Comment le révisionnisme historique conduit à justifier le terrorisme islamique ...

Publié le 7 Novembre 2013

ConstantinopleChute

Ci-dessus, la Chute de Constantinople. 

Les milieux universitaires et académiques se coupent de la réalité et de la vérité historique, réinterprètent  et réécrivent l’histoire. Les médias occidentaux et les hommes politiques par opportunisme et suivisme leur emboîtent le pas. Le politiquement correct aidant et la résurgence de mythes entièrement faux aboutissent aujourd’hui à  une inversion des valeurs. Tant et si bien que le terrorisme islamique se trouve justifié par la remise en cause de faits considérés jusque là comme historiques.  

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 Par Raymond Ibrahim 

Quelle importance véritable l’histoire a-t-elle dans l’actualité ? Les événements du 7ème siècle – ou ce qui est plus important encore, la manière dont nous les comprenons – ont-ils une influence sur la politique étrangère américaine d’aujourd’hui ?

En guise de réponse, on peut envisager des parallèles entre la représentation historique des djihadistes islamiques telle qu’on la trouve dans les milieux universitaires et les représentations des djihads islamiques contemporains proposées par le gouvernement et les médias américains.

Bien que toute évaluation objective des conquêtes musulmanes du 7ème siècle prouve qu’elles n’étaient rien d’autre que des conquêtes, avec les effusions de sang et la rapine qui en font partie -  le révisionnisme historique des milieux universitaires modernes, en particulier au sein des départements d’études arabes et islamiques, a conduit à identifier et à représenter les conquérants musulmans sous les traits de « combattants de la liberté  » qui tentent de  » libérer » le Moyen-Orient des mains de tyrans et d’autocrates. (Cela nous rappelle quelque chose….)

L’approche actuelle [Today’s approach] de l’enseignement de l’histoire des conquêtes musulmanes du 7e siècle ressemble à ce qui suit : Oui, le Moyen-Orient était chrétien, mais les chrétiens locaux ont aidé les musulmans arabes à envahir et à soumettre leur pays, pour contrer la domination byzantine chrétienne, qui était oppressive en raison de discordes doctrinales sur la nature du Christ. Il en découle que les conquérants musulmans étaient en fait des «libérateurs ».

Les pillages du Trocadéro à Paris, sont significatifs de la conquête islamique

Les pillages du Trocadéro à Paris  sont -ils significatifs de la conquête islamique?

Cette perspective, comme de nombreux points de vue modernes occidentaux concernant l’Islam, est un produit des distorsions épistémiques des temps modernes, avec principalement :
1) Des récits reconditionnés du mythe du «noble sauvage » : oui , les envahisseurs musulmans du 7ème siècle étaient grossiers, mais avaient des idéaux élevés, y compris un amour féroce pour la liberté et la tolérance religieuse si on les compare aux chrétiens de l’époque ( sans parler de maintenant ) , et 
2 ) le politiquement correct  bien établi qui cherche à blanchir la véritable histoire de l’islam [ whitewash the true history of Islam] suivie par l’ acceptation non critique de l’apologétique islamique, dont certains aspects frôlent  l’absurde.[ some of which border on the absurd].

Bien sûr, avant que la thèse du  » libérateur  » islamique ne soit devenue un courant de pensée majoritaire, des historiens comme Alfred Butler, auteur de ‘la conquête arabe de l’Egypte’, disait ceci :

Même chez les historiens les plus récents, on trouvera dans les grandes lignes de l’histoire [de la conquête du 7ème siècle de l'Egypte] des choses de ce type : …. que les Coptes généralement les ont salués [les musulmans] comme des libérateurs et leur ont fourni assistance ; et que le port d’Alexandrie après un long siège, rempli d’épisodes romantiques, a été capturé par la tempête. Tel est le récit reçu. Il peut sembler présomptueux de dire qu’il est faux du début à la fin, mais c’est pour moi, la seule conclusion possible.

En fait, l’un des principaux thèmes tout au long de ‘la conquête arabe de l’Egypte’ par Butler , qui , publié en 1902, repose en grande partie sur des sources primaires, en arabe et en copte, contrairement aux œuvres secondaires les plus modernes qui favorisent la thèse du «libérateur» islamique [unlike more modern secondary works] est que «pas un mot n’indique qu’une fraction quelconque de la nation égyptienne voyait l’avènement des musulmans avec un autre sentiment que la terreur » (p. 236).

Combattants de l'ASL et islamiques, considérés comme des "libérateurs" par les occidentaux...!!!

Combattants de l’ASL et autres groupes islamiques, considérés comme des « libérateurs » par les occidentaux…!!!

Butler et d’autres historiens politiquement incorrects ont été et sont conscients de la nature sauvage et des atrocités qui ont marqué les conquêtes islamiques. Le chroniqueur copte Jean de Nikiu, un contemporain de la conquête arabe de l’Egypte et possible témoin oculaire, a écrit:

Puis, les Musulmans sont arrivés à Nikiu [le long du Nil] …se sont emparés de la ville et ont massacré tous ceux qu’ils rencontraient dans la rue et dans les églises, hommes, femmes et enfants, n’épargnant personne. Puis ils sont allés dans d’autres endroits, ont pillé et tué tous les habitants qu’ils trouvaient …. Mais n’en disons pas plus, car il est impossible de décrire les horreurs commises par les musulmans … « 

Néanmoins, les récits acceptés aujourd’hui ne proviennent pas d’ historiens antiques ni de textes historiques primaires; ils viennent des universités de Berkeley, Columbia, Cornell, Georgetown, Harvard, Princeton, financées par la Fondation Saoudienne de la ligue du lierre etc [Saudi-funded ivy league] , toutes choses qui colportent la propagande pro -islamique ( J’ai personnellement eu une expérience directe à Georgetown ), y compris la thèse des «djihadistes et de leur amour pour la liberté» qui s’oppose à celles des « tyrans oppresseurs » .

Diffusés depuis le milieu universitaire libéral jusqu’aux médias libéraux, les effets de ces récits bien ancrés mais faux ont prélevé leur tribut, contribuant en fin de compte à créer unepolitique étrangère américaine désastreuse.

Autrement dit, les terroristes islamistes combattant pour le djihad contre les gouvernements autocratiques (laïques et religieusement tolérants), – notamment en Syrie aujourd’hui – , sont facilement représentés en Occident  comme des «combattants de la liberté» contre les tyrans oppresseurs et donc dignes du soutien américain en grande partie parce que ce motif a imprégné la conscience sociale de l’Amérique, formatée ainsi  par Hollywood [Hollywood] et les salles de rédaction de presse [news rooms] , et basée sur des distorsions académiques des événements qui ont eu lieu il y a près de quatorze siècles.

Pendant ce temps, dans le monde réel, les « combattants islamistes de la liberté » massacrent, violent, décapitent, persécutent  et pillent, [slaughteringraping,beheadingpersecuting and plundering] tout comme ils l’ont fait pendant près de quatorze siècles.[ nearly fourteen centuries.]

C’est la seule constante inébranlable de cette triste histoire.

 

Sources : Frontpagemag  - 30 octobre 2013 - Par Raymond Ibrahim 
Traduction Nancy Verdier

 

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Point de vue

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Pivoine 08/11/2013 16:25


«pas un mot n’indique qu’une fraction quelconque de la nation égyptienne voyait l’avènement des musulmans avec un autre sentiment que la
terreur » (p. 236).


 


En envahissant l'Egypte pour l'islamiser, les Arabes ont pratiquement génocidé le peuple autochtone. Les représentations des pharaons avec leur type bien particulier ne relèvent pas de la
fantaisie, car c'était leur physionomie. Je le sais parce que j'en ai vu un, une fois. Aujourd'hui il y en a très peu.