Comment l' Euro a tué l' Europe. L’euro c’est le Deutsche Mark

Publié le 10 Septembre 2012

Par Joanne Longtin

Quel lien entre une devise gérée (très mal) à 17 et l’influence politique de l’un de ses membres ? Un pays a t il plus ou moins d’influence s’il peut, à tout le moins, dévaluer comme il le souhaite et contre ses voisins éventuellement que, au contraire, s’il ne le peut pas ?

Les américains ne gèrent pas le USD en fonction de critère politique mais uniquement selon des critères d’efficacité économique, dans le sens de leur intérêt le plus égoïste. Et ils ont bien raison. Même endettés à mort c’est leur devise qui fait la loi et pas le « machin » des européens rêveurs et incompétents avec leur devise technocratique.

Tout le drame des partisans de l’euro et là. Ils le vivent comme un outil et un symbole et non comme un instrument économique dont le but 1er doit être uniquement l’efficacité sur le niveau d’emploi. Resultats quatre économie euro ou lié à l’euro (lettonie par exemple) avec des taux de chomâge entre 16 et 25%. L’avertissement pour nous est clair alors que notre chômage grimpe tous les mois.

De toutes façons la résolution de la crise par la monétisation de la dette est un pis-aller qui ne fait que repousser l’échéance suprême qui elle est liè à l’incapacité d’au moins 12 des 17 à exporter dans une devise forte et à ne pas pouvoir dévaluer pour retrouver un semblant de compétitivité. Ce qui va tuer l’euro, encore une fois, n’est pas la crise de la dette (qui en est la conséquence et pas la cause) mais le niveau de chomâge dans les économies qui ne le supportent pas.

L’euro c’est de le Deutsche Mark, géré comme le DM et rebaptisé Euro (1 pour 2 pour les allemands vous vous souvenez ?)

L'escroquerie des Etats Unis d' Europe

Allez donc vivre deux ans à Riga ou une semaine à Londres ou à Stockholm et vous verrez que les Etats-Unis d’Europe sont une idée 100% franchouillarde.

Victor Hugo et les Etats Unis d’Europe devenu puissance mondiale, Voltaire et les arpents de neiges canadiens pour lesquels il ne faut pas mourrir, Ferry et la colonisation qui apportera les lumières à tous, BHL et les printemps arabes aube d’un monde nouveau et plus libre … On écoute beaucoup trop les intellectuels de gauche dans ce pays. Heureusement (pour les autres, c’est un mal essentiellement français.

Des idées générales ne font pas une politique. L’europe c’est au mieux une idée un peu franco-allemande et l’euro vient de casser ce moteur. Alors bonne chance. 

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Economie-Finance-Industrie

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