Comment la Charia menace la justice en occident - Traduit par Nancy Verdier

Publié le 9 Septembre 2011

Posted by Andrew G. Bostom Sep 6th 2011 at 10:51 am in Europe

Traduit de l’anglais par Nancy VERDIER le 07 septembre 2011

 

Sheikh Abu Adam, Imam de la mosquée Darul Quran de Munich  a sauvagement battu son épouse et s’en est remis à la justice islamique allemande. Juste avant d’être arrêté en décembre 2010, l’université catholique de Munich l’avait accueilli pour une conférence intitulée « Un islam  qui refuse  la violence ». Les coups portés à son épouse ont été si violents qu’elle a eu le nez et l’épaule fracturés, le corps tailladé en plusieurs endroits  et de nombreuses ecchymoses.

Les media rapportent que l’épouse qui est la mère de l'un des dix enfants de l'imam, voulait mener une vie plus occidentale et aurait été battue par son mari après lui avoir exprimé ce souhait. Sheikh  Adam défenseur  et représentant en Allemagne de la justice islamique parallèle aurait hurlé le verset 4 : 34 du Coran pendant qu'il la battait. : "Les hommes ont autorité sur les femmes, en raison des faveurs qu'Allah accorde à ceux-là sur celles-ci, et aussi à cause des dépenses qu'ils font de leurs biens. Les femmes vertueuses sont obéissantes (à leurs maris), et protègent ce qui doit être protégé, pendant l'absence de leurs époux, avec la protection d'Allah. Et quant à celles dont vous craignez la désobéissance, exhortez-les, éloignez-vous d'elles dans leurs lits et frappez-les. Si elles arrivent à vous obéir, alors ne cherchez plus de voie contre elles, car Allah est certes, Haut et Grand !]"

 ***


Eliyahu Stern,
assistant - professeur  à l’université de Yale dans son ouvrage récent « Ne craignez pas les lois islamiques en Amérique » fustige ceux qui recherchent des remèdes rationnels et législatifs  à l’ancrage de la loi islamique (Charia) en Amérique et il considère que c’est une « stigmatisation de la vie musulmane ».

Stern rejette en particulier l’article de loi SB 1028 que vient de voter l’Assemblée Générale du Tennessee dont voici un passage sans compromis vis-à-vis de la Charia :

L’article de loi définit la « Charia » comme un ensemble de règles, préceptes, ordonnances ou ordres qui sont supposés émaner directement ou indirectement d’Allah ou du prophète Mahomet et qui comprend directement ou indirectement un encouragement pour quiconque de soutenir l’abrogation, la destruction ou la violation de la Constitution des Etats-Unis ou du Tennessee, ainsi que la destruction de l’existence nationale des Etats-Unis ou la souveraineté de cet état et qui comprend entre autres méthodes pour parvenir à ses fins, la menace de violence probable et imminente.
Cette loi établit que  toutes les réglementations, préceptes ou ordres provenant directement des lois en vigueur dans les écoles coraniques qui font autorité ainsi que celles  avec des  jurisprudences  sous le nom de Hanafi, Maliki, Shafi’i, Hanbali, Ja’afariya ou Salafi et dont la terminologie est  utilisée par des adeptes de la Charia  sont  inéluctablement et définitivement considérés de même nature  que la Charia coranique

 *******

Michael Nazir Ali fut le premier évêque de Raiwand au Penjab occidental au Pakistan (1984 – 1986) qui émigra pour devenir  ensuite le premier évêque de couleur dans un diocèse de l’Eglise anglicane. En septembre 1999, il abandonna son évêché britannique pour travailler à temps plein à la défense des minorités chrétiennes prises au piège en terre d’Islam.
Il écrivit les ouvrages suivants : « Islam : une perspective chrétienne » (1984), « Les barrières dans les relations
entre chrétiens et musulmans (2006) et « De toutes parts et partout » (2009).

Nazir critique vertement la thèse de Stern qu’il considère comme affligeante  et sans fondement et lui oppose ses propres observations scientifiques et basées sur l’expérience et soutient l’approche législative du Tennessee qui lui semble une solution parfaitement  raisonnable.

« Pour comprendre l’impact de la Charia, il vous suffit de regarder les autres pays musulmans. Au cœur de leur système, il y a les inégalités fondamentales entre musulmans et non  musulmans, entre hommes et  femmes. Le problème avec la Charia quand elle est utilisée dans les tribunaux anglais est qu’elle compromet la tradition d’égalité pour tous. La Charia menace les valeurs fondamentales qui régissent nos sociétés. » 


Auteur et journaliste allemand chevronné, Joachim Wagner vient juste de publier  sous le titre «  Des Juges sans Lois », une analyse du système « judiciaire » parallèle  de la Charia qui  progressivement s’installe en Allemagne.

Tout à fait en accord avec  Nazir  et son évaluation de l’impact et des résultats désastreux des « tribunaux » musulmans en Grande-Bretagne, l’enquête alarmante de Wagner a été  résumée en anglais dans une double série de Der Spiegel.
Elle élucide à quel point le terme « Justice islamique de l’ombre » est en train de miner le système juridique allemand et pratiquement  d’abroger la loi pénale allemande.

L’application de la Charia comme loi parallèle de remplacement  spécifiquement pour la communauté musulmane d’Allemagne est un phénomène répandu et dangereux selon les recherches de Wagner :

 « Il n’y a pas de statistiques fiables, car ces médiations ont lieu exclusivement en secret. Mais des détectives privés et investigateurs spécialisés dans le crime organisé et la violence à l’intérieur des familles de migrants musulmans m’ont confirmé que dans presque tous les conflits de ce milieu, une solution est tout de suite recherchée en dehors du système judiciaire allemand.

Ces arbitres essaient de résoudre les conflits selon la loi islamique et agissent en parallèle avec la loi pénale allemande. On voit alors des témoins faire défaut devant les tribunaux allemands et les accusations s’étioler au point que le dossier complet de l’accusation s’effondre. Le système judiciaire est « impuissant », en partie parce qu’il ne s’est pas attaqué à cette question de manière vigoureuse. »

 

Sheikh Abu Adam, l’imam polygame de la mosquée Darul Quran de Munich, cet homme qui bat sa femme, illustre la perversité tragique et dangereuse de l’acceptation tacite de la Charia dans le système  judiciaire comme alternative pour les affaires conjugales.

Selon Abu Adam - lui-même médiateur pour la communauté de Munich - c’est un devoir de trouver une médiation religieuse pour les fidèles de la communauté musulmane locale. L’imam qui vit avec trois femmes en accord avec les préceptes classiques de l’islam et qui considère l’islam comme une idéologie théocratique et politique à la fois décrit à Der Spiegel comment il met en pratique le système juridique fondé sur la Charia.

« J’invite les deux parties à me rencontrer à la mosquée, j’écoute les deux avis et finalement je fais signer à chacun d’eux  un accord de paix. L’important n’est pas de savoir qui a raison et qui a tort ni  même de fournir  des preuves qui d’ailleurs ne servent à rien. L’important est de trouver un compromis. Dans neuf cas sur dix, les gens respectent ma décision » dit-il.


Sans gêne aucune et sans prendre gare aux accusations du fait qu’il dirige une antenne de justice de l’ombre, il ajoute :

« Mon jugement est plus juste que celui des tribunaux nationaux. Je dis à mes gens de ne pas aller à la police. On va se charger de ce conflit entre nous. Comme cela, je décharge la police d’une part de son travail. »   

La misogynie délirante de Sheik Adam et sa polygamie sont peut-être condamnées ou admises par le Coran, mais il n’échappe à personne,  qu’à  l’évidence il a un rejet et une défiance des méthodes judiciaires occidentales qui permettent d’établir la vérité et la justice et de faire la part du bien et du mal.
C’est sur cette opposition essentielle qu’est fondée la jurisprudence de la Charia.



Joseph Schacht, l’un des premiers spécialistes de la Loi islamique au siècle dernier, avait déjà fait ressortir  ces caractéristiques essentielles à propos des constats et preuves juridiques  selon la Charia dans son classique « Introduction à la Loi islamique ».

La loi islamique dans sa procédure ne met pas l’accent sur la recherche de la vérité  mais sur le déroulement des formalités de la procédure.

Si les deux parties produisent des preuves et des  témoignages, au-delà d’un nombre minimum, la question s’avère sans effet.  
On n’examine pas les témoins, ni la véracité de leurs témoignages.
Les cas de punitions sévères   sont définies par le prophète soit dans le Coran, soit dans les haddiths : la mise à mort par lapidation pour adultère, apostasie ou banditisme aggravé avec meurtre de la victime volée.
 Pour de simples vols et banditisme de grands chemins : mains et pieds coupés. Pour un vol simple : c’est la main droite qui est coupée.
Pour le crime de  “fornication” (zina) cent coups de fouet.
Pour avoir bu du vin : huit coups de fouet.

La preuve fournie par et pour une femme n’est pas admise  et en cas de fornication  quatre témoins hommes sont appelés, en particulier si la femme prétend avoir été violée.

Le dhimmi (non musulman vaincu par le Jihad et vivant sous la juridiction de la Charia) ne peut être témoin, sauf s’il s’agit d’autres dhimmis.

Il apparaît clairement que les “standards” de la Charia qui ne recherchent même pas les preuves objectives nécessaires à l’établissement de la vérité mais qui affiche  de manière explicite et criante une discrimination légale à l’encontre des non musulmans, des dhimmis et des femmes est intellectuellement et moralement inférieure aux concepts de justice et d’équité qui sous-tendent la loi occidentale.

Kirsten Heisig, ancienne juge allemande, un peu novice, avait l’an passé délégué les décisions de justice à des arbitres musulmans de la trempe de Sheikh Adam, mais en avait sous estimé les conséquences inévitables.

« La Loi nous échappe des mains. Elle s’empare des rues ou se cache dans un système parallèle où l’Imam ou un autre représentant de la loi coranique détermine ce qui doit être fait »

En outre, dans son livre “Des Juges sans Lois” Joachim Wagner montre  des documents de juges et de procureurs faisant référence à des menaces envers des officiers de justice, et à des manipulations systématiques de témoins. Par exemple, Stephan Kuperion, un jeune juge de Berlin, notait “Nous savons que notre métier est une épreuve mais le tribunal  est impuissant.”  

Et le procureur fédéral Jörn Hauschild lançait cette sombre mise en garde : “Ce serait une terrible issue si dans ce lieu les grands crimes ne pouvaient plus être jugés. Le système judiciaire en serait réduit à collectionner les victimes » 


Pour Der Spiegel, Wagner lui-même donne un diagnostique simple  pour une situation actuellement complexe et dicte une solution intérimaire sans compromis :

« Les juges et procureurs allemands sont accablés parce qu’ils ne savent pas comment réagir. Ils sont plongés dans un dossier judiciaire et soudainement, il n’y a plus de preuve. Quatre vingt sept pour cent des dossiers que j’ai examinés soit avaient été rejetés  soit  s’étaient soldés  par un acquittement avec des arbitres islamiques qui s’étaient immiscés.

Les procureurs ont besoin d’investiguer davantage le milieu des médiateurs  islamiques.

S’ils l’avaient fait plus tôt les médiateurs auraient été depuis longtemps condamnés pour obstruction à la justice. Et certains avocats et juristes doivent cesser de se conduire en simples serviteurs d’un système judiciaire parallèle. Ils se laissent diriger par les désirs de leurs clients sans considération pour la vérité et la justice. Et finalement, il serait souhaitable que les juges puissent entendre les témoins bien plus tôt afin de réduire l’influence des médiateurs islamiques. »

Mais Wagner est avant tout conscient du fossé et de l’incompatibilité fondamentale  qui séparent la justice occidentale de la Charia.

 

 Traduit par Nancy Verdier.

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Israël: une démocratie

Commenter cet article

jp 09/09/2011 12:55



voir aussi cet article traduit du site Hudson-NY


http://revolteseneurope.over-blog.com/article-septembre-2011-la-charia-envahit-l-allemagne-83737041.html



Colbert 09/09/2011 11:31



"Certains avocats et juristes doivent cesser de se conduire en simples serviteurs d’un système judiciaire parallèle. Ils se laissent diriger par les désirs
de leurs clients sans considération pour la vérité et la justice."


Cessons d'être naïf, SVP.


Un avocat n'a que faire de la vérité et de la justice. Ce qui l'intéresse : C'est faire gagner son client, un point c'est tout.


Quant aux juristes, ils peuvent faire leur "marché" dans le code pénal, les lois européennes, la jurisprudence, etc. Ils pourront toujours trouver de quoi
prouver tout et son contraire !!!