« Choc de compétitivité » : c’est la nouvelle illusion à la mode. Par Jean-Yves Le Gallou

Publié le 10 Octobre 2012

Industriels et économistes (de l’offre) la réclament et le gouvernement la promet. Le débat sur le calendrier fait rage : pour aujourd’hui, pour demain ou pour les calendes grecques ? C’est pourtant une illusion de plus ! La question n’est pas de répartir autrement les charges sociales et les impôts, c’est de les diminuer. Or pour baisser les impôts, il faut réduire les dépenses.

Mais pour diminuer les dépenses publiques, il faut s’attaquer aux causes structurelles de leur croissance : le libre-échange intégral et la poursuite de l’immigrationCar le libre-échange (et les délocalisations) ne sont supportées par l’opinion que grâce aux « amortisseurs sociaux » qui permettent de vivre sans travail : mais ces aides publiques, ces allocations chômage, ces retraites anticipées, ce RSA, qui vont encore croître en 2013, il faut bien les financer. Et donc augmenter les charges.

Le libre-échange a un autre effet pervers : la libre concurrence joue en faveur de produits toujours moins chers, toujours moins durables, qu’il convient ensuite de recycler. La camelote qui sort des containers venus de Chine (ou d’ailleurs) finit dans les déchetteries. Qu’il est nécessaire, là aussi, de payer : en dix ans, les dépenses des intercommunalités (qui ont notamment la responsabilité de l’environnement) ont explosé.

Délocalisations et immigration sont incompatibles : il n’est pas cohérent de continuer à laisser venir des nouveaux Marocains en France et de délocaliser au Maroc des usines automobiles et des centres d’appels téléphoniques ; ce qui met au chômage des Franco-marocains et des Marocains déjà résidents dans notre pays. Un pays en déficit et à fort chômage n’a plus les moyens d’accueillir 200 000 immigrés supplémentaires par an. Immigrés qu’il faut bien loger, scolariser, soigner, ce qui coûte plus de 20 milliards supplémentaires chaque année. Il y a plus de vingt ans que le prix Nobel Maurice Allais avait souligné ce point.

Sans parler du chômage qui se développe : des immigrés nouveaux arrivent alors que le tiers des immigrés maghrébins et africains de la deuxième génération est sans emploi. Le cumul État-providence et ouverture des frontières est ruineux.

Hélas, ceux qui contrôlent l’opinion, les journalistes, sont attachés aux dogmes sans-frontièristes. Tout comme les multinationales, les banques et les fonds étrangers (qataris, notamment) qui possèdent les médias.

Ne leur en déplaise, ce ne sont pas des bricolages fiscaux qui permettront à la France de rééquilibrer son budget et de rétablir la balance de ses comptes extérieurs (80 milliards de déficit). C’est un changement des paradigmes idéologiques dominants. Bon courage !

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Economie-Finance-Industrie

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yves IMBERT 11/10/2012 12:02


article pertinent comme d'habitude avec J.Y Le Gallou


cette nécessité de mettre un terme aux allocations à l'immigration et aux subventions de ses souteneurs n'est malheureusement pas encore rentrée dans le crane de piaf du français moyen quant à
normal 1er des mosquées et ses sbires ils sont au dessus de cette réalité