Ces femmes soldates kurdes qui font trembler les jihadistes d’Al Qaida.

Publié le 2 Septembre 2013

 

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Source: Europe-israël

C’est en Avril 2011 que les kurdes du nord est de la Syrie profitaient du printemps arabe pour réclamer la reconnaissance de leur identité spécifique. Assad promulguât face aux premières manifestation du mois d’Avril, un décret adéquat règlant le problème de l’ »agitation kurde ». Assad lâche un peu plus de lest en faveur des Kurdes. Le 6 avril 2011, 48 détenus, en majorité kurdes ont été libérés. 

Kurdes: religion musulmane soufie, issu du peuple iranien compte 30 millions d’individus, divisés principalement entre la Turquie, la Syrie et l’Irak. 
 

Cette politique des ‘petits gestes’, de la part de Damas, n’a pas suffi à dissuader les Kurdes de manifester. Le 8 avril 2011, près de 3.000 personnes défilaient dans plusieurs villes réclamant l’abolition de la loi d’urgence et la libération d’autres détenus. Fait remarquable, des Arabes s’étaient joints aux Kurdes, et surtout, des chrétiens assyriens qui, jusqu’ici, avaient observé une politique de neutralité vis-à-vis du régime alaouite, craignant que l’avènement d’un gouvernement à majorité sunnite ne compromette leur liberté religieuse.

Assad fait alors ordonner le 29 avril 2011, des raids menés par les forces de sécurité aux domiciles de plusieurs militants kurdes. Leurs familles et proches ont indiqué qu’ils avaient reçu des menaces depuis plusieurs jours, s’ils ne cessaient leurs activités. 

Quelques semaines plus tard, Assad offrait la citoyenneté pleine à 300 000 kurdes victime jusque là d’un apartheid d’Etat. Malgré ce geste, les kurdes désirent obtenir d’Assad une série d’infrastructures notamment médicaux, une égalité pleine, un accès à tous les métiers. Le 20 mai 10 000 personne manifestent dont beaucoup de membre d’ONG liées aux organisations des Droits de l’Homme. Début Juin Assad relache 450 prisonniers kurdes.

En 2013: Dans le nord de la Syrie, la révolution contre l’armée d’al-Assad a cédé la place à « une guerre civile dans la guerre civile ». Si le régime n’a plus le contrôle de la région, une lutte à mort s’est ouverte entre la rébellion kurde et les djihadistes. Rencontre avec des combattantes kurdes qui pourraient bien sonner le glas des ambitions de leurs nouveaux ennemis extrémistes dans la région.

Le site du magazine Foreign Policy livre un reportage édifiant, centré notamment sur la commandante Roshna Akeed. Cette dernière explique, depuis la ligne de front, comment les forces kurdes auxquelles elle émarge combattent les soldats d’al-Qaïda à Ras Al-Ayn (nord-est de la Syrie). Les journalistes de Foreign Policy y révèlent que 40% de ces combattants kurdes sont en fait des combattantes. Et celles-ci commandent parfois des unités composées d’hommes. Et mènent une « guerre civile dans la guerre civile ».

Bien plus modernes que la majorité des syriens, les kurdes tentent actuellement d’obtenir leur indépendance, voir leur charte en cliquant sur le lien suivant: http://www.actukurde.fr

« Comme si la Syrie n’avait pas assez de sa guerre civile, des combats ont récemment éclaté dans le nord-est du pays entre forces kurdes et islamistes radicaux – qui sont tous deux des ennemis du régime al-Assad. (…). Le résultat est une guerre civile à l’intérieur de la guerre civile« , expliquent Harald Doornbos et Jenan Moussa de Foreign Policy.

"Ces djihadistes que nous combattons viennent de Belgique, des Pays-Bas…"

Les combattants d’al-Qaïda deviennent dingues quand ils apprennent que nous, leurs ennemis, sommes des femmes combattantes”, explique encore la commandante Roshna Akeed.

combattantes kurdes

L’on y apprend notamment que pour ces combattants kurdes, les Etats-Unis sont clairement du côté des djihadistes. « Nous menons la guerre américaine contre le terrorisme ici même, sur le terrain« , explique Dijwar Osman. « Nos ennemis sont ces combattants d’al-Qaïda qui veulent détruire nos 4000 ans de culture kurde. Ces djihadistes viennent de Belgique, des Pays-Bas, du Maroc, de Libye,… Mais malheureusement, les Etats-Unis et la Turquie sont du côté d’al-Qaïda, comme les Etats-Unis étaient du côté des djihadistes en Afghanistan dans les années 90" , déplore-t-il.

 

"Les djihadistes sont désorganisés, c’est facile de les tuer"

Mais si les guerriers qu’ils affrontent sont plus nombreux, les combattantes kurdes restent confiantes. « Oui, ils ont de la quantité, reconnaît la commandante Akeed. « Mais ce sont de piètres combattants. Ils sont désorganisés, c’est facile de les tuer" .

Les deux millions de Kurdes de Syrie ont décrété leur auto-détermination suite à la révolution contre le régime d’al-Assad en juin dernier dans la région désormais appelée « Kurdistan occidental ». Cette région a désormais sa propre police, son armée, ses propres noms de villages et de villes en kurde et la langue kurde est désormais enseignée à l’école, ce qui était formellement interdit sous al-Assad.

Pour rappel, les Kurdes sont la plus grande minorité ethnique de Syrie, ils représentent environ 10% de la population.    

« Nous les Kurdes, sommes neutres« , explique encore un professeur d’une école locale, armé d’un pistolet. « Nous ne sommes ni avec le régime, ni avec les rebelles. Nous nous exprimons au nom du printemps kurde, pas du printemps arabe« , explique-t-il.

Son frère, qui commande désormais la police locale explique que « les islamistes sont notre plus grand ennemi désormais« . « Le régime d’Assad nous oppressait. Les djihadistes, eux, veulent nous exterminer« .

D’ailleurs, ces combattants kurdes se défendent d’être une menace pour l’unité de la Syrie. « Nous ne voulons pas devenir indépendants. Nous voulons obtenir nos droits et rester en Syrie"

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Point de vue

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FRANHENJAC 02/09/2013 23:36


Je veux bien croire que tous ces rebelles venant de Belgique et Pays Bas sont de piétres soldats. Celà me fait penser à la clique de mai 68, des lopettes capables seulement de lancer des
pierres  comme le Cohn Bendit...et fumer le hasch !


C´est facile de les tuer.....eh bien allez y...on ne les regrettera pas...et, au moins il ne reviendront pas chez nous, soutenir Hollandouille et Mauditrate.

mika 02/09/2013 16:55


Syrie: un cinquième
bataillon de femmes kurdes formé


https://www.youtube.com/watch?v=ZHleyUOP1dU


https://www.youtube.com/watch?v=d9T8GrwX-nI