Ces promesses sociétales qui empoisonnent le pouvoir...

Publié le 1 Novembre 2012

Lorsque l'on entend à la radio des socialistes dire que le peuple a voté au mois de mai pour ces lois sociétales, c'est se moquer du monde. Hollande est un président par défaut et il n'a pas le droit moral de modifier la société en profondeur sans faire un référendum. L'élection d'un Président ne confère pas à celui qui est élu le droit de changer en profondeur ce qu'est la France. 

Gérard Brazon

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Hollande pris au piège de ses réformes sociétales

 François-Xavier Bourmaud 

Mariage gay et droit de vote des étrangers sont plus durs à instaurer que prévu.

Ça se complique encore un peu plus pour l'exécutif. Pendant la campagne présidentielle, et face à une situation économique dégradée, François Hollande  avait pris grand soin de ne pas trop promettre, limitant ses propositions à soixante. Pour ne pas donner une impression d'impuissance, il avait trouvé une martingale: le sociétal. Un ensemble de réformes à coût financier limité comme «le droit au mariage et à l'adoption pour les couples homosexuels» (proposition 31), «le droit de vote aux élections locales aux étrangers» (proposition 50) ou encore «l'assistance médicalisée pour terminer sa vie dans la dignité» (proposition 22).

Si ces réformes présentaient l'avantage de pouvoir être réalisées pour un coût financier dérisoire, plus les débats progressent, plus leur prix politique à payer augmente. Au point d'inquiéter l'Élysée, et plus particulièrement en ce moment sur la question du mariage homosexuel .

«Il ne faut surtout pas croire que ce sera simple. On va vers un affrontement. Ça va être un débat très musclé, très dur, mais cela ne veut pas dire qu'on va le perdre», prévient ainsi un proche de François Hollande, qui note «un raidissement de la droite jamais vu depuis 1981». De fait, sans citer explicitement la question du mariage homosexuel, Jean-François Copé a agité dimanche soir le spectre des manifestations de 1984 en menaçant d'en appeler à «la rue».

Pour l'heure, François Hollande poursuit ses consultations. Il organise des déjeuners à l'Élysée où il rencontre des professeurs, des médecins, des sociologues… Le président de la République n'a pas oublié le précédent du pacs lorsque, au plus fort des débats, Christine Boutin  avait brandi une bible en plein cœur de l'Hémicycle. Le texte était finalement passé. Mais cette fois, les opposants sont encore plus mobilisés.

Pression du PS

Ils n'ont encore manifesté que ponctuellement, comme la semaine dernière un peu partout en France. Mais après le 7 novembre, date de la présentation du texte en Conseil des ministres, la contestation menace de s'amplifier, voire de mobiliser des groupuscules extrémistes. C'est ce que l'on redoute aussi à l'Élysée, où l'on a relevé la tonalité parfois virulente des réactions au projet de loi.

Pour la droite, la question du droit de vote des étrangers  est tout aussi conflictuelle. Mais elle n'est pas à l'ordre du jour. «Là aussi, cela va être un débat dur. Mais pour le moment, les conditions ne sont pas réunies puisqu'il n'y a pas de majorité», souligne un conseiller du président. De fait, cette proposition supposant une modification de la Constitution, le pouvoir doit obtenir les trois cinquièmes du Parlement, ce dont il est encore loin aujourd'hui. «Cela demande un travail d'argumentation pour convaincre les parlementaires un à un», explique-t-on.

Le problème, pour l'exécutif, c'est qu'il est soumis à la pression du PS. Ce week-end, à Toulouse, pour son premier discours de premier secrétaire du parti, Harlem Désir  s'est montré inflexible sur les deux sujets. «Il faut être fermes sur nos valeurs: oui, nous ouvrirons le mariage et l'adoption à tous les couples! (…) Oui, nous nous battrons pour le droit de vote des résidents étrangers aux élections locales. C'est une question de fraternité, d'égalité et de dignité républicaine», a martelé le nouveau patron des socialistes.

Sur ces deux affaires, le pouvoir a beaucoup à perdre. Qu'il tienne, et ce sera alors la garantie d'un affrontement sévère avec l'opposition. Qu'il recule et, ironie de l'histoire, il subira les foudres de cette même opposition pour ne pas tenir ses promesses. Une sorte de dossier perdant-perdant.

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Politique Française

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henri 01/11/2012 18:05


Ils (les socialos) pourraient commencer à ramasser leurs billes .


La récré  semble terminée ...  

DURADUPIF 01/11/2012 15:40


Bras ballands et consorts continuent à s'occuper du sexe des Anges. Attention au rétro virus du politiquement incorrect, qui pourrait leur couper les ailes à défaut d'un sexe introuvable. Les
inquiètudes des Français sont aux antipodes de vos préoccupations surréalistes et surranées.

L'EN SAIGNANT 01/11/2012 15:15


Mais BON DIEU D'ALLAH ... ! C'est incroyable que ces tenants de la carbonisation des homosexuels ne mouffent pas devant ce projet.! Sans doute pour, le moment venu, avoir de quoi alimenter leurs
crématoires pour quelques hivers à bas prix ... ! De quoi faire baisser le coût du fuel ... !

Jacques Millot 01/11/2012 15:12


C'est très étonnant mais personne ne rappelle les résultats des élections :


au premier tour, le seul pour lequel on peut admettre ( encore que certains ont voté pour FH de peur d'avoir un choix FN/UMP ) que le programme proposé leur convenait soit 22,31 % des inscrits ou
pour être plus gentil, 28,07% des votants, c'est-à-dire des gens ayant vraiment voulu utilisé leur droit ! soit même pas 1 votant sur 3...alors dans ces conditions, on ne change pas la société ou
alors par référendum sinon c'est un viol de notre Démocratie !