par Boucaut et maintenant appelait à "respecter la légalité". C'est bien, si l'objectif était de donner l'occasion à des centaines de milliers de provinciaux de dépenser temps et argent pour venir faire un petit tour à Paris dans le froid le temps d'un week-end. C'est une erreur si ce n'est pas pour cela qu'ils étaient venus, rejoints par d'autres centaines de milliers de parisiens, ceux qui connaissant les rues de leur ville tentaient de sortir du labyrinthe de barrières astucieusement imaginé par le Boucaut de service.

 

Gabrielle Cluzel l'a compris quand elle s'est retrouvée dans la foule bloquée à la Porte Maillot : ce million et quelques centaines de milliers de gens venus de la France entière n'étaient plus là pour promener des pancartes et des ballons roses mais pour contester la globalité de la politique destructrice de l'économie et de l'identité de la nation française que veut imposer le gouvernement socialo-fasciste de François-le-pingouin.

 

Si j'accole ce terme infâmant de "fasciste" à "socialisme", ce n'est pas sans raison. La première manif, celle du 13 janvier s'est faite sur les Champs-Elysées, mais il est  trop facile d'y compter le nombre des manifestants : avec ses 340 000 manifestants Boucaut est passé pour ce qu'il est, un menteur trop obéissant au pouvoir, et il n'y eut aucun incident. Celle qui vient d'avoir lieu a été cantonnée sur l'avenue de la Grande Armée, trop étroite et trop courte pour contenir un million de personnes.

 

Beaucoup sont restées piégées dans les rues et avenues avoisinantes par les barrières fournies par les services de "notre-dame de Paris" (le notre-dame de Paris qui dirige la mairie). Puisqu'elles n'étaient pas formellement dans la manif entre l'Etoile et la porte Maillot, impossible de les compter, d'où ce chiffre que même les journalistes les plus à-plat-ventristes n'osent pas reprendre de 300 000 manifestants annoncé par la préfecture emboucautée du bois dont on fait les collabos. Mais le sentiment d'être piégés et les bousculades inévitables dans une foule serrée comme sardines en boîte en ont énervés certains : des incidents étaient à prévoir.

 

Mais où la troisième manifestation annoncée sera-t-elle autorisée par Boucaut ? On parle en haut lieu du Parc des Princes à la Porte d'Auteuil ou du stade de France à Saint-Denis, les modernes Vel'd'hiv de notre belle époque socialisée. Boucaut, qui dans son comportement professionnel ressemble de plus en plus au copain de Mitterrand, Bousquet, pourra baptiser la prochaine intervention musclée de ses sbires "Vent printanier" !

 

Bon, Frigide Barjot a ré-enchanté le rêve des Français qui appellent à une nouvelle opposition moins énarchisée que l'actuelle, qu'elle en soit remerciée. Mais il est temps qu'elle passe la main, car les Français ne supporteront peut-être pas une troisième fois de s'entendre dire "soyez sages, respectez la légalité et rentrez chez vous, une fois de plus votre engagement actif n'aura servi à rien puisque le gouvernement sachant que vous êtes inoffensifs ne vous écoutera pas".

 

Quand on lance des actions politiques, il faut savoir que la politique n'est pas un show mais un rapport de forces avec les risques que cela comporte. La stratégie de Boucaut pour compromettre la manif était évidente, il ne fallait pas l'accepter mais la contrer, refuser la soumission, organiser les dérapages contestataires pour qu'ils soient efficaces. Lancer des groupes de quelques milliers de jeunes hommes sachant courir vite, l'un vers le 8 rue Cauchy dans le 15ème Art., domicile du président, l'autre vers l'Elysée, le troisième vers la place Vendôme, ministère de la Justice, etc. pour diviser et disperser les forces de police et les CRS, éventuellement organiser des embouteillages avec des voitures pour freiner leur progression, affoler la préfecture, Boucaut et Valls, leur faire vraiment peur. Et ce n'est qu'une stratégie parmi d'autres.

 

C'est ça une manif, tous les syndicalistes vous le diront, une manif n'est jamais une promenade de santé, c'est un acte de guerre contre le pouvoir et c'est comme cela qu'il le ressent. Opposer à un président bisounours une stratégie de bisounours avec doudous et peluches passe une fois, juste pour montrer qu'on a la force par le nombre, le peuple avec soi ; deux fois c'est déjà une erreur car les chiens du président ont pris les choses en mains ; la troisième fois sera la fois de trop car cette fois-là le gouvernement organisera lui-même les incidents graves pour vous déconsidérer, Madame Barjot, vous ridiculiser, vous rendre responsable des blessés ou des morts que souhaitait Boucaut, qui n'auraient pas fait pleurer Bergé, et qui ont pu être évités lors de cette seconde manif.

Ce sont des "salopards" que vous affrontez, Madame Barjot, pas des gens honnêtes, Mélenchon vous le confirmera.

 

Cette manif était déjà nettement plus politisée que la première, le mariage des homos, les manifestants n'en avaient rien à cirer pour la plupart. Ce qu'ils voulaient c'est montrer leur ras-le-bol comme en ont témoigné ces pancartes et slogans réclamant que le gouvernement du président élu par mégarde s'occupe enfin des vrais problèmes, le chômage et la relance de l'activité économique avant la fantaisie sexuelle "genrée" d'ultra minorités.

 

Ras-le-bol aussi d'être insultés, trainés dans boue, méprisés par les Hollande, Montebourg, Taubira, Delaunay (ministre des personnes âgées), Léger (ministre de la famille), Désir (repris de justice)  et autres Jean-Pierre Michel, rapporteur de la loi Taubira au Sénat qui refuse de recevoir les opposants à la loi et les accuse de "déni d'homophobie".

 

Ras-le bol de leur morgue, de leur psychorigidité et de leur idéologie stalinienne de haineux rétrogrades. Tenez-en compte la prochaine fois, Madame Barjot, soyez le général des manifestants que vous aurez réunis, ou passez la main. Mais néanmoins, merci de nous avoir amenés jusque-là.

 

Maurice D.

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Politique Française

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mika 27/03/2013 12:42


2006 - Echange Hollande Villepin – Assemblée - CPE


http://www.youtube.com/watch?v=6IpNnF2clAc


 


2006 - Villepin dénonce la lâcheté d’hollande


http://www.youtube.com/watch?feature=endscreen&NR=1&v=RY05CWpuo5o


 

LA GAULOISE 27/03/2013 12:25


On comprend le désamour voir la haine que peut inspirer cette bande de bons à rien et qui va nous conduire tout droit au pire.