Chronique de la France asservie et résistante... Chronique de Robert Spieler

Publié le 29 Juillet 2011

Il y a dans la mouvance de la droite nationale un curieux parfum de révolte si ce n'est de la grogne. Le positionnement de Marine Le Pen ne convient pas à tout le monde et les "opposants" le font savoir. Il est amusant de constater que pour la presse bien pensante, Marine Le Pen sent le souffre et que pour d'autres, elle sent les petits gâteaux. Pour les uns rien n'a changé au Front National c'est le parti du diable pour les autres tout a été bousculé. Il y a la vieille garde et la nouvelle semble-t-il.

On peut comprendre la vieille garde qui se trouve très bien dans une opposition confortable finalement, comme toutes les oppositions. On peut déclamer, se moquer, tonitruer, affirmer car de touts les façons, vous ne saurez jamais aux manettes. Et puis il y cette nouvelle démarche qui consiste à prendre le pouvoir et s'en donner les moyens. Cela passe par des contorsions certes, des accommodements, des rencontres, des mains tendues et des propositions. C'est de la politique en fait.

Aucun parti politique ne peut seul gagner les élections. En conclusion, Marine Le Pen qui veut le pouvoir sait qu'elle devra composer. Faut-il la blâmer? Faut-il considérer qu'elle trahit? Au fond, que peut-elle faire d'autre si elle caresse l'espoir d'être un jour aux manettes et de véritablement influer sur le destin de la France. Deux postures, deux impostures?

Pour ma part, je donne raison à Marine Le Pen car en montrant son ouverture même si je ne partage pas son avis sur Emmanuel Todd sous réserve que ce soit bien le sien (je ne suis pas certain qu'elle soit d'accord avec l'analyse de Monsieur Todd sur le métissage et son islamophilie), elle se donne des chances de changer la donne et peut-être de gagner la partie. En restant dans le coin du ring à faire la mauvaise tête et en faisant appel aux grands principes de la droite ultra, ses opposants internes n'ont aucune chance et de fait trahissent les espoirs des français. "La France vaut bien une messe".

Gérard Brazon

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2924130059.jpgChronique de Robert Spieler

pubiée dans Rivarol

(n°2009 du 22 juillet 2011)

 

Marine Le Pen estime que le président d’honneur du Mouvement républicain et citoyen, Jean-Pierre Chevènement, ci-devant ancien ministre socialiste de l’Intérieur, a « une analyse assez similaire à celle du FN sur un certain nombres de points, alors que c’est un homme de gauche ». Dans une interview parue le 11 juillet dans France Soir, elle explique qu’  « aujourd’hui, la vraie division s’opère entre les mondialistes et les patriotes » et qu’elle ne « croit plus à la fracture gauche droite depuis bien longtemps ». Certes, elle n’a pas tort… Elle n’hésite pas cependant, enthousiaste, à affirmer qu’elle serait prête à gouverner avec Chevènement, qui a « une analyse assez similaire à la nôtre sur un certain nombre de points »,  et cite aussi comme référence l’historien et sociologue Emmanuel Todd.

 

Marine Le Pen en pleine confusion

 

Evacuons rapidement le cas de Chevènement que tous nos lecteurs connaissent bien. Jacobin résolu, il défend, comme Marine Le Pen, une conception idéologique, forgée par la Révolution, d’une France « une et indivisible », et laïque, que menacent, selon les propos tenus par la présidente du Front national, les langues régionales et les panneaux bilingues à l’entrée des villages bretons. Chevènement, qui parlait avec tendresse des racailles qui mettent à feu et à sang nos banlieues, les qualifiant du doux nom de « sauvageons », a évoqué récemment l’arrivée de dizaines de milliers de « réfugiés » sur nos côtes européennes. Pour lui, ce n’est pas un problème. « Avec un peu de bonne volonté, les gouvernements européens auraient pu trouver une solution humaine et décente aux problèmes qui se posent », jugeant « qu’on aurait pu se répartir facilement » les migrants. Qu’en pense Marine Le Pen ?

 

Quant à Emmanuel Todd, homme de gauche, voire plus, si affinité, dont Marine Le Pen considère que les analyses sont proches de celles du FN, voilà ce qu’il vient de déclarer, il y a quelques jours sur OUMMATV : « Je n’ai pas le souvenir d’avoir vu une burqa en France. L’Europe est rattrapée par les vieux démons du populisme et de l’islamophobie, et par la chasse aux sorcières contre les musulmans. Dans des pays comme la France, la notion d’islamophobie ou d’arabophobie est devenue complètement ridicule. Si vous êtes islamophobe, vous êtes anti-français. Vous travaillez très consciemment à la destruction de votre pays. L’islamophobie, c’est une maladie de l’âme. » Et Emmanuel Todd de préciser sa pensée : « les islamophobes ont déjà perdu en France », évoquant les 25% de mariages mixtes, s’enthousiasmant de la rapidité du métissage, alors qu’il avait fallu près d’un siècle à sa famille juive, dit-il,  pour accepter en 1914 la première union mixte.

 

Voilà le genre de personnages qui trouvent grâce aux yeux de Marine Le Pen.  Marine Le Pen, une nationaliste ? Mais vous plaisantez !

 

Au fait, un rappeur d’Evry, Sébastien Gozlin, alias « Cortex », vient d’être condamné pour « injures » à l’encontre de Marine Le Pen. Il avait menacé de « l’égorger » sur une vidéo diffusée sur internet. La sanction infligée par le tribunal a été terrible : 500 euros d’amende… Sans commentaire.

 

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Politique Française

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Francis CLAUDE 29/07/2011 21:24



Spieler a un discours quime fait penser aux bobos/gochos et on y sent égalemnt un peu de jalousie de n'etre plus FN aujourd'hui ou ce parti semble exploser en FRance grace a MLP


pour les 500 euoros d'ammende infligés a l'autre taré c'est mieux qu'un non lieu auquel on pouvait s'attendre



Francis NERI 29/07/2011 18:01



Il serait bien de préciser qu'il y a bien longtemps que Robert Spieler ne fait plus partie du Front National