Chasse à la liberté d'expression en France au nom de la liberté! Affligeant.

Publié le 9 Septembre 2011

Voici un extrait d'un article lu sur le site "Nouveau Monde Libre" de Cora. Un article qui signale la volonté des "bien-pensants" de tuer la liberté d'expression au nom de la liberté. Geoge Orwell a eu tort en écrivant 1984 en pensant à l'Union Soviétique, c'est à la France que son roman 1984 se rapproche le plus.

Gérard Brazon

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(…) La liberté de parole et de pensée se porte mal en France. J’en sais quelque chose. Oui, j’enseigne le droit, et très précisément le droit de l’information, et je sais à quel degré existent en ce pays des lois liberticides. Voici une vingtaine d’années, nombre d’entre elles n’existaient pas. Celles qui existaient étaient peu appliquées. Aujourd’hui, les lois se sont ajoutées aux lois, des gens saisissent les tribunaux pour tenter d’anéantir ceux qui ont le malheur de ne pas penser comme eux, de manière unique et uniforme. Ils ne veulent voir qu’une seule tête, comme à l’armée, comme dans les fasci italiani di combatimento que créa, voici plus de huit décennies, Benito Mussolini, lui-même fervent partisan de la police de la pensée… Toute ressemblance entre ce que je viens d’écrire et toute personne physique, comme le disent les mentions légales, serait fortuite et involontaire.
Ai-je encore le droit de le dire ? Je me sens l’âme antifasciste. Et je le dis tant que je peux encore.

Quand je regarde la plupart des débats télévisés en France, et que je les compare avec des débats du même genre, que je puis voir dans des pays où on parle anglais, j’ai le sentiment très net que la France n’a plus, pour l’essentiel, que des débats mutilés. Lorsqu’on n’a pas connaissance d’autre chose, on me dit qu’on ne s’en aperçoit pas. Mon malheur est sans doute de connaître des pays où la liberté de parole existe encore, où des lois n’ont pas été votées pour que des suppôts d’un totalitarisme ou d’un autre puissent tenter d’instrumentaliser les tribunaux afin d’obtenir, par voie de justice, un dernier mot qu’ils seraient absolument incapables d’obtenir par le biais du débat, de la vérifiabilité, de la falsifiabilité.

 
Quand la pensée se fait indigente, on recourt, dit-on, à la police de la pensée. Quand Goebbels entendait le mot culture, il sortait son revolver. Quand certains, aujourd’hui, entendent une défense intransigeante de la liberté, ils sortent leur assignation en justice. Dois-je dire et souligner que je ne désigne ainsi personne, strictement personne ? Oui, je pense que je le dois. Je deviens paranoïaque. J’imagine que l’ennemi me lit. Quelle idée ! (…)

 

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Point de vue

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island girl 13/09/2011 00:50



Les médias sont des spécialistes dans l'art de détourner l'info par  les mots  employés par ex;une bande de jeunes =racaille basanée...les quartiers=les banlieues mal fréquentée...la
france afrique=l'argent blanchi etc etc....les français savent traduire,ils sont habitués !



marco 09/09/2011 08:44



SANS LA LIBERTE DE BLAMER,IL N'EST PAS D'ELOGE FLATTEUR....(Beaumarchais)