Comment naissent les révolutions ? Par Dominique Venner

Publié le 18 Avril 2013

 Par Dominique Venner

(Rédacteur de la Nouvelle Revue Historique)

  C’est un sujet passionnant, très actuel et mal connu que la naissance des révolutions. Il avait été étudié par le sociologue Jules Monnerot (1908-1995) après les événements français de Mai 68 dans son livre Sociologie de la Révolution (Fayard, 1969). Travail précieux pour lequel son auteur a forgé une série de concepts applicables à toutes les situations.

Liberté sur le Barricades  S’agissant d’une étude sociologique et non d’une histoire des idées, Monnerot use d’une seule appellation, sans ignorer bien entendu tout ce qui sépare et oppose les différentes révolutions du XXe siècle, bolchevisme, fascisme italien, national-socialisme allemand, révolution de 1944, ou celle de 1968. Il estime en effet que ces phénomènes de foule relèvent de la même analyse sociologique, tout en faisant une nette différence entre révolutions de type conservatrice et révolutions déconstructrices.

Mais d’abord, Monnerot définit quelques concepts applicables à toute révolution. En premier lieu la « situation historique ». Elle est celle que l’on ne reverra jamais deux fois. C’est vrai pour 1789, 1917, 1922, 1933 ou 1968. Autre notion complémentaire : la « situation de détresse ». Elle se caractérise par des troubles non maîtrisés. La structure sociale se défait : les éléments ne sont plus à leur place.

Quand une société est stable, on y distingue des éléments sociaux normaux (« homogènes ») et des marginaux (« hétérogènes »). Les éléments marginaux sont en marge parce qu’ils y sont maintenus par la pression des éléments « homogènes ». Lorsqu’un seuil critique de bouleversement est atteint, la partie homogène commence à se dissocier. On observe alors comme une contagion de chaos.

Remarque intéressante qui s’applique aux révolutions conservatrices : « l’homogène, même en voie de dissociation, reste l’homogène ». Quand le bouleversement est radical, « du fond même de la société monte une demande de pouvoir ». Le fascisme, en 1922 ou 1933, fut par exemple une réponse à cette demande dans une société ayant un haut développement (industrie, sciences, culture). Dans une telle société, quand l’ordre s’est effondré, les éléments conservateurs (homogènes) deviennent provisoirement révolutionnaires par aspiration à l’ordre et demande de pouvoir.

Comment aboutit-on à une « situation révolutionnaire » ? Réponse synthétique de Monnerot : par carence au sommet. Une crise de régime se caractérise par une « pluralité des conflits ». Tout échappe à l’autorité du pouvoir en place, le désordre devient endémique. La société entre en « effervescence ».

Robespierre L’effervescence n’est pas la révolution. Elle en est une phase, un moment, avec un début et une fin (un refroidissement) quand le milieu « n’est plus combustible ». Quand l’effervescence retombe, ce ne sont plus les mêmes qui sont aux commandes (Robespierre a été remplacé par Napoléon, Trotski par Staline, Balbo par Mussolini).

Situation révolutionnaire et effervescence font intervenir les « masses ». Ce sont des coagulations momentanées, les troupes des révolutions. Pour diriger les masses, leur donner un système nerveux, les jacobins, puis Lénine (en beaucoup plus efficace) ont conçu l’instrument du parti.

Ce que les léninistes appelaient « la radicalisation des masses », est une tendance à la politisation de catégories jusque-là conformistes et peu enclines à se passionner pour la chose publique (elles demandent surtout à l’État de faire son métier d’État). On entre alors dans une phase d’effervescence, « la société est parcourue en tous sens de réactions affectives intenses, comme les grains de limaille de fer par un courant magnétique ».

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(Photos insérées par Gérard Brazon par ordre d'interventions dans l'histoire)

Les situations de détresse font apparaître sur le devant de la scène des élites violentes: les « hétérogènes subversifs », des irréguliers et marginaux que les barrières habituelles n’arrêtent pas. Ils contribuent à donner au mouvement sa force de rupture.Dans une situation révolutionnaire, la carence et le besoin douloureux du pouvoir, peuvent jeter sur la voie de la révolution des éléments sociaux qui n’aspirent qu’à l’ordre. « Une heure vient où les Arditi, les jeunes lansquenets du Baltikum, les réprouvés qui le sont de moins en moins, n’apparaissent plus inquiétants, mais rassurants à la partie la plus homogène de la population. Ils semblent incarner à travers le malheur, les valeurs de courage, de bravoure  et de caractère sans quoi il n’est pas de grand pays… Même ceux qui ne sont pas leurs partisans pensent qu’il faut laisser faire l’expérience. » C’est un bon résumé des situations historiques d’exception. Mais, comme le précise Monnerot, la « situation historique » est celle que l’on ne revoit jamais deux fois.

 

Dans la France de 2013, sommes-nous entrés dans une « situation historique » ? Pas encore, bien entendu. Mais des signes attestent que l’on peut se diriger vers une telle situation imprévue. Ira-t-elle jusqu’au bout de ses promesses ? Il est trop tôt pour se prononcer. Mais rien n’est impossible.

Dominique Venner

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Point de vue

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Marie-claire Muller 18/04/2013 20:10


RIBUNE LIBRE à Anne Andersen


*** Attention ce texte est une TRIBUNE LIBRE qui n’engage que son auteur***


  Lettre ouverte à Monsieur Hollande  


François Hollande, vous faites honte à la France, partez vite !


Publié le 17 avril 2013 par Anne Anderssen - Article du nº 299



Lettre ouverte à François Hollande


Le mauvais serviteur de la France !


Élu par défaut.  Par les minorités que l’on sait.


Vous êtes le chef illégitime que 80% des Français désavouent dans leur côte de désapprobation passée au-dessous de 20%.


Si vous aviez un peu de dignité, cela vous aurait conduit à démissionner.


Mais votre vanité n’a d’égale que votre mépris pour ce peuple qui ne veut plus de vous mais que vous préférez ignorer avec l’arrogance qui vous caractrise.


Le Pays vous désavoue.


Devant votre grande incapacité à le gérer, devant votre méconnaissance effarante de la finance, devant votre récurrente aptitude à gâcher les relations extérieures (exemple avec l’Allemagne)
mais aussi votre exécrable représentation de la France hors du pays où vous êtes la risée de plusieurs, jusque outre Atlantique où vous avez fait sourire les mieux éduqués.


Votre tenue, sans classe, votre manque total de charisme, votre molle élocution, vos gestes aléatoires, ne sont hélàs en rien compensés par l’intelligence d’un discours qui sauverait la
situation…


Bien au contraire, votre propension à vous croire irrésistiblement “amusant” montre votre méconnaissance de ce qu’est la drôlerie.


Vous faites
pitié à l’humour !


Avant vous, les Français issus de l’immigration et les Français de souche vivaient ensemble sans trop d’encombre sur le même territoire, respectant le périmètre de chacun, ses us et coutumes.


Il n’en est plus de même aujourd’hui avec les jeunes générations qui brûlent notre drapeau (après avoir craché dessus) et prétendent même vouloir hisser le leur sur l’Élysée !


Il faut rappeler que, vous leur avez ouvert un boulevard dès votre “entrée en scène” et que, parmi les drapeaux qui vous entouraient, peu était français…


Vous êtes responsable de ce qui arrive !


Vous avez vendu la France, pour des voix ; sans vergogne, sans l’ombre d’une hésitation.  Vous n’aimez pas la France, Monsieur Hollande, vous n’aimez que votre nouveau pouvoir, si inespéré
(j’espère que vous faites des prières à Nafissatou Diallo et à DSK)  que vous vous accrochez encore aux branches.


Mais… l’arbre est sec, vidé de sa substance, les caisses sont vides, les coeurs aussi, la branche va casser, refermez bien votre braguette, vous allez vous retrouver le cul par terre, pour
notre bon plaisir !


Euh… on ne parle pas ainsi  à un président ?  Certes mais vous n’êtes PAS MON président.  Je n’ai pas voté pour vous  et je vous dois de m’avoir privée du respect que l’on
aime à ressentir – avec foi et attachement- pour un président de la République qui se respecte et respecte son peuple, pour un président de la République qui protège son peuple.


Mais, comme “qui se ressemble s’assemble”, vous vous êtes entouré de NULS qui forment un gouvernement d’incapables, qui compensent leurs lacunes par une arrogance déplacée.


Et plus ils sont nuls, plus vous les avez voulus nombreux… mais donc…couteux, en prime !


QUI… veut des salles de shoot.


QUI… voulait supprimer le mot “race”…


QUI… verbalise, sur ordre, un grand-père promenant ses petits-enfants aux jardins du Luxembourg, pour port d’un sweat-shirt “manif pour tous” représentant des enfants.  Ôtez-moi d’un doute
: pour s’être présentée à la Télévision vêtue d’un T-shirt présentant l’insription “Supermusulman”, Rokhaya Diallo a-t-elle été verbalisée ?  Ou bien y aurait-t-il deux poids, deux mesures
?


QUI… veut des salles de crack.


QUI… veut faire apprendre aux bambins, dès les petites classes, qu’un garçon et qu’une fille : c’est pareil.


QUI… veut supprimer les épreuves de culture générale aux concours d’entrée à la Fonction publique (André Santini).


QUI… a dit : “Nous servons de la viande halal par respect pour la diversité mais pas de poisson le vendredi, par respect pour la laïcité”…(maire de Strasbourg Roland Riss)


Je demande :  2 poids, 2 mesures ? Ou préférence musulmane ?


QUI… veut supprimer les épreuves éliminatoires.


QUI…veut supprimer les notes à l’école.


QUI…veut fermer les internats d’excellence.


L’excellence ne fait pas partie de vos priorités, elle n’existe même pas pour vous :  Tous pareils !


C’est votre culture Horizontale : haut et bas n’existent pas, bien et mal non plus, garçons et filles encore moins : Tous pareils !


“Au pays des aveugles, les borgnes sont rois”, par ce principe vous comptez bien perdurer…


Mot d’ordre : “Tirer vers le bas” !!!


Flatter les bas instincts, promettant le pire des désidératas.


La France fabrique des incultes, c’est la préférence “Hollandaise”.


Notre niveau de vie ne cesse de baisser mais… pas seulement : notre niveau culturel aussi, les élèves d’autres cultures n’ayant pas le niveau, celui-ci, comme le reste, régresse.


Le “travailler plus pour gagner plus” d’un homme qui, lui, aimait la France plus que lui-même, contre son image parfois ; et l’engagement à l’excellence ; et la prime au mérite de votre
prédécesseur qui a pu rebuter ainsi quelques paresseux ou crétins, que vous avez récupérés…


Heureusement, il en reste d’autres qui sauront vous le faire savoir !


Vous êtes indésirable, nuisible, toxique.


Votre fausse bonhomie est un leurre écoeurant.


J’aurais honte d’être un journaliste sous la semelle de vos souliers (sont-ils cirés au moins ?) ou comptez-vous sur vos cireurs de pompes bassement voués au PS ?


Eh bien, contentez-vous donc de ces gens-là.  D’ailleurs, bientôt, vous pourrez les compter un à un… si clairsemée devient votre “chasse-gardée”.


Vous n’aimez pas les riches. Ils sont partis !


Et vous faites fuir les jeunes !


Il y aura donc un remplacemenet de population = resteront (ne pouvant faire autrement) les pauvres et les nouveaux arrivants…trop heureux de trouver place libre.


Vous avez piétiné nos racines Judéo-Chrétiennes, faisant ouvertement le favoritisme que l’on sait.


Vous avez donné vie au racisme !


Vous avez monté les Français les uns contre les autres en bafouant une valeur sacrée : la Famille !


Vous avez foulé du pied notre généalogie.


Vous voulez faire des ratures sur notre Code Civil.


Vous n’allez pas déshabiller notre identité sans nous passer d’abord sur le corps ! Grand Dieu, que ceci nous soit épargné… quelle horreur ! Pardon d’avoir mentionné le nom de  Dieu en
pays laïque, peut-être qu’en disant Allah vous seriez mieux disposé ?


La décadence ne fait pas partie de mon vocabulaire, mais elle nous

Pivoine 18/04/2013 17:43


Il est inconstable qu'un cap a été franchi. Si cette révolte populaire devait se calmer, ce serait pour mieux riposter la prochaine fois. Car il y aura une prochaine fois, vu l'incompétence et la
stupidité de ceux qui nous gouvernent !