Ces élus qui ont convaincu le Qatar de payer pour les banlieues

Publié le 28 Septembre 2012

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            Source: http://www.liberation.fr/politiques (Journal bien pensant de gauche qui ne voit pas le mal surtout quand cela vient de ses amis politiques. Ndlr Gérard Brazon)

A l'origine de la création du fonds franco-qatari pour les banlieues, l'Association nationale des élus locaux pour la diversité (Aneld) reste peu connue. «Robin des Bois des banlieues» ou «zozos irresponsables»? On entend de tout, ces jours-ci, au sujet des membres de l’Association nationale des élus locaux pour la diversité (Aneld). Eux qui, en novembre 2011, ont été reçus au palais Diwan par l'émir du Qatar en personne, le cheikh Hamad ben Khalifa Al Thani, pour lui demander d’investir dans les banlieues. Une initiative qui se concrétise aujourd'hui avec la mise en place par le ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, d'un fonds franco-qatari d'au moins 100 millions d'euros à destination des «territoires délaissés». Décidée «à rester vigilante le temps que le dossier soit définitivement sur les rails», l'Aneld a fait savoir qu'elle ne s'exprimerait pas pendant quelque temps dans les médias. Au risque d'entretenir un certain mystère.

En réalité, cette association est née en 2009, peu de temps après l'élection du premier président noir des Etats-Unis, Barack Obama. Ambition déclarée du collectif: convertir la France au «pragmatisme anglo-saxon sur l’intégration des minorités.» Sur le site de l’Aneld, on peut lire ce petit texte à valeur de profession de foi: «Notre combat, participer activement à faire progresser ce vieux et récurrent débat sur la diversité. Nous voulons également être une force de propositions, car nous savons que faire progresser cette thématique n’est pas de gauche, de droite ou du centre, c’est une ambition que chacun peut faire sienne.»

Rapidement, l’Aneld fait de la publication de statistiques ethniques dans l’Hexagone son cheval de bataille. Et multiplie les voyages d'études à l'étranger. Canada, Suède, Maroc, de nombreux pays sont passés au peigne fin. Au printemps dernier, un documentaire de Canal+, intitulé «La diplomatie des banlieues», suivait une délégation de l'Aneld aux Etats-Unis. Les élus y enchaînent les rencontres avec d'éminents représentants du Parti démocrate, mais aussi avec des chercheurs de la société civile. En rentrant, ils rédigent des synthèses qu’ils soumettent aux parlementaires français, comme des lobbys vanteraient les vertus d’un nouvel incinérateur moins polluant.

Habile communiquant, le président de l’Aneld, Kamel Hamza, la quarantaine, a offert à son collectif une visibilité médiatique de tout premier ordre. Conseiller municipal UMP de La Courneuve (Seine-Saint-Denis), et sarkozyste décomplexé, il est la figure charismatique de l’association. A tel point qu’il est courant d’entendre dans les couloirs de l’Assemblée nationale que l’Aneld est une formation de droite. L'élu vert de Vigneux (Essonne), Fouad Sari, et la centriste Leïla Leghmara, de Colombes (Hauts-de-Seine), sont pourtant les lieutenants les plus visibles d’Hamza. A l'échelon national, l’Aneld compterait 200 adhérents de tous bords.

 

En ces temps de polémique autour du fonds franco-qatari, c’est peu dire que l’Aneld en prend pour son grade. En coulisse, des acteurs de l’intelligence économique vilipendent «cette bande de cow-boys qui n’ont pas un cinquantième de légitimité pour démarcher un chef d’Etat étranger. Pour qui se prennent-ils? C’est au ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius, ou à la cellule diplomatique de l’Elysée de gérer de tels enjeux. Ils outrepassent largement leur rôle.» Pendant la campagne présidentielle déjà, l’entourage du ministre de l’Intérieur d'alors, Claude Guéant, artisan du rapprochement France-Qatar durant les années Sarkozy, s'était irrité «du bordel foutu par l’Aneld. Ces élus n’ont pas compris dans quoi ils foutaient les pieds. Les relations franco-qatariennes, c’est plus que sensible».

«Les fantasmes sur le Qatar ne se posent que lorsqu’ils investissent en banlieue»

L’association cristallise une partie des méfiances contre ce projet. Et ne bénéficie pas d’une reconnaissance institutionnelle lui permettant d'être considérée comme un interlocuteur valable. Pour le ministre de la Ville, François Lamy, «ce petit groupe d'élus» n’a tout simplement pas compétence pour décider de la distribution de telles aides à l’investissement sur l’ensemble des zones paupérisées. L’association Villes et Banlieues est, elle, encore plus radicale: «Il s’agit d’un groupe d'élus de banlieue communautaires. Or, pour nous, il n’est pas question de faire entrer le fait religieux ou le fait communautaire dans l’attribution d’aides. Ce serait stigmatiser encore la banlieue», explique Renaud Gauquelin, qui souhaite une «clarification de cette question».

Reste que dans les quartiers populaires, l’annonce du déblocage des fonds venus du Golfe est plutôt bien accueillie. La page Facebook du collectif est par exemple pleine de messages de jeunes proposant leurs services ou leurs CV. Pour Mohamed Mechmache, président d’ACLeFeu, «les fantasmes sur le Qatar et les musulmans ne semblent se poser que lorsqu’ils investissent en banlieue». «Cette question ne se pose pas quand ils entrent au PSG, chez Lagardère ou Veolia». Selon lui, la réponse positive du Qatar aux sollicitations de l’Aneld est peu surprenante. «Il y a dans les quartiers un vivier de gens qui ont des idées, des compétences, des projets, mais qui ne trouvent personne pour les accompagner. L’Etat a déserté et les banques refusent systématiquement de s’engager à leurs côtés. Ce n’est pas parce qu’il y a des musulmans dans les quartiers que le Qatar est venu, c’est parce qu’il y a des projets.»

Une enquête d’Alice Géraud et Willy Le Devin publié dans Libération du 25 septembre 2012 

Source: http://www.liberation.fr/politiques/2012/09/25/ces-elus-qui-ont-convaincu-le-qatar-de-payer-pour-les-banlieues_848793

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Islamisation française

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LMarie-claire Muller 28/09/2012 17:40


Sur SLATE un ancien article? mais encore à l'ordre du jour? puisque les traitres qui nous gouvernent continuent à vendre la France par morceaux au qatar propriétaire d'AL JAZEERA et financier du
terrorisme:


Comment le Qatar a acheté la France (et s'est payé sa classe politique)


Dans la stratégie d'influence de ce micro Etat richissime, la France occupe une place à part. La simple addition des liens établis en France par le Qatar et des intérêts acquis a pourtant de quoi
inquiéter.




- Carla Bruni-Sarkozy et Nicolas Sarkozy entourent l’Emir du Qatar Hamad Bin Khalifa Al-Thani et son épouse Mozah Bint Nasser Al-Misned lors d’un dîner à l’Elysée en juin 2009. REUTERS/Eric
Feferberg/Pool -






La chaîne de télévision qatari Al-Jazeera vient d'acquérir une grande partie des
droits de retransmission de la Ligue des champions pour les saisons courant de 2012 à 2015. Nous republions à cette occasion cet article d'Eric Leser de juin 2011 sur la façon dont le petit
Etat achète la France.


***







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Le Qatar qui vient de racheter la majorité du capital du PSG, qui intervient militairement aux côtés des Occidentaux en Libye et qui organisera la Coupe du monde de football en 2022 est à peine
un Etat. Etabli sur une
petite presqu'île de 11.437 km2, un peu plus grande que la Corse, à l'est de l'Arabie saoudite, son territoire désertique est invivable l'été quand les températures oscillent entre 40 et 50
degrés.


L'émirat a obtenu son indépendance en 1971. Il compte 1,5 million d'habitants dont 200.000 seulement sont des citoyens qataris. Leur
revenu par tête est tout simplement le plus élevé de la planète. Ils ne payent pas d'impôts,
disposent de transports et d'un système de santé gratuits et pour la plupart n'ont tout simplement pas besoin de travailler, la main d'œuvre immigrée est là pour cela.


La vraie raison de la notoriété et du poids économique et politique de ce micro Etat se trouve sous la terre et sous la mer: le pétrole et plus encore le gaz naturel dont ce pays est le troisième
producteur au monde. Cela permet au Qatar de gérer le plus grand fonds souverain de la planète, QIA (Qatar Investment Authority), dont les avoirs des différentes entités approchent les 700
milliards de dollars. Les Qataris sont riches à la naissance et assez rapidement inquiets.





Alternance de coups d’Etat


Leur obsession est de préserver et protéger ce qu'ils ont, c'est-à-dire l'indépendance et l'existence même d'un Etat féodal dirigé par un émir qui change au gré des coups d'Etat. Le dernier en
date, en juin 1995, a permis à l'actuel émir, Hamad bin Khalifa al-Thani, de déposer son père qui était en vacances en Suisse et qui lui-même avait chassé son cousin du pouvoir en février 1972.


Il a failli y avoir un autre coup d'Etat en juillet 2009, mais il a échoué. «Les Qataris s'achètent en permanence des assurances-vie ou ce qu'ils croient être des assurances-vie,
explique un banquier français installé depuis des années à Doha, la capitale de l'émirat. Ils ne font pas dans la finesse et dans la subtilité, mais ils sont très forts. Ils pensent non sans
raison que tout s'achète.»


La survie étant sa préoccupation permanente, le Qatar cherche sans cesse des alliés, des obligés et toute forme de reconnaissance: diplomatique, économique, financière, et sportive... Il est le
conseiller, le financier, le partenaire, l'intermédiaire de tout le monde ou presque: des Etats-Unis et d'Israël, de l'Arabie saoudite et de l'Iran, de l'Autorité palestinienne, du Hamas, de la
Grande-Bretagne, de la France, de la Syrie, du Liban…


Le Qatar a eu l'habileté de se doter d'une arme de politique internationale exceptionnelle, la chaîne de télévision d'information continue la plus influente du monde musulman, al-Jazeera. Elle couvre tous les pays, sauf un… le Qatar. Et sa bienveillance plus ou moins grande avec
les régimes dépend aussi parfois des intérêts de l'émir comme le montrent certaines
dépêches secrètes, révélées par Wikileaks, de la diplomatie américaine.


L’addition des biens acquis ne gêne personne


Dans la stratégie d'influence du Qatar, la France occupe une place à part. D'abord parce que les Qataris la connaissent très bien: ses institutions, son personnel politique, ses entreprises, ses
forces et ses faiblesses. Ils viennent pour bon nombre d'entre eux en France tous les étés quand ils fuient les grandes chaleurs. Le Qatar aime tellement la France, qu'il a décidé de se la
payer... au sens propre.


De se payer sa classe politique, ses grandes entreprises, sa fiscalité, ses grandes écoles, son patrimoine immobilier, ses footballeurs… Et cela ne semble gêner personne. La simple addition des
liens établis en France par le Qatar et des intérêts acquis a pourtant de quoi inquiéter.





Car le Qatar n'est pas vraiment un pays fréquentable. C'est une monarchie absolue construite sur une rente. Il n'y a pas
de partis politiques et encore moins de démocratie. Le régime de l'émir est fragile même si les révolutions arabes semblent ne pas
l'avoir affecté. Il est très difficile d'obtenir des informations sur la tentative de coup d'Etat de juillet 2009. Des militaires de haut rang alliés à une puissance étrangère auraient été
arrêtés avant de passer à l'acte.


Doha fait preuve d'une attitude pour le moins ambiguë à l'égard de l'islamisme chiite iranien et plus encore sunnite. C'est le seul pays wahhabite en-dehors de l'Arabie saoudite. C'est un pays où
plus des trois quarts des résidents ne sont pas des nationaux et où les minorités iranienne, chiite, pakistanaise, immigrés de pays arabes, pourraient un jour se révolter, prendre le pouvoir,
agir pour une puissance étrangère.


Alors Doha tente de jouer un jeu diplomatique subtil consistant à être dans tous les camps en même temps. En février 2010, le Qatar aurait signé un pacte de défense avec la Syrie et l'Iran tout
en ayant sur son sol

mika 28/09/2012 11:35



QU’EST-CE QUI SE CACHE DERRIÈRE L’INVESTISSEMENT QATARI EN BANLIEUE?


http://litinerantcitoyen.wordpress.com/2012/09/25/quest-ce-qui-se-cache-derriere-linvestissement-qatari-en-banlieue/

mfh 28/09/2012 09:31


il va falloir s en souvenir...j ai vu hier dans une emission tele que le quatar allait en 20ans se "mettre" a niveau dans des domaines ou il nous a fallu 200ans...idem pas trite la presentation
des pussy riot...personnes ne parle de la scene dans le musee!!!mf