Chrétiens et athées doivent-ils se combattre, ou s’unir contre les islamistes ?

Publié le 11 Août 2011

par Bonapartine - Riposte Laïque

Toute nation, toute institution, toute religion, toute pensée humaine a sa part d’ombre et de lumière. C’est ce qui en fait tantôt sa richesse, tantôt son côté obscur, voire sordide. Pour autant, quelles que soient les opinions de chacun, sans doute est-il toujours préjudiciable à l’esprit humain d’avoir une approche, parfois une analyse exclusivement manichéenne de l’histoire de notre nation et des institutions qui ont façonné sa mémoire collective. C’est à ce titre que je réagis à l’article de Guillaume Plas, « La lettre de propagande mensongère du prêtre Jean-Benoit Casterman » (1,2). Article d’emblée maladroit dans son titre même puisque, par définition, la propagande est mensongère, ce qui aurait dû conduire Guillaume Plas à se limiter au seul mot « propagande » sans devoir y ajouter « mensongère ».

S’il est une évidence de reconnaître qu’au nom de la religion catholique, nombre d’exactions et de persécutions ont été commises au cours des siècles, ce que ne nie du reste pas le prêtre Jean-Benoit Casterman après avoir cité Angela Merkel, il eût tout autant été honnête pour Guillaume Plas d’admettre également que pour certaines d’entre elles, l’Eglise a opéré son aggiornamento. Ainsi, en 1992, le pape Jean Paul II a demandé pardon pour l’ignoble condamnation de Galilée par le Tribunal de l’Inquisition. Nombre de personnes athées me répondront que c’était très insuffisant. Certes, mais ce pardon a-t-il au moins le mérite d’exister.

Pas moins significative fut la visite de Jean Paul II à la Grande synagogue de Rome en 1986, l’intérêt de Karol Wojtyla tant pour la culture juive que pour le judaïsme ne datant pas, contrairement à ce que j’ai pu lire ici ou là, des années 1980. En effet, dès ses années de lycée, Karol Jozef Wojtyla avait fréquenté l’importante communauté juive de Wadowice, sa commune de naissance. En 1968, alors que le régime communiste accusait les juifs d’être les initiateurs de la révolte des étudiants polonais qui s’opposaient à la censure du régime communiste, Karol Wojtyla n’avait pas hésité, dans les circonstances pour le moins périlleuses que l’on imagine aisément, à inviter dans le cadre d’une conférence organisée au cœur de l’archidiocèse de Cracovie, le philosophe juif Roman Ingarden. En 1993, le Pape Jean Paul II reconnaît officiellement l’Etat d’Israël alors que, ne l’oublions tout de même pas, la Curie y était franchement hostile. En 2000, il se rend au mémorial de Yad Vashem.

Au rappel de ces faits incontestables, j’aurais apprécié que Guillaume Plas eût la décence, quelles que soient ses raisons profondes de ce qui ressemble à une aversion pour la religion catholique, de témoigner d’un minimum d’objectivité plutôt que de dépeindre la religion chrétienne comme une religion incapable de procéder à une critique des crimes commis au nom de l’Evangile. Par ailleurs, toutes les autorités religieuses musulmanes, à commencer par celles en exercice en France, procèdent-elles  actuellement  à une condamnation systématique et publique des persécutions et des crimes commis au nom de l’Islam dans nombre de pays musulmans ? Non.

Vient alors une phrase qui, plus que toute autre, aurait mérité une analyse nuancée de la part de Guillaume Plas : « Il fait croire que l’Eglise s’est opposée aux dictatures alors qu’elle n’a fait que collaborer avec elles. » Non, l’Eglise n’a pas fait que de collaborer avec les dictatures du monde. En revanche, nul ne peut nier que l’Eglise a effectivement pris, sur certains continents et dans des contextes politiques précis, fait et cause pour des régimes politiques tous plus indéfendables les uns que les autres. Je pense ici à l’Espagne franquiste que l’Eglise catholique romaine a amplement soutenue, ce qu’aucun historien sérieux ne dément plus désormais. De même, pour moi qui ai beaucoup travaillé sur certains chapitres affreusement dramatiques de l’histoire de l’Argentine, je ne veux en aucun cas oublier qu’une partie de l’église catholique argentine avait appuyé la dictature militaire argentine de 1976 à 1983. Il n’y a pas de preuves, rétorqueront certains, prêts à tout pour détourner l’Eglise du pardon et du devoir de mémoire qu’elle doit aux populations disparues face au soutien apporté à un régime qui n’avait pourtant strictement rien de commun avec l’esprit de l’Evangile. Et pourtant, souvenons-nous. Bien avant l’arrivée de la Junte militaire au pouvoir en 1976, le cardinal Antonio Caggiano, archevêque de Buenos Aires de 1959 à 1975, ne cachait pas, dès les années 1960 , sa sympathie pour les militaires argentins qui traquaient déjà les mouvements communistes dans le pays, allant jusqu’à initier des cours de contre-insurrection à l’Ecole de mécanique de la Marine qui devint dans les années noires de la dictature argentine l’un des centres restés tristement célèbres de détention, de torture et de disparitions. Remarquez que l’évolution du dit cardinal ne présentait aucune rupture idéologique avec ses postures passées. En effet, le cardinal Antonio Caggiano était déjà connu pour avoir rédigé le prologue de l’ouvrage de Jean Ousset  » Le Marxisme-Léninisme ». Jean Ousset qui fut le secrétaire particulier de Charles Maurras et fondateur, en 1946, de la Cité catholique, une organisation national-catholique qui compta en son sein notamment de nombreux anciens membres de l’OAS. L’Eglise pouvait-elle ignorer depuis si longtemps les agissements du cardinal Antonio Caggiano ? Certainement pas. Mais revenons un instant aux années de la dictature argentine. Autre exemple de la main forte apportée par certaines autorités de l’Eglise catholique romaine à la dictature chilienne : l’archevêque argentin Adolfo Servando Tortolo, archevêque argentin nommé, en 1962, à la tête de l’archidiocèse de Parana. Il fut également évêque des forces armées argentines, de 1975 à 1982 et contribua pour grande part à légitimer la part active prise par L’Eglise catholique dans les violations des Droits de l’Homme aux heures les plus sombres de la dictature en Argentine. L’Eglise pouvait-elle méconnaître ces faits ? Non. Et pourtant, l’archevêque Tortolo restera malgré tout en fonction jusqu’en 1986 !

Faut-il pour autant considérer que tous les membres de l’Eglise catholique ont été complices d’une des pires dictatures au monde ? Non, et c’est en cela que je réprouve le procès exclusivement à charge de Guillaume Plas fait à l’Eglise catholique. Sur ce point, arrêtons-nous quelques instants sur l’épisode du procès du prêtre catholique Cristian Von Wernich, aumônier de la police de la province de Buenos Aires pendant la dictature militaire de 1976 à 1983 et condamné, le 09.10.07, à une peine de prison à perpétuité par une cour de La Plata pour son implication dans des dizaines d’enlèvements, d’actes de torture et plusieurs meurtres. D’un côté, le clergé argentin fera preuve d’une frilosité effroyable dans la reconnaissance de la culpabilité du prêtre Wernich, à l’image du cardinal argentin Jorge Mario Bergoglio qui refusera de reconnaître toute responsabilité de l’Eglise en tant qu’institution dans les crimes commis, ne limitant celle-ci qu’à « quelques individus isolés », au point que le Prix Nobel de la Paix Adolfo Perez Esquivel demandera à l’Eglise de clarifier son rôle pour le moins très controversé pendant les années de dictature. Et de l’autre côté, l’exemple du père Ruben Capitanio qui, appelé à la barre dans le cadre de ce procès, lui-même pourchassé sous la dictature, affirmera que si, en tant qu’institution, « l’Eglise n’a pas tué », ses positions en ont néanmoins été « scandaleusement proches de la dictature, à un degré de complicité coupable ». Car, en effet, si certaines autorités de l’Eglise ont collaboré avec la dictature entre 1976 et 1983, il ne faut pas pour autant oublier que, de l’autre côté du miroir, cette complicité coupable a aussi coûté la vie à de nombreux prêtres arrêtés, torturés, assassinés par la Junte militaire en Argentine.

Comme toute institution, l’Eglise catholique romaine a certes sa part d’ombre mais elle recouvre en son sein également une part de lumière que bien peu de laïques savent lui reconnaître. Ainsi en va-t-il de Jean Paul II relégué encore par certains laïques, a fortiori s’ils sont  des athées enfermés dans des schémas de pensée correspondant aux mentalités de 1905, au rang de « pape réactionnaire ». C’est oublier ce que fut le chemin de vie personnel du prêtre Karol Wojtyla, devenu ensuite l’évêque puis l’archevêque de Cracovie, qui n’avait jamais accepté l’invasion de la Pologne par l’Allemagne nazie. En août 1944, quand Hitler réprimera l’Insurrection de Varsovie, il échappera de justesse à une rafle et il faut bien reconnaître qu’en cette année 1944, nombre de séminaristes n’ont dû leur survie qu’à Monseigneur Sapieha qui avait pris la décision de cacher plusieurs d’entre eux dans le Palais épiscopal. En vérité et c’est là finalement toute « l’ironie » de l’histoire, Karol Wotjyla ne recouvrera sa liberté qu’en 1945 lorsque l’armée rouge libèrera Cracovie. Ce qu’il ne tardera pas à comprendre, c’est qu’après avoir combattu le nazisme, il lui faudrait mener un autre combat, probablement l’un des plus redoutables qu’il ait dû mener dans sa vie, celui contre le régime communiste. Un combat psychologique qui le marquera à vie.  Un combat psychologique qu’il avait pressenti comme étant un des plus douloureux à tenir, lui que le régime communiste n’avait pas hésité à faire espionner et à mettre sur écoute. Un combat effroyable, pas seulement pour lui mais aussi et peut-être davantage encore pour le peuple polonais.

Lisant dès les premières années de l’installation du régime communiste en Pologne, les écrits de Karl Marx et Lénine, Karol Wojtyla aura cette phrase que bien des dirigeants socialistes non seulement français mais également européens seraient bien inspirés de méditer dans un monde en complète perte de repères et où la pauvreté ne cesse de progresser : « Le socialisme n’est pas contraire aux enseignements de l’Eglise, mais les méthodes des communistes sont contre l’Eglise. Le communisme prétend imposer aux gens des conceptions matérialistes, il torture la nation. » Oui, indéniablement, le communisme a torturé les nations. Combien de morts le communisme compte-t-il à son actif dans le monde ? Dans « Le livre noir du communisme, Crimes, terreur, répression », étude menée par un collectif d’universitaires et publiée en 1997 aux éditions Robert Laffont, Stéphane Courtois affirme que « le total approche la barre des cent millions de morts ». Faut-il en rajouter ou les chiffres parlent-ils deux mêmes ? Hélas, plus personne ne conteste les millions d’enfants, d’hommes et de femmes morts sous les différents régimes communistes qui ont sévi dans ce monde.

A partir de là, moi, je comprends parfaitement que les êtres humains soient croyants ou athées. Mais quelles que soient les convictions philosophiques et/ou politiques, les croyances ou pas de chacun, justifient-elles pour autant de tronquer l’écriture de l’Histoire, au point d’affirmer, comme s’y emploie Guillaume Plas, qu’aucune autre institution que l’Eglise « n’a autant de morts sur la conscience » ? Non, je ne peux pas le laisser dire parce que les faits historiques dévoilent au grand jour une réalité bien plus nuancée, en tout état de cause plus complexe qu’elle n’y paraît de prime abord.

Une fois ces considérations historiques examinées, reste l’analyse et l’interprétation de l’évolution de l’Eglise sur certains sujets de société. Même si ce n’est pas un constat spécifique à l’Eglise, il est néanmoins évident que l’Eglise catholique romaine semble avoir beaucoup de difficulté non pas à évoluer mais à se libérer, en son sein, du conservatisme puissant de certaines instances. Je pense ici particulièrement au pouvoir de la Curie sur des sujets tels que l’avortement, l’usage de contraceptifs, l’euthanasie, l’homosexualité, la recherche scientifique. A titre d’exemple, voici, par exemple, le discours parfaitement abject que tenait, le 12.04.10 lors d’une conférence de presse à Santiago du Chili, l’un des représentants de la Curie romaine, le cardinal Tarcisio Bertone, au sujet de l’homosexualité : « De nombreux psychologues et psychiatres ont démontré qu’il n’y avait aucun lien entre le célibat et la pédophilie et beaucoup d’autres, m’a-t-on dit récemment, qu’il y avait une relation entre l’homosexualité et la pédophilie. » Plutôt  que de se baser sur des « on dit », le cardinal Tarcisio Bertone devrait, me semble-t-il, témoigner d’un peu plus de rigueur dans ses analyses et regarder de plus près les résultats de certaines enquêtes conduites sur le sujet,  qui, à l’inverse, démontrent que dans l’immense majorité des cas, les pédophiles sont des hommes hétérosexuels mariés ! Un homme d’Eglise qui jette ainsi un tel discrédit sur les homosexuels commet, de mon point de vue, une faute majeure, celle qui consiste à oublier que l’Evangile a une vision universaliste de l’Homme. Doit-on pour autant s’arrêter aux seules paroles d’un membre de la Curie ? En vérité, le plus souvent par méconnaissance ou par manque de discernement, nombre de commentateurs, sous couvert des propos inacceptables d’un membre de la Curie, occultent néanmoins parfois délibérément l’évolution de l’Eglise sur l’homosexualité. Ainsi, pourquoi la presse écrite, télévisée et radiophonique française n’a-t-elle pas amplement développé, la réforme de l’Eglise de Rome proposée, le 04.02.11, par des théologiens catholiques allemands, autrichiens ou suisses qui, dans un mémorandum, encouragent l’Eglise à mettre fin au célibat des prêtres, à accepter l’ordination des femmes et, plus particulièrement sur la question de l’homosexualité, préconisent de ne pas exclure ceux qui « vivent de manière responsable l’amour, la fidélité et l’attention réciproque au sein d’un couple de même sexe » ? Enfin, pourquoi ne jamais rappeler non plus et ce n’est pas là d’ailleurs le moindre des paradoxes de l’Eglise, que l’œuvre apostolique Courage international qui soutient des personnes attirées « par des personnes du même sexe », est aussi une organisation reconnue par le Saint-Siège catholique romain ? Enfin, sans jamais minimiser l’indispensable nécessité pour l’Eglise de se remettre d’urgence en cause,  pourquoi nos élites françaises choisissent-elles encore majoritairement de se focaliser à ce point sur l’Eglise catholique romaine dès que de grands débats de société sont ouverts, là où par exemple, certains pays musulmans ne promettent que la mort comme « voie de sortie » aux homosexuels ? Car, que je sache, aussi condamnables soient certaines approches de l’homosexualité par l’Eglise catholique romaine, ce n’est pas non plus Le Vatican qui, en 2011, pend en place publique les homosexuels ! En dehors de l’Egypte et de la Jordanie où l’homosexualité est décriminalisée depuis 2001, on ne dira jamais assez qu’être homosexuel est encore passible de la peine de mort en Iran, en Mauritanie, en Arabie Saoudite, au Soudan, au Yémen. Alors, certains partisans d’une laïcité ferme et parfois aussi, soyons honnêtes, certains chrétiens qui n’osent ou refusent de débattre sur la violation des Droits de l’Homme dans un certain nombre de pays arabes ou d’Afrique noire, me rétorquent : « Oui, mais l’homosexualité choque les musulmans ». Soit mais cela légitime-t-il de tuer les homosexuels ? Evidemment non.

Et puis, entre nous, les personnes athées n’ont-elles pas mieux à faire, non pas de contester mais de ne se concentrer que sur les décisions de l’Eglise catholique romaine ? S’il est indéniable que l’Eglise doit se réformer de l’intérieur, nous ne sommes plus non plus pour autant en 1905 et les guerres de tranchées idéologiques persistantes entre athées et chrétiens sont, à mon avis, dépassées. Pourquoi ? Pour la simple raison que nous ne pouvons nullement comparer la société française d’avant 1900 avec ce qu’elle est en 2011. Prenons l’exemple de l’école : qui peut objectivement contester que la société française serait probablement encore en train de croupir dans le dogmatisme qui était le sien tant que l’Eglise exerçait une emprise totale sur la conscience et la vie de chaque citoyen français, de la naissance à la mort, si la Troisième République n’avait pas vu émerger une génération politique qui fut à l’origine de l’institutionnalisation de l’école publique, laïque, gratuite et obligatoire ? Une école ouverte à tous, sans distinction d’ethnie, de couleur de peau, de religion, de sexe, d’origine sociale. De fait, je suis plus circonspecte que Jean-Benoit Casterman lorsqu’il écrit que « le christianisme … a développé comme aucune autre religion ou civilisation l’éducation, l’enseignement … ». S’il est exact que l’Eglise n’avait pas attendu les francs-maçons de la Troisième République pour ouvrir des écoles, il n’en demeure pas moins qu’elle n’a jamais initié la massification de l’accès à l’instruction. Or, si l’Eglise avait tellement encouragé l’instruction ouverte à tous, on se demande alors bien pourquoi la loi Guizot sur l’instruction primaire avait, dès 1833 et donc bien avant l’avènement de la Troisième République, jugé impérieux d’imposer l’entretien d’une école primaire par commune, précisant toutefois que l’instruction primaire restait « privée ou publique ».

Aujourd’hui, l’instruction est définitivement obligatoire alors que la scolarisation ne l’est pas. C’est un bon équilibre que nous devons respecter. Le principe de l’accès de tous à l’instruction ne prête donc plus à contestation en France et nous devons tous nous en féliciter. Ce qui n’allait pas du tout de soi au moment de l’adoption des lois Ferry, en 1881-1882 et il fallut, est-il nécessaire de le remémorer, des dizaines d’années pour parvenir à scolariser les enfants des provinces rurales françaises les plus isolées dont les familles voyaient parfois d’un mauvais œil cette école devenue « obligatoire » qui les privait d’une main d’œuvre qu’ils jugeaient indispensable aux travaux des champs. Voici donc pour le premier point relatif à l’école.

Deuxième point – Depuis plus de trente ans, nos sociétés occidentales assistent à la montée d’un fondamentalisme musulman criminel qui rend complètement obsolètes les interminables passes d’armes entre laïcs et chrétiens. Pourquoi ? Ouvrons les yeux : les chrétiens organisent-ils des prières publiques aujourd’hui en France et ce dans le plus grand mépris de la Loi de 1905 ? L’Eglise catholique romaine oblige-t-elle aujourd’hui toute famille catholique française à baptiser ses enfants ? L’Eglise contraint-elle les familles chrétiennes à marier leurs filles avec des chrétiens ? L’Eglise impose-t-elle aux chrétiens de manger du poisson chaque vendredi, d’aller à la messe chaque dimanche ? Non, ces problèmes ne nous sont pas posés, en 2011, par le christianisme. En revanche, l’islam, dans notre république laïque, continue de  considérer que l’on naît d’office musulman et qu’en conséquence, aucun musulman n’a le droit de sortir de ce qu’impose l’islam. Car soyons objectifs : qui peut affirmer, aujourd’hui, qu’il est aisé pour un musulman de se convertir au christianisme ? Qui peut dire que l’islam accepte qu’un musulman puisse ne pas croire, une fois devenu adulte ? Qui peut déclarer qu’il n’est pas risqué, en 2011, pour un musulman, de ne pas suivre le ramadan dans une société française laïque qui lui en donne pourtant le droit ?

A l’inverse, l’Eglise catholique romaine n’a pas du tout l’intention de prendre le risque d’ouvrir de nouveau la boîte de Pandore et accoucher en France d’une guerre qui déchirerait de nouveau les Français entre eux. C’est cela la force de l’Eglise catholique romaine aujourd’hui : être ce qu’elle est tout en ayant parfaitement intégré, même s’il lui a fallu quelques décennies pour l’accepter, que la France, Fille aînée de l’Eglise, ne reviendra pas sur la Loi de Séparation des Eglises et de l’Etat de 1905. Et c’est à la fois une croyante et une citoyenne profondément attachée à la Loi de 1905 qui s’exprime ici : il n’est effectivement pas question de remettre en cause cette loi fondamentale. C’est en ce sens où je le dis aux personnes athées comme aux partisans d’une laïcité parfois intransigeante : ne vous trompez pas de combat. Soyez, au contraire, aux côtés des chrétiens pour qu’ils incitent l’Eglise à se réformer d’une part, pour combattre d’autre part la montée d’un islam radical dont les orientations idéologico-religieuses n’ont aucun point commun ni avec les valeurs de l’Eglise ni avec celles de la Laïcité.

Bonapartine

 (1) http://ripostelaique.com/la-lettre-de-propagande-mensongere-du-pretre-jean-benoit-casterman.html

(2) http://ripostelaique.com/m-cassen-faites-en-sorte-que-rl-respecte-davantage-le-vrai-christianisme.html

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Bonapartine

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island girl 12/08/2011 02:34



Imagine ....no religion...chaque religion vise à s'étendre ,à poser ses diktats,à enfermer ....la pire de toutes (qui n'a de religion que le nom) c'est l'islam.de 2 maux il faut choisir le
moindre et donc s'allier meme à contre coeur!


 



marco 11/08/2011 18:14



Evidemment l'église catholique n'est pas une oie blanche loin s'en faut,quand on remonte l'histoire,on se souvient d'avoir lu que l'inquisition a fait trembler bien des foyers,on sait également
quelle entretenait des désirs de pillage aux détriments des victimes,et autres cruautés,mais cela est terminé depuis plusieurs siècles.l'Eglise actuelle en général n'a pas non plus été un modèle
de chasteté,honnèteté ect....mais elle a le mérite de ne tuer personne.. l'islam,resté aux idées du prophète de 1450 moyennageuses n'a pas évolué et tue tous les jours,pour moi,il faut que les
athés et les chrétiens se rassemblent pour lutter contre l'islam qui est un véritable danger au 21 eme siècle,il faudra choisir,comme disent certains militaire:vaincre ou périr,car les musulmans
ne nous laisserons pas le choix,ils tuerons tout ce qui est blanc pour prendre tout ce qu'il considère comme des richesses,voyez ce qui vient de se passer au royaume uni,demain ce sera chez nous
ne vous faites pas d'illusion et ils ne craignent pas de dire :je suis venu,c'est pour rester.A nous d'accepter leur dictature ou partir.C'est la raison pouquoi je suis partisan d'une union 
afin de combattre par tous les moyens cette idéologie criminelle.



Epicure 11/08/2011 16:47



pardonnez les fautes ( frappe et orthographe! ) le message étant "parti tout seul?????



Epicure 11/08/2011 16:46



En effet, je cois, en tant qu'athée par réflexion, je proviens de la civilisation hébraïque-juive et chrétienne et de la Grèce scientifique et rationnelle autant que de maïmonide ou Saint
Thomas..


La laïcité et la rationalité nous enseignent de laisser libre la pensée affective d'autrui.


Rien au monde ne saurait la limiter de toute façon puisqu'elle procè-de d'un cerveau quer nous ne comprenons pas encore.


Les Chrétiens , aggiornamentistas!!! et les Athées n'ont pas d'autre choix conscient et rationnel que de s'allier contre un ennemi du genre humain qui pense sérieusement encore (!) pouvoir
dolminer la pensée et les convictions d'autrui. les Totalitarismes nazi et bolchévique ont vu s'unir, ebn France, les Croix de Feu, les Maurrassiens et les socio-démocrates, les catholiques, les
francs-maçons et les libres penseurs...


Il est temps de recommencer!