Commencer à instruire la question de l’interdiction du culte musulman en France ?

Publié le 1 Avril 2011

par Pascal Olivier

        Oui, «l’islam est incompatible avec la République laïque» et «antinomique avec nos valeurs républicaines». Il est grand temps comme l’écrit notre ami Pascal Hilout de renvoyer Mahomet et le Coran au musée, tout près des grands gisants de l’Histoire.

En attendant ce jour salvateur, on pourrait, en même temps que la poursuite de la nécessaire critique de l’islam, répondre aux transgressions islamiques en commençant à instruire la question de l’interdiction du culte musulman en France.

La liberté de conscience, d’expression, de changer de religion, la séparation des Eglises et de l’Etat, l’égalité entre les sexes et bien d’autres choses ont été acceptés «sans restriction» le 28 janvier 2000 par les représentants des principaux courants de l’islam en France, signataires du texte issu la «Consultation», consultation initiée par Jean-Pierre Chevènement . Cette adhésion et cette signature sont largement transgressées et trahies aujourd’hui. Voici un extrait de ce texte devenu entre-temps « Principes et fondements juridiques régissant les rapports entre les pouvoirs publics et le culte musulman en France » :

« Les groupements et associations de musulmans adhérant à l’ensemble des principes juridiques rassemblés dans le présent texte confirment solennellement leur attachement aux principes fondamentaux de la République française et notamment aux articles 10 et 11 de la déclaration des droits de l’homme et du citoyen relatifs à la liberté de pensée et à la liberté de religion, à l’article 1er de la Constitution affirmant le caractère laïque de la République et le respect par celle-ci de toutes les croyances, et enfin aux dispositions de la loi du 9 décembre 1905 concernant la séparation des Eglises et de l’Etat.

Ils adhèrent également au principe rappelé par le préambule de la Constitution et défini par l’article 1er de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen selon lequel tous les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droit. C’est pourquoi, toute discrimination fondée sur le sexe, la religion, l’appartenance ethnique, les mœurs, l’état de santé ou le handicap est contraire à ce principe et pénalement répréhensible.

Ces dispositions relatives à la liberté de pensée, de conscience et de religion ont par ailleurs été confirmées par la convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales du 4 novembre 1950, ratifiée par la France le 31 décembre 1973. Ces dispositions sont également reconnues sans restriction par les groupements et associations adhérant au présent texte. »

On ne peut pas dire comme on le lit ici et là, y compris dans Riposte Laïque, que les musulmans jouissent légalement en France d’un statut séparé sur la question de l’apostasie, c’est tout le contraire. Les articles de la Déclaration de 1789 et de la loi de 1905 sont sans aucune ambiguïté et les principaux courants de l’islam y ont adhéré « sans restriction » en signant le texte. Qu’il y ait une ambiguïté d’interprétation possible de l’article 9 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales ne change rien à l’affaire.

Il est même dangereux de prétendre, comme le font beaucoup, que les musulmans ont l’interdiction légale d’apostasier en France. Cela ne fait qu’encourager ceux qui l’interdisent de fait dans leur pratique sociale. Il faut au contraire rappeler qu’ils se sont engagés par écrit à respecter la liberté de conscience et l’ensemble de nos valeurs républicaines. C’est à cette condition qu’ils peuvent pratiquer leur culte. L’ampleur de l’offensive et des transgressions islamiques doit nous conduire à relever chaque entorse au texte signé afin d’instruire la question de l’interdiction du culte musulman même s’il n’est toutefois pas exclu de lui donner une dernière chance en faisant réitérer les premiers engagements avec des précisions (des points sur les i) comme avait commencé à le faire (sans succès) Jean-Pierre Chevènement avec la mention sur l’apostasie, ou comme l’avait fait Napoléon avec le grand Sanhédrin en posant une série de questions précises. On pourrait par exemple aborder la question de l’union des musulmanes avec des non musulmans ou demander des condamnations explicites de passages du Coran, de la Sira, etc.

La demande d’un moratoire pour suspendre la loi de 1905 par Dalil Boubakeur, premier signataire du texte issu de la «Consultation», en dit long sur la sincérité de sa signature. A propos de cette question de l’insincérité des signataires, Jean-Pierre Chevènement avait jadis répondu, à raison probablement, que son rôle n’était pas de sonder les cœurs et les esprits. Aujourd’hui nous savons. Les collabos qui nous gouvernent le savent également. Comme on ne peut pas compter sur eux pour instruire ce dossier, il incombe, en attendant des jours meilleurs, aux instances de la résistance de commencer à s’atteler à cette tâche.

Pascal Olivier

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Islamisation française

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Nancy VERDIER 01/04/2011 23:02



Monsieur Pascal OliVier, je suis partante. Quand se met-on à la tâche ?? Les collabos comme vous dites ne feront rien, ne lanceront aucune initiative. C'est à nous de le faire, en prenant le
temps de la réflexion, en nous basant sur nos textes, nos lois, nos grands hommes et les connaissances acquises au cours de ces dernières années - notamment sur le comportement
versatile des signataires de ce protocole. Merci en tous cas de montrer qu'il y a matière à aller de l'avant.