Ce que disait Charles de Gaulle: "Il est facile d'être un jean foutre!"

Publié le 1 Février 2010

Souvent je suis interpelé sur l’Europe.
Pourquoi je ne suis pas européen ?
Pourquoi cette Europe me dérange ?
Pourtant, l’Europe a apporté la paix me dit-on, l’Europe est un gage de stabilité, l’Euro est un système monétaire qui nous a protégé et qui a assuré la paix sociale.
Dans tout cela il y a une part de vérité. Mais il y a aussi beaucoup de silence sur les abandons de souveraineté.
La France n’est plus maîtresse chez elle et dans bien des domaines. Que ce soit sur l’économie, les frontières, l’immigration, la justice, etc. Cette Europe transforme la France en une province d’une Europe globalisée ou même les frontières géographiques ne sont plus considérées comme des normes admises. Demain, la Turquie et pourquoi pas la Tunisie ou la Lybie. Tout cela au détriment de nos spécificités, de nos cultures, de nos arts de vivre et même de nos racines culturelles.
Je refuse cette Europe tentaculaire à tous les échelons de la vie. A ce niveau de raisonnement, je passe à tous les coups pour un attardé mental ou pour un vieux con.

 

Pour autant, à quoi sert cette Europe "démocratique" de nom qui prend de plus en plus de place dans notre quotidien en retirant le droit de se prononcer aux citoyens ? A peine le traité de Lisbonne (Constitution européenne bis soustrait aux choix des peuples) mis en place que déjà, les limites de son action sont présentes. Qui connaît le Président de cette Europe et de son "ministre des affaires étrangères". Personne en fait.

Suite au séisme d’Haïti, l’Europe n’avait toujours pas de voix. Cette Europe qui est capable de vous faire des directives contraignantes sur la taille des tomates et de la composition de votre assiette ou de votre fromage reste silencieuse quand il s’agit de donner à manger à ceux qui n’ont plus rien. Ce ne serait encore rien si cette Europe ne se voulait totalement fédérale avec la complicité objective des dirigeants politiques de droite comme de gauche. Y compris les Députés Européens. Pourtant, nous avons en mémoire et si non, nous pouvons retrouver des déclarations de ces hommes politiques conscients à l’époque de cette dérive fédérale que ne veulent pas les Français.

            "Favorables à l’organisation européenne, oui nous le sommes pleinement. Nous voulons autant que d’autres, que se fasse l’Europe. Mais une Europe européenne, où la France conduise son destin de grande Nation. Nous disons non à la Frane vassale dans un empire de marchands, non à une France qui démissionne aujourd’hui pour s’effacer demain. (...) quand il s’agit de l’abaissement de la France, le parti de l’étranger est à l’œuvre (...)  
Cet homme qui a tout trahi y compris ces amis politiques pour devenir Président a aussi trahi la France chère au général de Gaulle.  Chacun l'a compris je parle de Jacques Chirac la personnalité préféré des français.

A mon grand regret, je dois dire que son successeur Nicolas Sarkozy en n’acceptant pas le verdict du référendum sur la constitution prend sa part du déni du général Charles de Gaulle qui reste l’homme politique le plus moderne que la France a eu depuis longtemps.

Voici ce que dit Pierre Maillard ancien conseiller du Général.

Tout d’abord l’Europe n’était pas pour lui, contrairement à beaucoup d’autres, une idéologie. Le Général récusait dans tous les domaines ce concept, d’une part parce qu’il considérait toutes les idéologies comme passagères et donc relatives, et d’autre part parce qu’il y voyait toujours la couverture d’intérêts précis et souvent suspects. L’Europe n’était donc pour lui rien de plus mais aussi rien de moins qu’une construction politique hautement souhaitable dans une conjoncture historique donnée et donc comme un projet relevant de la géopolitique. D’autre part, il rejetait tout à fait la vision fédéraliste préconisée par les adeptes de Jean Monnet. Pourquoi ? Parce que le concept de Nation demeurait pour lui une donnée fondamentale de la vie des peuples, selon lui attestée par l’Histoire, un concept qu’il opposa en outre toujours à celui d’Empire. Or toute nation supposait elle-même l’introduction de la notion de souveraineté, essentielle pour le Général. Il n’y avait pas pour lui de nation, à supposer naturellement qu’elle soit accompagnée d’un Etat, sans souveraineté. Bien entendu cette souveraineté n’incluait pas tous les domaines de la vie mais un certain nombre de prérogatives essentielles de l’Etat, la diplomatie, la défense, la monnaie et dans une certaine mesure le Droit et la langue, tous éléments que la conception fédérale consistait précisément à remettre à un pouvoir supérieur ce qui était pour le Général impossible à admettre.

              Monsieur Pierre Maillard, Ambassadeur de France, Ancien conseiller diplomatique du Général Charles de Gaulle

 

            Comment ne pas se souvenir de ce qu’il disait au sujet de l’Europe.

- Tout système qui consisterait à transmettre notre souveraineté à des aréopages internationaux serait incompatible avec les droits et les devoirs de la République. (1963)

- On peut faire des discours sur l’Europe supra nationale, ce n’est pas difficile : Il est facile d’être un jean foutre! (10 juin 1965)

           Ce qui n’empêche pas nos hommes politiques de venir se recueillir sur la tombe du général sans aucune gêne semble-t’il. Que peuvent-ils lui dire en conscience, eux qui n’ont eu de cesse de faire le contraire. A commencer par trahir l’esprit de sa constitution et qui n’ont pas tenu compte de sa vision de l’Europe ?

Gérard Brazon

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Politique Française

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