Colonialisme, esclavage, racisme et repentance : quatre suggestions à Taubira.

Publié le 12 Août 2013

(Traduit de l’anglais : « On colonialism, slavery, racism and repentance : Four suggestions to French Justice Minister Christiane Taubira » – article de l’auteur, daté de juin 2013, à ce jour non publié, disponible sur demande)

Par Jean Marie Blanc

D’après un récent article de Joseph Bamat dans France 24 International news (http://www.france24.com/en/20130512-france-minister-taubira-land-reform-slavery-caribbean-reparations-hollande), le Ministre de la Justice Christiane Taubira souhaite redistribuer les terres, dans les départements d’outre-mer des Caraïbes, en faveur des descendants des esclaves d’origine africaine – projet chaleureusement accueilli par le « Conseil Représentatif des Associations Noires » (CRAN). Ces informations méritent, me semble-t-il, quelques remarques et suggestions.

Tout d’abord – que ce soit clair –, je suis absolument convaincu du fait que la colonisation a été une monstrueuse erreur politique : Les nations européennes n’auraient jamais dû mettre les pieds dans les pays d’outre-mer, que ce fût en Afrique ou ailleurs. Nos missionnaires, nos médecins, nos ingénieurs, prétendaient y apporter le développement, l’humanisme et la démocratie, mais cela n’a servi à rien parce que les peuples concernés n’avaient pas la maturité culturelle nécessaire. Cette démarche prétentieuse ne respectait pas le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, et surtout, selon l’éthique actuelle, l’esclavage a été un crime. Cette erreur nous a déjà coûté très cher, mais il semble que Christiane Taubira souhaite nous la faire payer encore plus.

Ri7Taubira à la Justice2N’oublions pas, néanmoins, que le colonialisme a été, depuis l’antiquité, une coutume très répandue. Par exemple, les Îles Caraïbes auxquelles Mme Taubira s’intéresse furent d’abord occupées par des migrations successives d’Indiens d’Amérique du Sud – en dernier lieu des Arawaks, au 4e siècle. Cette peuplade plutôt pacifique fut exterminée par des envahisseurs guerriers caraïbes (au 9e siècle), qui à leur tour furent écrasés par les colonisateurs français (au 17e siècle). Aujourd’hui, les derniers descendants Caraïbes ne semblent avoir aucun complexe de culpabilité au sujet de la triste fin des Arawaks, et ne regrettent que la confiscation de leurs terres par les Français. Et quoi qu’il en soit – quelle surprise ! – Mme Taubira ne s’intéresse apparemment pas aux Indiens, mais seulement aux Africains…

Donc, le colonialisme a été si fréquent et si répandu dans l’Histoire, que légiférer sur des réparations ad hoc dans chaque pays – sauf à considérer que la culpabilité ne devrait retomber que sur la France – risque d’être une tâche assez compliquée. Mais au moins, si l’on suit la logique de notre Garde des Sceaux, je peux espérer voir reconnaître une vieille injustice dont mon pays fut victime. En effet, mes ancêtres Gaulois furent vaincus et colonisés par les Romains en 52 avant J.C., et la France peut donc aujourd’hui, de bon droit, porter plainte contre l’Italie. Je suis conscient bien sûr du fait que ce pays, en triste situation économique, n’est que peu solvable, mais je me contenterais, de sa part, d’excuses publiques. Ma première suggestion à Mme Taubira est donc de mobiliser le Gouvernement pour qu’il effectue les démarches nécessaires à cet effet – ça mettra sûrement de l’ambiance dans les prochaines réunions des Instances européennes.

L’esclavage, dans nos territoires des Antilles et de la Guyane (d’où proviennent les ancêtres de Mme Taubira) a été une affaire juteuse entre le 17e et le 19e siècle : 11 millions de pauvres types y furent transférés depuis la côte africaine – ce n’est pas rien. Mais ces pauvres types, qui bien entendu étaient achetés à des marchands africains, n’ont compté que pour une part relativement faible au sein d’un énorme commerce qui s’étendait à l’époque sur toute l’Afrique : La traite interafricaine (entre royaumes africains) a porté sur 14 millions d’esclaves, tandis que la traite arabo-musulmane en a commercialisé environ 17 millions (1). Néanmoins, comme c’est bizarre, la loi rédigée par Mme Taubira reconnaissant l’esclavage comme un crime contre l’humanité ne concerne que la seule traite transatlantique (ainsi que celle de l’océan Indien), laissant de côté la majeure partie de l’esclavage africain – peut-être a-t-on oublié d’en parler à Mme Taubira…

Et pourtant, la traite arabo-musulmane mérite qu’on s’y intéresse – une pratique parfaitement légale selon le Coran, et qui perdura du 8e au 20esiècle. Des razzias étaient perpétrées dans toute l’Afrique sub-saharienne, et les esclaves étaient commercialisés à Alger, Khartoum, Médine et Zanzibar (entre autres), pour l’approvisionnement de la clientèle arabe, particulièrement dans les Émirats. Par ailleurs, la piraterie en mer Méditerranée et des razzias sur les côtes d’Europe du sud permettaient de capturer différents types d’esclaves chrétiens, notamment des jeunes femmes blanches qui étaient fort appréciées dans les harems arabes. Je pense donc – et ceci sera ma seconde suggestion – que Christiane Taubira devrait parfaire son œuvre mémorielle et de justice concernant l’esclavage en stigmatisant la responsabilité arabo-musulmane en ce domaine et en en demandant réparation aux pays du Golfe Persique – qui, à la différence de l’Italie, sont dans une situation financière confortable. Sans aucun doute, nos nouveaux amis du Qatar ne manqueront pas de lui apporter leur aide.

Il n’en reste pas moins que, dans nos départements des Antilles et de Guyane, les populations noires ont pleinement conscience que l’esclavage est désormais considéré comme un crime et que la France doit payer pour cela – en dépit du fait qu’elle fut un des premiers pays à abolir l’esclavage. Compte tenu de ce fort ressentiment, on peut se demander pourquoi ces populations, qui ont tant souffert des crimes de la France et qui s’en plaignent toujours tant aujourd’hui, ne retournent pas dans leurs pays africains d’origine. On peut, plus encore, se demander pourquoi tant d’immigrants, venus de Haïti et du Surinam, tentent désespérément de pénétrer respectivement en Guadeloupe et en Guyane : Ne leur a-t-on pas dit que la France est une nation horriblement raciste et xénophobe ?

Sachant cela, il apparaît à l’évidence que le projet simpliste consistant à redistribuer quelques hectares de terre à une poignée de descendants d’esclaves est absolument insuffisant : seule une totale libération peut constituer une réparation digne de ce nom. Ma troisième suggestion à Christiane Taubira est donc de presser le Gouvernement français d’accorder à ces territoires une indépendance complète et définitive. Bien sûr, leurs peuples auront à s’adapter aux conditions de vie qui sont celles de Haïti, de Cuba ou du Surinam, mais l’auto-détermination a un prix… Quant aux citoyens de la Métropole, ils seront très intéressés d’apprendre qu’ils paient annuellement 16 milliards d’Euros (dont 7 milliards de « mesures spécifiques ») pour les départements et territoires d’outre-mer (2) – merci, joyeux contribuable ! –, alors que le Gouvernement rogne sur les retraites et sur les services publics pour économiser quelques milliards… Cela vaudrait donc la peine de nous débarrasser de tous ces pays-là – et un tel projet ne susciterait-il pas l’enthousiasme du Conseil Représentatif des Associations Noires, le CRAN ?

Terminons, justement, par ce CRAN qui mérite, par lui-même, une dernière remarque. Croyez-le ou non, l’existence d’un mouvement tel qu’une « Association Noire » n’est pas raciste du tout. Si ça l’était, nos vaillants groupes de pression antiracistes – Ligue des Droits de l’Homme (LDH), Mouvement contre le Racisme et pour l’Amitié entre les Peuples (MRAP), ou encore SOS Racisme – ne manqueraient pas de s’y opposer – tant ils sont prompts à poursuivre en justice tout journaliste, écrivain ou responsable associatif qui ose exprimer la moindre critique relative à l’Islam ou à l’immigration massive. Non seulement le CRAN n’est pas raciste, mais en outre Joseph Bamat, dans son article de France 24, le qualifie de « groupe de veille antiraciste de premier plan » – remarquable distinction pour une communauté « 100% Noire »… Cela étant, le bon côté de la chose est que des associations « 100% Blanches » ne devraient pas non plus être considérées comme racistes – et ça tombe bien, parce qu’on en a besoin.

En effet, dans de nombreux quartiers urbains et suburbains, la population arabe et africaine issue de l’immigration est telle que les Blancs européens, s’ils ne fuient pas vers d’autres lieux (en anglais : « white flight »), se retrouvent en situation vulnérable dans le nouvel ordre sociopolitique : Dans la rue, ils peuvent être traités de « face de craie », « salaud de blanc », « fils de chienne », ou « sale pute », sans parler du risque d’être physiquement agressé. Malheureusement, les associations soi-disant antiracistes mentionnées plus haut sont tellement occupées à poursuivre en justice les gens politiquement incorrects qu’elles n’ont pas le temps de s’intéresser aux plaintes pour insultes et pour coups et blessures (du moins pour autant que la victime ne soit pas plus ou moins basanée, bien entendu). C’est là que des Associations Blanches pourraient être utiles, ce qui me conduit à ma quatrième suggestion au Ministre de la Justice Christiane Taubira : Promouvoir la création de telles associations et les doter d’un cadre national qui pourrait s’appeler « Conseil Représentatif des Associations Blanches » (CRAB), et qui serait bien entendu subventionné en tant qu’association reconnue d’utilité publique… Nul doute que le CRAN et les autres lobbies antiracistes seront, pour cela, de bon conseil.

Un dernier mot : Sous des dehors humoristiques, cet article est assez pessimiste : Un sérieux risque existe, en effet, que des citoyens français de souche, s’ils sont trop longtemps pris pour des idiots par leurs dirigeants, en particulier sur le plan de la Justice, soient tentés de faire justice eux-mêmes. Et ce ne serait pas humoristique du tout.

Jean-Marie Blanc

(Août 2013)

(1)                              Voir l’article de Bernard Lugan : « La traite arabo-musulmane ? 17 millions d’esclaves ! » – Boulevard Voltaire, 11 janvier 2013 :

http://www.bvoltaire.fr/bernardlugan/la-traite-arabo-musulmane-17-millions-desclaves,8027

(2)                              Référence :http://www.lefigaro.fr/economie/2009/02/11/04001-20090211ARTFIG00602-l-outre-mer-coute-pres-de-sept-milliards-a-l-etat-.php

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Point de vue

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L'EN SAIGNANT 15/08/2013 18:10


Moi je suis toujours satisfait de lire de tels articles mais ce qui m'ennuie, c'est l'absence totale d'effort à destination de cette "DAME APPAREMMENT INCULTE". C'est le genre d'intervention à
son intention, que l'on aimerait entendre de la part de Députés lors des questions-réponses du Mardi après midi (je crois) à l'Assemblée Nationale.! J'insiste pour ue les censeurs bien
intentionnés de ce BLOG, creusent le sujet pour le mettre en pratique, cela serait intéressant d'entendre les réponses de la dame .... ! PÖURQUOI CEGENRE DE SUJET, TOURNE TOUJOURS EN ROND ENTRE
INTERLOCUTEURS DU MËME BORD .... ? Ça ne mène à rien de POSITIF et de CONCRET encore moins EFFICACE .! 

aupied 12/08/2013 13:58


Taubira ne cesse de critiquée la France , mais en attendant c'est nous qui lui donnons son salaire et elle est gracement payez pour emmerdée les Français , si elle veux leurs rendres les terres
qui soi-disant  on  leurs a  pris qu'ils soient capables de se bedrouiller seules , mais voilà en aurons t-ils le courage???? et qu'ils ne fassent pas comme l'algérie , car depuis
que les Français en sont parti c'est le bordel , car ils sont incapables de se gérer tout seuls 

mika 12/08/2013 12:52


Christiane Taubira face à Eric Zemmour



https://www.youtube.com/watch?v=4ziUD5wzfcY