Colombey ? Deux églises et une armée de faux-culs !

Publié le 12 Novembre 2013

Et hop ! Comme chaque année, tout le monde à Colombey-les-Deux-Églises. Les gaullistes, il va de soi, et les antigaullistes, tant qu’à faire. « Chaque Français fut, est, ou sera gaulliste », affirmait le principal intéressé, en 1952. Certes, et pourquoi pas ?

Par Nicolas Gauthier pour Bd Voltaire

On pourrait ajouter que chaque Français fut, est ou sera antigaulliste. Ça dépend des lieux, du temps et des circonstances. En 1940, la question ne se pose pas, la personne et le destin particulier du Général précédant ce que deviendra le gaullisme. L’épuration d’après-guerre ? Brutale, mais brève. Et rien qui empêchera un Christian de La Mazière de faire carrière dans les bras de Juliette Gréco et de Dalida, un François Brigneau à Minute et chez Pierre Lazareff. Pour quelques fusillés emblématiques, les autres continueront leur bonhomme de chemin, à l’instar d’un… François Mitterrand. Bref, rien qui ne puisse constituer une fracture irréfragable.

En revanche, la véritable fracture, la seule à demeurer impardonnable pour certains, sera celle de l’Algérie française. Et sera majoritairement le fait de… gaullistes s’estimant trahis par le grand homme. Inutile de dresser par le menu l’organigramme de l’OAS : les résistants gaullistes de la première heure y étaient largement majoritaires. Comme quoi avoir été gaulliste pour ensuite verser dans l’antigaullisme ne présentait alors rien d’incongru.

Néanmoins, la fracture est là. Dans les années 80, notre confrère Alain de Benoist, dans sa revue Éléments, tente de la réduire en posant cette seule question : « Comment peut-on être gaullien ? » « Gaullien » et non point « gaulliste », la nuance est de taille. Nous sommes en plein règne mitterrandien, le principal opposant au Général, l’homme du Coup d’État permanent, pamphlet fondateur de l’antigaullisme de choc, avec le fameux Mauriac sous de Gaulle, de Jacques Laurent.

Pourtant, le premier président de gauche de la Ve République, après en avoir vilipendé la Constitution, la juge finalement à sa taille, tout comme il trouve à son goût cette monarchie républicaine qu’il aura tant critiquée. À l’époque des affaires algériennes, on a prêté ce mot au général de Gaulle : « Les porteurs de valises du FLN me haïssent, car ils sont aveuglés par leur haine de la France. Ceux de l’OAS me haïssent tout autant. Mais eux, c’est l’amour de la France qui les aveugle… » Vrai ou faux, peu importe. Cela peut aussi valoir pour le Front national, mouvement dont l’originalité aura consisté, du moins en ses débuts, à avoir été en même temps historiquement antigaulliste et politiquement gaullien.

C’est à cette aune seulement qu’on peut juger de la pertinence des pèlerins en question. Anne Hidalgo ? Une plaisanterie, mais à quelques mois des municipales parisiennes, cet acte de piété ne saurait nuire. Les autres socialistes ? Ils tentent de mettre leurs pas dans ceux de François Mitterrand ; mais si le képi ne fait pas le gaulliste, chapeau noir et écharpe rouge ne sont pas forcément gages de génie florentin. Florian Philippot, du Front national ? Lui au moins, ayant toujours revendiqué son gaullo-chevènementisme, ne fait pas trop tache dans le décor.

Les pires, comme souvent, comme toujours ? Les rejetons d’un RPR pompidolien ayant dilué son reliquat d’ADN gaulliste dans ce grand machin mou et informe qu’est l’UMP. Centristes invertébrés et décérébrés tel un François Fillon qui, ayant eu le privilège de marcher dans l’ombre d’un géant, le défunt Philippe Séguin, ultime figure de proue du gaullisme de gauche, vient renier ses idéaux d’antan en un grotesque hommage.

Après tout, pourquoi demander plus aux héritiers du général de Gaulle qu’on en exigea des fils de Charlemagne ?

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Politique Française

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mika 12/11/2013 17:01


Le 11 Novembre De Gaulle riait dans sa tombe pendant que Mitterrand se
retournait dans la sienne.


Anne Hidalgo se recueillant sur la tombe du Fondateur de la France Libre
et de la Ve République !!!


La même qui dès 1971 avec François Mitterrand - (titulaire de la
Francisque n° 2202 que Pétain lui décerna personnellement en avril 1943 à Vichy ) refonda le PS.


La même qui avec le PS a voté OUI à la Constitution européenne et au
traité de Lisbonne soumettant la France à l'empire états-unien...



Mais on est en pleine politique fiction

ESSYLU 12/11/2013 16:49


on ne voit pas ce que ce connard de philippot est aller y foutre


le FN oublie que sans les patriotes il n'est rien

LA GAULOISE 12/11/2013 15:38


IL PARAIT QUE ANNE IDALGO AURAIT DIT : PLUS GAULLISTE QUE MOI TU MEURS .  AH OUI DEPUIS QUAND ?