CGT et CFDT s'opposent à l'existence de syndicats concurrents

Publié le 3 Novembre 2012

La CGT et la CFDT interdisent la création d’autres syndicats

La CGT et la CFDT interdisent la création d’autres syndicats

(IREF)

Un syndicat appelé LIBRES (quelle audace !) a déposé en septembre un dossier de candidature pour voir reconnaître son audience dans les entreprises de moins de 11 salariés (autre audace !). Devant le Tribunal d’Instance qu’ils ont saisi, les syndicalistes de la CGT et de la CFDT ont argué du caractère politique de ce syndicat et de son impécuniosité ! Voici en exclusivité les détails de cette affaire ahurissante.

De nombreux Rapports (certains mis au placard comme celui réalisé par le député Perruchot en novembre 2011), des études, des livres et des articles se sont penchés sur le monde syndical français. Tous arrivent pratiquement aux mêmes conclusions : les syndicats français représentent un monde à part et hors contrôle, qui ne survit que grâce à l’argent public (voir l’encadré). 
De plus, ces syndicats qui vivent sur le dos des contribuables n’acceptent pas la concurrence. Ils savent très bien que le monopole leur assure des revenus et la possibilité de mener tranquillement leurs intrigues. La preuve éclatante vient d’en être donnée par leur réaction face à la tentative de création d’un syndicat indépendant. 
En effet, fin septembre, le dossier de candidature du syndicat Libres informatique interrégional (LIBRES) est déposé par notre ami, Thierry Jallas, à la Direction Générale du Travail auprès du Ministère du Travail. Ce syndicat souhaite « participer au scrutin en vue de la mesure de l’audience des organisations syndicales concernant les entreprises de moins de 11 salariés, prévu aux articles L.2122-10-1 et suivants du code du travail ». Toutes les formalités sont respectées à la lettre grâce aux conseils avisés des avocats spécialisés en droit du travail, en l’occurrence Maître Jean-Philippe Feldman. Mais c’était sans compter sur la farouche opposition des syndicats existants. La CGT et la CFDT réagissent avec véhémence auprès du Tribunal d’Instance saisi à cet égard. Voici une sélection des arguments soulevés par ces deux syndicats (ainsi que les réponses) afin d’empêcher la création du syndicat LIBRES :
« il importe de considérer que la lecture de sa profession de foi démontre la poursuite d'un objet politique qui au demeurant éclaire de manière significative la réalité du but poursuivit par ce syndicat ». Ainsi y est-il affirmé que :…Le seul moyen de revenir au plein emploi, c'est de libérer le marché du travail, de 2 façons : En rendant l'employeur et le salarié libres de déroger aux dispositions légales (code du travail) ou conventionnelles (conventions collectives), à la condition, bien entendu, que tous deux en soient d'accord. En laissant chaque salarié utiliser librement le fruit de son travail (son salaire complet = salaire brut + cotisations sociales payées par l'employeur). Actuellement, le salaire complet du salarié est environ le double du salaire net qu'il perçoit, à cause des prélèvements obligatoires (cotisations sociales pour financer surtout le monopole de la Sécu, puis impôts et taxes de toutes sortes). »
Pour la CFDT, « Cette profession de foi est particulièrement étonnante en ce qu'elle est l’expression d’une discrimination et la négation d'un principe de solidarité élémentaire. » D’après la CFDT, la profession de foi du syndicat LIBRES serait « politique » et « nuisible » car elle incite à ce que la lutte contre le chômage passerait par la mise en concurrence des salariés. La libération du marché du travail serait contraire aux intérêts des salariés. Il est plus qu’étonnant de voir le reproche de « politisation » chez des syndicats qui ont toujours montré un ancrage politique à gauche. 
Il est pour le moins surprenant que la CGT, dont les statuts et l’action quotidienne violent des principes constitutionnels et des libertés fondamentales, à commencer par le droit de propriété, se permette de reprocher un manquement aux valeurs républicaines à un syndicat, qui, lui, défend la liberté. Les statuts de la CGT précisent que celle-ci « agit pour une société démocratique, libérée de l’exploitation capitaliste et des autres formes d’exploitation et de domination » et que « soumise à la logique du profit, la société actuelle est traversée par la lutte des classes et par de multiples contradictions », si bien que les salariés ont besoin de se rassembler pour participer « à la transformation de la société et du monde ». 
De surcroît, la CGT est sans doute le syndicat français le plus mal placé pour se permettre de reprocher à un autre syndicat d’éventuelles activités politiques annexes ou de prétendues activités politiques. En effet, la CGT a elle-même reconnu en 2001 sa subordination constante au Parti Communiste de l’Union Soviétique. Tous ses secrétaires généraux ont été, jusqu’à l’arrivée à sa tête de Monsieur Bernard THIBAULT, obligatoirement membres du bureau politique du Parti Communiste Français. Ce n’est que dans les années 2000 que cette règle traditionnelle a été rompue par le nouveau secrétaire général, qui était lui-même un modeste membre du Parti Communiste Français. Par ailleurs, la CGT est totalement sortie de son rôle de syndicat lors de l’élection présidentielle de 2012. En effet, après que son secrétaire général, au mois de janvier, eut déclaré que la CGT aspirait « à un changement de Président de la République », la CGT a appelé, tant au premier qu’au second tour de l’élection présidentielle, à faire battre le Président de la République sortant.
La CGT et la CFDT reprochent aussi au syndicat LIBRES le peu de recettes dont il dispose : 299 euros. Drôle d’argument de la part de syndicats biberonnés à l’argent public (voir l’encadré).

Rappelons quelques données concernant les syndicats français. Avec seulement 1,6 à 1,8 millions de syndiqués (les syndicats cachent les vrais chiffres), sur plus de 22 millions de salariés et un taux de syndicalisation d’environ 6-7 %, le plus bas du monde occidental (et de 4 % si l’on enlève tous ceux qui travaillent dans le secteur public), les syndicats français n’ont aucune légitimité. Chez les quatre premiers syndicats (CGT, FO, CFDT, CFTC), les cotisations des membres ne représentent qu’environ 3 à 4 % de leur budget. Mais des dizaines de millions d’euros sont versés par les ministères, d’autres dizaines sont « piqués » dans les centres de formation, les caisses de retraites ou les comités d’entreprise du service public. Des aides indirectes proviennent aussi des collectivités locales comme les mairies qui proposent des locaux gratuits aux organisations syndicales. Au total, sur plus de 5 Mds d’euros, au moins 4 Mds proviennent des versements reçus de la part de l’Etat, des entreprises et d’autres sources. De même, le syndicalisme à la française c’est aussi les financements directs ou indirects proposés par les mairies, le 1 % logement, les scandales des caisses de retraite, les mises à disposition ou l’attribution des marchés publics qui est contrôlée en très grande partie par les syndicats.

La CGT et la CFDT refusent toute concurrence en matière syndicale. Ils s’érigent en donneurs de leçon tout en voulant garder un monopole qui leur assure la survie grâce à l’argent public. Non seulement leurs activités nuisent à l’économie française mais, de plus, ils empêchent toute autre alternative qui pourrait être utile aux salariés. Les syndicats français restent les pires ennemis de l’emploi.

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Economie-Finance-Industrie

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julien 03/11/2012 10:47


bonjour a tous


je profite de cet article sur les syndicats, pour développé ma pensée et mettre donc mon petit commentaire.


l'autre jour, sur France 2 , pour illustré la situtation économique de l'espagne, la chaine a diffisusé un reportage sur l'espagne.


les exportations espagnoles selon ce reportage repartiraient


la solutions ? Une implication du couple partronat-syndicat.


les syndicats acceptant un minimum de fléxibilité (amenant baisse de salaire ou gele)en contre partie d'emplois sauvegardé.


c'est du reste comme ca que les syndicats en allemagne fonctionnent, aux états unis idem


bref il n'y a qu'en france où nous avons cette rigiditée, le port de marseille en est un merveilleux exemple