Collabos, Résistants: artistes d'hier et d'aujourd'hui? Que seraient-ils demain? Par Gérard Brazon

Publié le 15 Octobre 2013

 

Par Gérard Brazon

En regardant "Le Chat" avec Jean Gabin, un homme de courage et d'honneur, je me mis à songer à ces artistes qui aujourd'hui se font les porte-paroles de la "justice", du "courage" et de "l'humanisme". Tous ces braves gens sont des "courageux résistants sur les plateaux de télévision". Mais qu'en serait-il sous la pression d'un ennemi commun. On peut en avoir une certaine idée si l'on se réfère à ce qui s'est passé sous l'occupation allemande. 

Sous l'occupation, Londres et les maquis ne sont pas assaillis par nos chers artistes. Ils ne furent pas loin s'en faut, les premiers à se battre. 

Aujourd'hui, ces "grandes gueules" des radios-télés nous disent leur "colère" de la montée de "l'extrême droaaate" mais hier, devant la réalité du nazisme qu'ont-ils fait ces artistes ?Certes, on ne peut affirmer que nos "artistes" d'aujourd'hui auraient le même comportement. Mais pourquoi ai-je un doute ?

A l'aune du courage d'un Jean Gabin, je ne peux m'empêcher de penser à ces "artistes" qui se sont engagé dans les armées de la France libre. Ils furent si peu nombreux à le faire. Coup de chapeau au passage à Joséphine Baker, une vraie française des Antilles.

Alors, j'ai envie de dire à ces artistes d'aujourd'hui d'être bien plus modestes dans leur propos ! D'être plus juste dans leurs analyses. D'être plus nuancés dans leurs condamnations et autres accusations. Que feraient-ils s'ils se retrouvaient sous une dictature qui leur interdirait de jouer et de chanter ? Feront-ils comme Fernandel, Maurice Chevalier, Guitry, Tino Rossi, Danielle Darrieux et bien d'autres encore comme Jean Paul Sarte qui n'a parlé de résistance qu'en 1968 à une époque où il ne risquait plus grand chose.

Voici une vidéo retraçant cette époque. En suivant vous aurez aussi le parcours de Jean Gabin.

Dans quelle catégorie nos "chers artistes de la gauche bien-pensante" d'aujourd'hui se retrouveraient-ils ?  Vous le savez tout comme moi et cela doit nous interdire de les écouter religieusement ni même de les croire véritablement sincères.

Il est toujours facile de se la jouer humanistes et de hurler à "l'extrême droaaate" lorsque le ventre est plein, un verre de champagne à la main et que l'on peut se réchauffer les os en hiver sur les plages de Floride et d'ailleurs, loin du danger et de la faim.

Il se trouve qu'après l'occupation et la collaboration, tous ces braves "artistes et donneurs de leçons" retrouvèrent la fortune et le public. Jean gabin mettra plus de dix ans à redevenir l'artiste qu'il était avant guerre. Moralité ? C'est notre miroir qui est l'arbitre...

Gérard Brazon

Le 2 février 1941, refusant de tourner pour les Allemands pendant l'occupation, il s'expatrie à Hollywood aux États-Unis où il va retrouver les Français Jean RenoirJulien DuvivierCharles BoyerJean-Pierre Aumont...

Là-bas, il tourne deux films, La Péniche de l'amour avec Ida Lupino, et L'Imposteur, de Julien Duvivier, long-métrage de propagande gaulliste saluant aussi la bénéfique entrée en guerre des États-Unis. Ce film est produit par le service de propagande américain. Au générique seulement deux français : Julien Duvivier et Jean Gabin.

Durant cette période, il fréquente Ginger Rogers brièvement, puis Marlène Dietrich pendant l'été 1941 jusqu'en février 1947. Le 18 janvier 1943, il divorce de sa deuxième épouse Jeanne Mauchain.

Déjà très célèbre, il pourrait tenter une carrière d'acteur aux États-Unis, mais ce serait compter sans son ardent patriotisme. Il s'engage en avril 1943 dans les Forces navales françaises libres7 du général de Gaulle pour libérer son pays. Embarqué comme canonnier chef de pièce sur le pétrolier militaire Elorn, il traverse l'Atlantique en convoi à destination de Casablanca, attaqué au large par les sous-marins et par les avions allemands aux approches de la Méditerranée. Puis sous les ordres de l'enseigne de vaisseau et futur vice-amiral André Gélinet, le second maître Jean Moncorgé sert comme chef du char Souffleur IIdu 2e escadron du régiment blindé de fusiliers-marins qui appartient à la célèbre 2e division blindée du général Leclerc.

Au printemps 1945, il participe à la libération de la poche de Royan puis à la campagne d'Allemagne qui le conduira au Nid d'aigle d'Hitler à Berchtesgaden. À la fin de la guerre, il est décoré de la Médaille militaire et de la Croix de guerre. En juillet 1945, âgé de 41 ans, le « plus vieux chef de char de la France Libre » est démobilisé et revient au monde du spectacle avec des cheveux blancs8. Toute sa vie, il restera très attaché à la marine nationale et proche de celui qui fut son chef, le vice-amiral Gélinet et sa famille.

 

 

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Histoire de France

Commenter cet article

henri 15/10/2013 22:24


Merci Gérard pour tous les patriotes .


Il est vrai qu'en plus d'un Monsieur  ,Jean Moncorget  était evant tout un vrai français : franc et direct !


Des comme lui, hélas,il n'y en a plus, semblet'il .


Merci aussi aux résistants qui se sont manifestés !

aupied 15/10/2013 13:20


un grand merci , a Marie-Plume pour l'hommage rendu, a notre cher Jean Gabin , des acteurs comme lui n'existe plus , tout les meilleurs sont malheureusement partis , mais que faire ? 

Pivoine 15/10/2013 12:02


Sous l'occupation, Londres et les maquis ne sont pas assaillis par nos chers artistes. Ils ne
furent pas, loin s'en faut, les premiers à se battre.


 


Comme aujourd'hui ! 90 % de ceux qui travaillent dans le monde du spectacle sont des collabos, ils défendent l'immigration, refusent de critiquer l'islam, alors qu'ils seraient les premiers visés
dans une dictature islamique !


Mais cela, ils sont trop bêtes pour le comprendre !

DUVAL Maxime 15/10/2013 11:54


Je suis né en 45 d'une mère bretonne qui su attendre son "même pas fiancé d'alors" apprenti-mécanicien breton de la Royale que la guerre avait surpris en Indochine. Ils s'épousèrent au retour de
son héros FNFL. Ce qui fit quand même quelques années hors de la Patrie. Que je sache, elle considérait que son cul et son coeur n'avait pas à se coucher, ni à coucher avec le vainqueur du
moment. Que je sache aussi, son comportement fut celui d'une Résistante, état d'esprit dans lequel nous fumes élevés.


N'en déplaise à l'admirable artiste que fut Arletty.


Je n'ai pas non plus appris de mes modestes parents à même faire allusion aux pères Boches de camarade.


L'histoire est un éternel recommencement qui à défaut de repasser les plats trouvera toujours ses aplatventristes.

Epicure 15/10/2013 11:12


Pourrais-je ajouter à Montcorget, le brillant juif français Jean-Pierre Salomon dit Jean-Pierre Aumont qui enleva le "Sal" pour faire carrière dans l'Avant-Guerre antisémite et qui partit
s'engager


voir Wikipedia:


Suite à l'invasion allemande, il s'exile aux États-Unis en 1940.


En 1943, il est la vedette de deux films de guerre ayant pour cadre le conflit en France : Un commando en Bretagne (Assignment in
Brittany) de Jack Conway et La Croix de Lorraine (The Cross of Lorraine) de Tay Garnett avec Gene Kelly.


Il s'engage dans les Forces françaises libres en juin 1943 et fait partie des troupes qui libèrent la France,
notamment en tant qu'aide de camp du généralDiego Brosset, commandant la 1re division française libre. Il survit à la chute de la jeep qui provoque la mort du général Brosset le 20 novembre 1944 au pont du Rahin, à Champagney en Haute-Saône.


Blessé deux fois, il reçoit la Croix de guerre 1939-1945 et la Légion d'honneur.


Serge Boris qui assista droit comme un I au dernier 11 Novembre et publia en 2012 ses Mémpires  est aussi un des ces  "youpins" qui fuirent pour se Battre; la Fausse France! Ou bien la
Vraie??? On dse demande, des fois !

marie-plume 15/10/2013 10:46


Merci pour ce vibrant hommage à l'un de nos inoubliables artistes, pur talent et vrai patriote comme il ne s'en fait plus. Sans doute, aujourd'hui, et à la lumière des événements récents, Alain
Delon peut-il s'honorer-toutes proportions gardées-de rivaliser dans ce patriotisme français qui s'est lamentablement rétréci sous les coups de butoir du parti de la Droite menteuse, usurpatrice
de valeurs qu'elle n'a jamais su honorer et faire respecter dans les plus simples faits de la vie quotidienne... Alors, oui, Jean Gabin un vrai "gentleman-farmer" et aussi un pur Français comme
on rêve d'en avoir des millions sur notre territoire qui sent bon la France de Jeanne d'Arc et de Péguy, de Charles De Gaulle et de tous nos valeureux "Poilus", avec les autres, plus méconnus et
anonymes. Hommages à toutes ces âmes hors du commun.

Epicure 15/10/2013 10:29


Est-ce que les assez rares "Montcorget" relèvent le deshonneur des dizaine de millions de passifs/ collabos?