Colonisation de peuplement arabo-musulmane : la preuve par les mariages. Par Jean-Yves Le Gallou

Publié le 1 Août 2011

En matière d’immigration, le discours officiel est celui de « l’intégration ». Beaucoup d’immigrés, d’enfants ou de petits enfants d’immigrés – les binationaux - ont d’ailleurs la nationalité française en même temps que la nationalité du pays d’origine de leur famille. Certains d’entre eux sont d’ailleurs devenus réellement Français de cœur et de civilisation. Mais force est de constater que c’est une minorité. La majorité des franco-maghrébins ou franco-turcs ou franco-africains pratiquent le retour aux racines comme le prouvent leurs choix matrimoniaux. Jean-Yves Le Gallou fait le point pour Polémia.

Le « mariage mixte » : une notion au sens ambigu

Faute de statistiques ethniques on ne connaît qu’imparfaitement les choix matrimoniaux des franco-musulmans. Et la notion de mariage « mixte » n’est connue qu’au regard de la nationalité : quand un jeune Français d’origine maghrébine épouse un ressortissant algérien ou marocain ou tunisien, c’est un mariage mixte au regard de la nationalité mais non de la civilisation. A contrario quand un jeune musulman de nationalité française épouse un Français de souche ce n’est pas un mariage mixte au regard de la nationalité même si c’en est un au regard de la religion et de la culture.

En pratique trois cas de figure sont à distinguer :

  • - un jeune Franco-musulman épouse en France un autre musulman, Français binational ou étranger ;
  • - un jeune Franco-musulman part chercher son conjoint au pays d’origine de sa famille ;
  • - un jeune Franco musulman épouse un Français de souche.

Mariage intra-communautaire en France et colonisation de l’espace public

Le mariage en France d’un Franco musulman avec un autre musulman, étranger résidant en France ou binational, semble très répandu si l’on en juge par les annonces de mariage que publient les mairies. Au demeurant se marier dans sa communauté d’origine semble une solution assez naturelle. Cela ne traduit évidemment pas une volonté d’intégration. D’autant que (pas tous) mais un nombre croissant de ces mariages s’accompagne de troubles à l’ordre public : brandissement de drapeaux étrangers dans les mairies, occupation agressive de l’espace public, délinquance routière collective et rodéos automobiles.

De nombreux maires sont contraints de faire signer des « Chartes de bonne conduite ». Le directeur départemental de la sécurité publique des Yvelines s’est lui vu dans l’obligation de créer une brigade spécialisée de surveillance des… mariages. A Nîmes un maire adjoint témoigne : « le samedi est devenu la journée terrible ». A Creil, Compiègne, Trappes, Orléans, Maurepas, Versailles et Rambouillet les incidents se multiplient. Interrogé par Le Parisien du 9 juillet 2011 le sociologue Eric Donfu minimise les faits tout en reconnaissant qu’« il peut y avoir [dans ces événements] un côté un peu défiant, voire identitaire ». En fait une véritable colonisation de l’espace public à l’occasion d’un acte central de la vie.

Mariage au pays et colonisation de peuplement

Tous les Franco-musulmans ne se marient pas en France. Un nombre croissant d’entre eux se marient au pays d’origine de leur famille. Le nombre de mariage de Français enregistrés à l’étranger et transcrits dans notre état-civil est passé de 20.067 en 1994 à 48.200 en 2005 selon lerapport remis au Parlement en 2006 par le Secrétariat général du comité interministériel de contrôle de l’immigration dirigé par Patrick Stéfanini.

Or la signification de ces mariages a profondément changé : les mariages entre Européens ont fortement diminué (4.206 seulement pour les quatre principales nationalités : Allemagne, Grande-Bretagne, Belgique, Suisse) ; en revanche, le nombre de mariages contractés à l'étranger avec les ressortissants des pricipaux pays d'émigration vers la France a, lui, explosé, passant de 4.267 à 27.265, soit une multiplication par 6,5 de 1994 à 2005 ! Pour le Maghreb et la Turquie le nombre de ces mariages s'est multiplié par sept, et par 11 pour la seule Algérie, atteignant le chiffre pharamineux de 12.457 en 2005.

Certes, il figure dans ces statistiques des fraudes au mariage ; mais celles-ci ont été rendues plus difficiles par l'évolution de la législation : or le nombre de ces mariages de Français à l'étranger est resté depuis au niveau de 48.000, très précisément 48.301 en 2009 selon le rapport officiel de 2011 sur l'immigration qui se garde prudemment de donner le détail des chiffres ou d'avancer une explication…

Cette omerta statistique ne doit pas cacher la réalité :

  • - certaines jeunes filles sont mariées parfois contre leur gré avec des proches de leur famille restés au pays ;
  • - en plus grand nombres certains jeunes hommes vont chercher « au pays » des jeunes filles qui ont une « meilleures mentalité ».

La conclusion est manifeste : en se mariant de plus en plus fréquemment avec des ressortissants du pays d’origine de leurs parents ou de leurs grands-parents, ces jeunes Franco-Maghrébins, Franco-Turcs ou Franco-Africains ne manifestent pas une intégration croissante à la société d’accueil mais une fidélité maintenue aux valeurs du « bled », selon l’expression couramment utilisée en banlieue pour désigner les lieux de leur ressourcement.

Et ce phénomène ouvre la voie à une immigration en cascade :

  • - par arrivées en France de parents, descendants ou collatéraux ; arrivées qui sont juridiquement considérées comme « regroupement de familles de Français » (une fois que le nouveau conjoint étranger a pris la nationalité française) ;
  • - par naissances en France des enfants du couple ; d’autant que le taux de fécondité des jeunes étrangères hors Union européenne (2,95 selon l’enquête annuelle de recensement 2008, source INSEE) est supérieur au taux de fécondité moyen des Françaises de naissance (1,80) et souvent même aussi à celui de leur pays d’origine.

Mariage avec un Français de souche et colonisation religieuse

Il y a enfin un troisième type de mariage : l’union d’un Franco-musulman et d’un Français de souche. Ce type d’union pourrait être interprété comme la preuve d’une certaine intégration voire même d’assimilation. Il y a toutefois un « hic ». La différence de religion s’accompagne généralement de la conversion de l’un à la religion de l’autre.

S’agissant de couples résidant en France il pourrait paraître naturel que la solution adoptée soit le ralliement à la situation de la majorité des Français : catholicisme (de conviction, de pratique ou simplement culturel) ou agnosticisme.

Or c’est l’inverse qui se passe : dans la plupart des cas, c’est la religion la plus intolérante qui s’impose. Ainsi la majorité des jeunes gens et des jeunes filles qui épousent un musulman se font musulman. Le cas inverse paraît très rare ne serait ce que parce que l’apostasie est un crime au regard du droit et des traditions musulmanes. Il y a néanmoins là un problème car de pacifiques relations entre communautés humaines ne peuvent être fondées que sur la réciprocité. Réciprocité ici absente puisque la relation fonctionne en sens unique, dans la seule direction favorable à l’islam.

Colonisation versus assimilation

Sociologiquement, l’intégration c’est le rapprochement des comportements d’un groupe minoritaire de ceux du groupe majoritaire. Ainsi, si l’intégration des immigrés fonctionnait, leur comportement nuptial se rapprocherait de la population générale : les jeunes Français(es) d’origine étrangère épouseraient majoritairement d’autres Français(es) et ne leur imposeraient aucune conversion. Tel n’est manifestement pas le cas.

Certes il a des cas individuels d’assimilation mais le mouvement sociologique de fond est radicalement autre : c’est celui d’une colonisation territoriale et démographique, religieuse et symbolique. Tels sont les faits. Tout autre point de vue relève du « wishfull thinking » et du déni de réalité.

Jean-Yves Le Gallou 

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Politique Française

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Claude Germain V 01/08/2011 20:06



L'occidental et surtout l'occidentale est faible mentalement .Je pense que le mariage musulman est plus ,disons commercial , l'amour est organisé et interréssé .Je ne sais pas ,je pose une
question ....


Chez les occidentaux l'amour de par l'éducation est plus naturel ( coup de foudre ou autre)et surement plus sincere ,mais au combien chez nous l'amour est aveugle ,réellement ,et hyper naif
,parce que par betise , ignorance ,faiblesse mentale ,c'est toujours l'européen ou l'européenne qui prend la religion d'en face .je serais curieux de voir combien de musulmans ou de musulmanes
abandonnent par amour leur religion .


Je suis sur que le pourcentage est ridiculement bas .Honte à la faiblesse mentale des chretiens ,et je le pense vraiment .


 


Monsieur Brazon on prend un de vos article precedent ,qui me laisse dubitatif ,sur le mariage de jeunes femmes juive avec des palestiniens ,mais musulmans .Enfin je ne comprend pas une chose ,est
ce que le chretien qu'il soit arabe ou européen ,pue ou a une odeur spéciale qui fait fuir les jeunes femmes juive .Car l'amour c'est bien ,mais une jeune née en Israel ,donc qui connais le
comportement de certains musulmans ,sait le danger quelle encourt en se mariant ,la naiveté a ses limites ,surtout dans ces pays ; donc quitte a se marier elle pourrait choisir un chretien ,peut
etre plus...ouvert ou disons ...libéral ..


Meme chez nous en europe ,beaucoup de mariages sont mixte entre juive et musulman ,mais peu de chretiens ,pourquoi ????


Une explication serait interressante pour le coté culturel et  pour le coté humain de  la chose . 



Francis CLAUDE 01/08/2011 18:43



Chere Nancy, je ne sait si mne soleil est toujours de ce monde mais chapeau votre vision de l'avenir est parfaite rien a rajouté(marc de café ou boule de cristal?) nos je pense simplement
réaliste et en regardant autour de vous!!!



Nancy VERDIER 01/08/2011 16:55



C'est la constitution de la OUMMA et la colonisation de l'Europe. Tôt ou tard, nos imbéciles de dirigeants politiques s'apercevront qu'ils n'ont aucun pouvoir sur cette Oumma. A moins que les
fonctionnaires de Bruxelles ne se considèrent eux comme les vrais dirigeants de cette Europe islamisée. Mais là aussi, ils verront un jour qu'ils ne sont plus rien.
Quand les musulmans se sentiront suffisamment forts, ils présenteront leurs candidats. Et ils tiendront tout en main avec les frères musulmans qui se seront emparés entre temps des pays arabes
révoltés comme la Tunisie, la Libye et l'Egypte et d'autres encore.
Où irons-nous ?? Que ferons-nous ?? Quant à nos enfants et petits-enfants....je crois qu'ils ne pourront pas nous remercier.
A MOINS QUE la REVOLTE ne GRONDE dans toute l'EUROPE....mais VITE.....