Ces "repris de justice" qui veulent nous gouverner /1 Préface Gérard Brazon

Publié le 16 Septembre 2014

Gérard Brazon interview3 Par Gérard Brazon

Toutes ces affaires judiciaires impliquant des politiques nous assurent désormais que les repris de justice ont toute leur place dans nos assemblées nationales.

La France est généreuse. Est-ce la volonté de la deuxième chance ? L'exemple d'une justice proche des anciens délinquants pour leur assurer la quiétude nécessaire afin qu'ils ne se sentent pas ostracisés, victimes et qu'ils puissent enfin se reconstruire tranquillement et se réinsérer dans la société ?

Que nenni mon brave... La plupart n'ont jamais connu la prison. Tous ont eu un traitement particulier et plein d'égard.

Si dans n'importe quel pays anglo-saxon et nordistes, ils n'auraient pu se représenter devant des électeurs, en France, on fait semblant de croire qu'ils sont innocents de fait puisque réélus.

On oublie le plus souvent de dire que c'est l'appareil politique, l'indigence de l'offre, les retours d'ascenseurs qui autorisent un repris de justice pris la main dans le pot de confiture de se représenter tranquillement devant l'épicerie et de flâner devant les rayons des dites confitures en pensant que le repenti est insensible. Ils s'y promènent comme sur les marchés en vantant sa bonne foi, voire l'erreur judiciaire quand ce n'est pas l'accusation de la jalousie d'un adversaire.

Tous ces repris de justice perdent la mémoire et plutôt que de faire profil bas, les voilà qu'ils pontifient, déclarent la main sur le coeur, affirment leur bonne volonté, encouragent l'électorat à faire des sacrifices, critiquent leurs adversaires politiques, font la morale au Front National et le pire, s'envolent dans les sondages. Est-ce que les Français sont aussi bêtes que çà ?

A quoi peut-on mesurer une démocratie ?

Au bon sens de l'électorat justement. A sa capacité de refuser que des politiques ayant trichés où s'étant grassement goinfrés ne reviennent sur le devant de la scène sans aucune gêne. Alors il est vrai que tous les partis politiques de ces dernières années qui ont été au pouvoir ont des cadavres dans leurs placards. Nous en sommes arrivés à ce que les tricheurs soient considérés par certains comme des faire valoirs, des sauveurs.

Pitoyable démocratie Française. Il serait temps que cette engeance laisse la place, que les Français fassent le ménage et nettoient les écuries d'Augias. Et pourquoi ne refuseraient-ils pas enfin, de voter pour ces repris de justice ? 

Gérard Brazon

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Gaston Flosse (Divers droites): À 81 ans, le CV judiciaire du futur président de la Polynésie est énorme. Celui qui considère Jacques Chirac comme son frère a notamment été condamné pour complicité de tenue illicite de maison de jeux, prise illégale d'intérêts, détournement de fonds publics, obstacle à l'exercice des pouvoirs des magistrats, destruction de preuves... 

Patrick Balkany (UMP)

Son affaire la plus célèbre remonte à mai 1996, et sa condamnation (décision confirmée en appel) à quinze mois de prison avec sursis, 200 000 francs d'amende et deux ans d'inéligibilité. Alors qu'il était maire de Levallois-Perret, il avait rémunéré aux frais du contribuable entre 1985 et 1995, trois personnes désignées comme des employés municipaux, mais qui ne s'occupaient que de ses résidences personnelles.

Afin de "chercher la paix et se faire oublier", il s'est exilé à Saint-Martin (Antilles françaises), ou il s'est fait passer pour le directeur de la radio locale RCI2 qui a également porté plainte contre lui. (...)

En plus de ces affaires, des accusations de viol et d'agression sexuelle ont également terni son image. En 1996, il aurait menacé sa maîtresse de l'époque, une conseillère municipale à Boulogne-Billancourt, avec une arme de poing, pour que celle-ci lui fasse une fellation. Après avoir porté plainte pour "viol et menaces avec armes", elle s'est finalement rétractée. En mars 2010, Marie-Claire Restoux, à l'époque conseillère municipale UMP de Clichy (Hauts-de-Seine), l'avait accusé sur RMC d'avances sexuelles répétées.

Ces scandales et accusations à répétition n'ont pas empêché Patrick Balkany de rester indéboulonnable dans son fief de Levallois ou il a été élu quatre fois maire et dans les Hauts-de-Seine ou il a été élu cinq fois député. Aujourd'hui, il occupe encore ces deux fonctions. 

Harlem Désir (PS)

En 1998, l'actuel premier secrétaire du PS est condamné à 18 mois de prison avec sursis et 30 000 francs d'amende pour recel d'abus de biens sociaux. De novembre 1986 à octobre 1987, il a reçu un salaire fictif mensuel de 10 500 francs de l'Association régionale pour la formation et l'éducation des migrants...

Jean-François Mancel (UMP) Il a été condamné en 2000 pour "prise illégale d'intérêts" avec la société de communication Euro2C, puis relaxé en 2001 par la cour d'appel. Après la censure de l'arrêt par la Cour de cassation, il est condamné en 2005 par la cour d'appel de Paris à 18 mois de prison avec sursis, 30 000 euros d'amende et dix ans d'inéligibilité. En 2006, la cour d'appel de Paris annule son inéligibilité, tout en confirmant sa condamnation avec sursis et son amende.(...)

Jacques Mellick (PS)

Maire de Béthune de 1977 à 1996 et député du Pas-de-Calais de 1978 à 1996, Jacques Mellick démissionne de ses fonctions en 1996 après avoir été condamné pour "témoignage de complaisance" dans l'affaire OM-Valenciennes. En 2002, suite à l'invalidation de l'élection du maire sortant, il est réélu maire de Béthune dès le premier tour. 

Pierre Bédier (UMP)

Pierre Bédier a été condamné en 2006 à 18 mois de prison avec sursis, 50 000 euros d'amende et trois ans d'inéligibilité pour corruption passive et recel d'abus de biens sociaux...

Henri Emmanuelli (PS)

Il a été condamné à 18 mois de prison avec sursis et deux ans de privation de ses droits civiques en tant que trésorier du PS en 1997 pour complicité de trafic d'influence dans l'affaire Urba...

Alain Juppé (UMP)

 Celui qui ose faire la morale, se prend pour un sauveur. Il fût à la tête du RPR, ancien 1er ministre déboulonné en 1997, revenu par la porte des affaires étrangères sous Sarkozy, pousse aux crimes à travers sa volonté d'en découdre avec Kadhafi, grand ami des frères musulmans, bâtisseurs d'une mosquée cathédrale à Bordeaux tout en admettant de pas connaître les fondamentaux de l'islam. Celui-là même qui sans aucune honte prétend vouloir être le prochain Président de la République. Il est vrai qu'aprés Hollande, on ne peut guère tomber plus bas. 

Alain Juppé a été au coeur du scandale du financement occulte du RPR par des emplois fictifs de la ville de Paris. En 1999, il est mis en examen pour "abus de confiance, recel d'abus de biens sociaux, et prise illégale d'intérêts" pour des faits commis en tant que secrétaire général du RPR et maire adjoint de Paris aux finances, de 1983 à 1995. Le 30 janvier 2004, il est condamné à dix-huit mois de prison avec sursis et à une peine de dix ans d'inéligibilité. La cour d'appel réduira la sanction à quatorze mois de prison avec sursis et un an d'inéligibilité...


Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Point de vue

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island girl 17/09/2014 21:53


La france est une république bananière!

Pivoine 17/09/2014 19:45


Tous ces escrocs ont choisi de faire de la politique pour être grassement entretenus aux frais du contribuable, sans se fatiguer. Alors cela n'a rien d'étonnant !