Collège des Bernardins : La folie du Halal, une société qui sombre dans le déni de réalité, le mensonge et l’obscurantisme. Par Nancy Verdier

Publié le 21 Juin 2012

Voici un récit excellent de Nancy Verdier qu'il ne faut pas rater car il est la description d'une machinerie qui avance doucement et détruit peu à peu dans les coeurs et les esprits la simple notion de défense de soi, de notre être, de notre culture. Nous comprenons mieux désormais après lecture comment cet islam s'est imposé doucement dans les pays conquis, éventuellement par le cimeterre dans un premiers temps et par la conversion de force dans un deuxième temps. De la dictature douce au totalitarisme sans appel!

Gérard Brazon

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Par Nancy Verdier

Mercredi 13 juin 2012, le collège des Bernardins (20 rue de Poissy – 75005) accueillait une table ronde organisée par l’Institut Montaigne sur le thème:

« Islam de France et laïcité : retour sur le halal »
en présence de :

 

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Alain CHRISTNACHT, Conseiller d’Etat. 

Tareq OUBROU
, Grand Imam de Bordeaux.

 
Abdelaziz CHAAMBI, Président de la coordination contre le racisme et l’islamophobie.


Gilles KEPEL
, islamologue et Professeur à Sciences Po, auteur de Banlieue de la République et du quatre-vingt treize ; 
    

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La salle applaudissait chaleureusement. Pourquoi cette manifestation de satisfaction? Pour avoir assisté en ce lieu  magique et céleste  à des échanges  mensongers, fallacieux et biaisés  sur la réalité ? Des échanges qui  ont permis  aux deux représentants de l’islam de se tailler la part du lion ; dans un même discours, ils ont trouvé moyen non seulement de justifier l’abattage  halal en l’habillant du voile de "l’éthique"  mais aussi  d’aller bien au-delà du thème de la soirée et de réclamer générosité et compréhension de la part des français pour les immigrés musulmans et leurs enfants qui n’ont qu’un rêve, celui de s’insérer dans la société française, d’en être des citoyens à part entière et surtout d’en devenir des acteurs politiques majeurs.  Et pour clore le tout de réclamer que l’histoire de nos civilisations française et européenne soit réécrite en tenant compte de l’apport essentiel de l’islam au cours des siècles ….sans lequel nous n’aurions pu faire toutes les découvertes fondamentales et extraordinaires, biologiques, techniques et scientifiques  dont nos sociétés occidentales jouissent aujourd’hui.


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Pascal Hilout toujours à l’affût,  s’est alors écrié : "Copernic le marocain !". Jeannette Bougrab  avait quitté les lieux bien avant, tête baissée, l’ai songeur et triste.  Xavier Lemoine est resté jusqu’à la fin, mais s’est éclipsé sans "mot dire." 

Et, pourtant,  il y avait bien  lieu de maudire.  Nous avons maudit Gilles Kepel qui fidèle à lui-même avait  conclu la séance  par quelques minauderies. Lui qui cherchait avant tout à relancer les ventes de son ouvrage sur les banlieues "craignos" devait séduire par tous les moyens…

Nous l’avons intercepté en fin de soirée, alors qu’il quittait l’estrade :

- "Alors, c’est foutu, il n’y a plus rien à faire ?" 
- "Mais non, mais non, vous verrez tout ira bien" lança-t-il.
- "Monsieur  Kepel, avec le Halal, c’est la Charia qui s’invite

Réponse de ce chercheur "reconnu" de l’Establishment :

- "Tout dépend de l’interprétation que  l’on en fait".

 

L’ "Intelligencia dhimmisée" serait-elle en train de nous concocter une "Charia light" acceptable à terme par le melting- pot européen  en devenir? On ne peut en écarter l’ idée, à voir  la manière dont la  République plie et  s’agenouille devant "ces nouveautés culturelles" comme pour  marquer son dévot respect   à la différence des autres, de ces nouveaux migrants "accueillis bras ouverts et sans discrimination",  en même temps qu’elle accepte  leur  forcing pour "s’intégrer dans le "tissu social" français et européen à coups de chantage, coups de poing, coups de feu, de tirs de mitraillettes, de viols, de meurtres, de hold-up, de voitures incendiées, de prières des rues, de mosquées, de halal, de Burqa et d’insultes à notre identité.

Parmi les questions posées il y  eut notamment celle-ci : "Le titre de cette soirée, mentionne un islam de France, dont a parlé l’imam. Mais vous savez bien qu’il n’existe qu’un seul islam". Les membres de l’estrade  préférèrent éluder cette question pourtant centrale et passer à d’autres questions. Mais ils ne purent dissimuler leur gêne. Le public français finirait-il par être moins stupide que ne l’imagine, l' "élite dirigeante" qui manipule l'opinion. 

*****

 

 Dans le calme et l’attention la soirée suivait son cours  et  les « éminences » présentes sur l’estrade au fil des interventions plastronnaient et rayonnaient de satisfaction.  Le lieu sanctifié ne devait pas prêter à contestation et il fallait endormir le BoBo. Pour commencer il y eut cette courte introduction bien propre de Claude Bébéar, président de l’Institut Montaigne après celle de Michel de Virville, directeur du Collège des Bernardins. Le débat fut  animé par Alice Géraud, journaliste à Libération. C’est tout dire.  

Elle présenta le sujet en ces termes :

« La question du halal a été abordée de manière polémique durant la campagne présidentielle. Au-delà de la caricature et du déni, elle pose des questions sérieuses sur la façon dont peut se mettre en place "le vivre-ensemble républicain" dans le respect des convictions de chacun, et sur les enjeux que recouvre la radicalisation de telle ou telle injonction religieuse à des fins de contrôle communautaire et de mobilisation politique. »  


Dès l’introduction l’affaire était bouclée. Le  FN figurait aux côtés du Diable, l’orientation  anti-front avait déjà été donnée hypocritement par Michel de Virville  et nos islamistes pouvaient se lécher les babines. Dame Alice Géraud soulignait  que la  "polémique" étant venue du FN, le patriotisme en matière de bidoche est donc déplacé ! Cela sonnait déjà comme un avertissement. Ici aux Bernardins, on ne polémique pas comme le FN. Questionner, contester remettre en cause  le  halal, c’est faire du  FN.  

Puis la suite pour faire bien  "au-delà de la caricature et du déni" : voilà les vilains mots honnis des bien-pensants,  jetés en pâture à la vindicte de la bonne conscience qui  ne souhaite qu’une chose : "le vivre-ensemble républicain dans le respect des  convictions de chacun" en tenant compte  "des enjeux que recouvre la radicalisation de telle ou telle injonction à des fins de contrôle communautaire et de mobilisation politique".
Là ça risque d’être un peu dur. Quelle belle acrobatie en perspective ! L’équation posée en ces termes revient à résoudre la question suivante :

"Comment, faire accepter par la République (ou ce qu'il en reste) et ses ouailles (de plus en plus multiculturelles), une religion figée dans ses traditions archaïques qui a pour objectif  l’islamisation de la société qui l’accueille."

La réponse est toute trouvée : par le  "halal".

Le halal est un des moyens de faire progresser l’islamisation de nos territoires. Mais silence, le mot islam est à peine prononcé. Pas de caricature, pas de déni, pas de discrimination, il faut  s’ouvrir aux cultures d’ailleurs et le halal en fait partie. Et vous  verrez que ce n’est pas si grave que ça : la souffrance animale ne sera même pas évoquée. Quant à la République et sa laïcité, il faudra faire une croix dessus, car ce qui compte avant tout c’est le vivre ensemble, et pour la bienséance, laïcité a désormais un sens nouveau, celui "d’élasticité"

 

 

 

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Les différents orateurs s’exprimèrent donc successivement, jonglant avec les mots, sautant parfois du coq à l’âne et se contredisant d’une phrase à l’autre :
 

Tareq Oubrou, Grand Imam de Bordeaux, commença par regretter l’opacité qui entoure le halal qui est avant tout, selon lui, une pratique rituelle et éthique. Est halal ce qui est licite.   On comprendra donc que ce qui n’est pas halal est illicite.
"Dans le christianisme il n’y a pas de sacrifice de la bête", poursuit-il. Exact, monsieur, chez nous on consomme l’animal pour nos besoins alimentaires et on ne le sacrifie pas à un dieu. Certes, "mais le halal est un acte éthique", renchérit-il.  
Et de poursuivre : "Tuer une bête a un sens théologique. Mais il est inutile de tourner la tête vers la Mecque. C’est ridicule, affirme l’imam. "Le rituel n’est pas forcément éthique. Il faut un abattage éthique et non rituel." 

Vous suivez ? Ce mic-mac n’avait pas l’air d’émouvoir l’assemblée. Peut-être  avais-je mal compris ? Et la suite :
- La bête peut-être sacrifiée lors de la naissance d’un enfant, mais ce n’est pas obligatoire. On peut simplement reproduire un abattoir symbolique.
- On peut sacrifier une bête pour Dieu
- On peut sacrifier une bête à l’occasion d’un pèlerinage. Mais là non plus, ce n’est pas obligatoire

"Le halal est extensible" dit-il sans rire. "Pas seulement la viande, mais la cravate, le foulard, le parfum, la crème de beauté, n’importe quel objet peut devenir halal… ". Diantre, le business va être énorme. Tout s’éclaire, le halal, c’est du business, qui rapporte gros. Si tout est halal, chaque objet acheté rapporte aux trois Mosquées chargées de prélever les redevances…. Il faudra bien regarder ce que l’on achète. …

Et de conclure : "Le halal ne pose pas de problème s’il est consommé par ceux qui veulent le consommer." Ben voyons. Plus on est de fous, plus on s’amuse.
 

Passons à Alain Christnacht : "La laïcité n’est plus une notion très claire même pour les français." Venant d’un Conseiller d'Etat, cela fait toujours plaisir.
" La crainte du halal, vient de problèmes sanitaires. Il y a aussi la question du financement de la religion, et de la Charia : halal et licite s’opposent  à haram qui signifie impur ".  
Mais, oui, nous le savons bien, nous sommes "impurs". Voudrait-il nous persuader que pour devenir "purs" il suffit de manger halal, qu’ il ne s’y prendrait pas autrement.

"Le fait aussi que dans la religion musulmane, la langue française est exclue, ce qui en exclut les français." Les nouveaux exclus du système,  ce ne sont plus les migrants, les nouveaux venus, mais les souchiens. C'est là que l'on sent combien notre société progresse.  Autrement dit, pour ne pas se sentir exclu, il faudra apprendre l'arabe et trouver le chemin de la Mosquée peut-être ? Et de conclure, pour faire bonne figure, "Enfin, en France,  les religions ne s’imposent pas aux citoyens. Corporations et communautarismes n’y sont pas bien vus. C’est une atteinte à la laïcité. "
Ouf! Quelqu'un qui semble défendre la laïcité, enfin. Je commençais à me sentir mal.

 Ecoutons Gille Kepel : " La demande du halal est exacerbé du fait qu’il y a le sentiment d’une ’citoyenneté inaccomplie ‘ ".  Il fallait y penser, bel argument. Sortez vos mouchoirs.
 D’où  dit-il "la fréquentation intensive de la Mosquée, le port du voile, le halal". L’excuse est toute trouvée : tous ces signes islamiques, c’est pour mieux s’intégrer.
"Tous ces éléments participent à l’identité. Les musulmans ne sont pas seulement des consommateurs, ils font acte de citoyenneté. Comme on l’a vu, ils se sont présentés aux élections législatives".
"Haram signifie interdit (illicite, impur) et a la même racine que harem qui était le lieu réservé aux  femmes (femmes impures) ". Une petite parenthèse, en forme de boutade, pour montrer que les femmes sont définitivement impures... 

"Pour qu’un mariage soit halal, il faut que la conversion ait lieu avant le mariage. Comme  il n’y a plus de chrétiens, dit-il, ce n’est pas très contraignant. ", affirmation de notre professeur de Sciences Po, rejoint sur ce point par notre Conseiller d'Etat, au nom évocateur, figurant de la représentation de l'Etat, et dont la prestation fut des plus modestes. 
Merci à tous de rabaisser le chrétien au passage... et de laisser traîner l'idée que les mariages halal sont purificateurs pour les impurs souchiens....
 

Et Kepel d'ajouter : "Chez les musulmans, il y a une fascination pour le Casher" (ça alors, c’est un scoop). "Le modèle de l’intégration sociale n’est pas le modèle chrétien, qui est rongé par la laïcité (l'expression est subtile), mais le modèle juif, sépharade." (Cette fois, je m’étrangle)
"A cause de cette exacerbation de l’affirmation identitaire par le halal, il y a exacerbation  des barrières identitaires. D’où les problèmes à l’école où on ne peut plus partager la table, spirale destructrice. Il faut remettre l’école au cœur de la citoyenneté. Les enfants ne se sentent pas français." Plus faux cul que Kepel...


Abdelaziz Chaambi :
 "De quoi ont peur les musulmans ?" (C’est eux qui ont peur maintenant? Encore des victimes des méchants souchiens.)  Cet orateur ne cessera d’inverser les facteurs, les valeurs, de caricaturer.
Et de poursuivre : "l’égalité républicaine est devenue l’uniformité républicaine. Le code génétique de la France  a un problème avec la diversité religieuse (à l’inverse des américains). Dans le schéma du Concordat napoléonien, figurent les catholiques, les protestants, le judaïsme. L’islam n’est pas dans le paysage de 1905.  On accepte la  diversité individuelle mais pas collective."
Va-t-il jusqu’à sous-entendre qu’il nous faudra - pour avoir un meilleur code génétique -, un jour  prochain, accepter d' intégrer la Oumma ? Et si je comprends bien, on est en pleine manipulation génétique! Le multiculturalisme se charge de détruire notre patrimoine génétique et d'en reconstruire un à la sauce halal...!!! 

***

Le débat se résuma donc à cette série de monologues et  finalement  une avancée pour les deux Imams qui sans opposition, ni contradiction de la part de Kepel et de ses hôtes, réussirent à caser leurs exigences sur l’expansion de  l’islam dans la République : un islam qui sera bien ancré en France  par la généralisation du halal, par la citoyenneté et le droit de vote des étrangers, par l’école qui doit faire une place plus grande à l’étude de l’islam, de l’arabe, et à la réécriture de notre histoire….

Sur cette pente, grâce à  la bienséance, la soumission, la dhimmitude  de l’Eglise, des chercheurs, des enseignants et des politiques, le clash ne sera pas évité pour autant. La confrontation aura bien lieu tôt ou tard, car il n’existe pas d’islam de France. La Charia s’invitera comme elle l’a fait partout dans le monde arabo-musulman depuis des siècles. Et nous perdrons des vies et des années précieuses, et pour un temps notre culture et notre âme. Nos enfants seront-ils après ce désastre, capables de retrouver  le chemin de la Renaissance, de la délivrance ? D'effectuer le retour, la montée aux origines ? Une nouvelle Alyah ?

Nancy VERDIER

Loquendi Libertatem Custodiamus - Gardons la liberté de parler

Cet article n'est pas protégé et peut-être diffusé comme tel ou par extrait à la condition d'en indiquer l'auteur Nancy Verdier et la provenance. http://www.gerard-brazon-com.

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Israël: une démocratie

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island girl 27/06/2012 17:09


Je pense qu'une bonne dératisation s'impose en métropole !


 

DURADUBOL 21/06/2012 21:42


Entre bienséants dogmatisés que voulez-vous qu'il arrivat ? Du faucuïsme de trois musulmans militants. Nous en sommes réduit à en partler alors qu'il faudrait l'interdire et l'expulser d'Europe.
Aucun Laïque ne devrait se rendre à ce genre de bal des faux culs.

DUVAL Maxime 21/06/2012 20:10


Il ne restera, hélas, un jour aux habitants de ce pays que de trouver dans "La Marseillaise" la seule ressource à l'évacuation du problème. Je comprends mieux la réticence de certains joueurs de
foot à refuser de nous en donner l'idée en entonnant notre hymne national.


 

Epicure 21/06/2012 18:57


Comme les idéologues sans pensée du communisme du nazisme et de tous les totalitarisme que nous avons connus, nos intellectuels parisiens ou non semblentr aussi débiles et pathétiques....


L'huma,nité est mal partie et n'arrive donc nulle part non plus...


La question se résume à essayer de réussir à vivre sa vie assez longtemps au milieu de ces cinglés à éviter autant que faire se peut. Quelques centaines de millions n'y sont pas parvenu au XXe
siècle!!!!