Comment Richard Millet a cloué le bec à Morin-Benbassa et à toute la meute

Publié le 8 Septembre 2012

Par Alain Dubos Pour Riposte-Laïque

L’émission « Ce soir ou jamais » de Mardi, à laquelle participait Richard Millet, a montré qu’un certain glissement d’opinion s’opère vis-à-vis de ce dernier. La meute rassemblée pour ce que l’on pouvait à priori considérer comme une curée s’est assez mollement dispersée dans des considérations périphériques, l’impression générale laissée au spectateur étant que l’on commence peut-être à réfléchir ici et là sur le fond du problème, une fois calmées les réactions immédiates.

Ceci nous prouve, sur un plan strictement clinique, que l’hystérie collective est abordable sinon curable par l’analyse personnelle, dès lors que l’individu se détache du groupe pour tenter d’y voir plus clair. Ainsi réalise-t-on, dans une atmosphère de lynchage, que les mots ne sont pas seuls et que, derrière eux existent des réalités plus ou moins difficiles à contourner.

Cela dit, Richard Millet dut faire face à quelques offensives disparates, dans des laps de temps « réglementairement » raccourcis par les interruptions des uns et des autres. C’est là un sport national que pratiquent avec talent nos juges médiatiques et politiques lorsque l’on s’approche un peu trop de leur territoire. Madame Benbassa et Monsieur Morin, en bons professionnels, s’y employèrent comme il convient. Insensibles aux arguments de l’accusé, ils eurent l’un comme l’autre tout le temps d’empêcher Millet de développer son argumentation. La routine…

Dans son rôle de vierge multi-culturaliste outragée, Madame Benbassa fut parfaite. Drapée dans des attitudes de profond dégoût, elle récita son bréviaire écolo-gauchiste comme on le fait d’une sourate, mécaniquement, sans même daigner faire semblant d’écouter ce qui lui était dit. Rien à tirer de ce genre de statuaire coulée dans le béton des certitudes imbéciles et des canevas idéologiques.

Monsieur Edgar Morin fut plus habile, d’abord dans la personnalisation de son propos : arrogance et mépris sont les deux traits dont il gratifie Millet à travers son ouvrage. Passé l’attaque ad hominem où perçait pour de bon le mépris authentique, disposant d’un temps de parole assez consistant pour que l’on pût penser qu’il était en vérité l’invité principal du débat (la routine…), il s’employa à démontrer la substance multi-culturelle de la France à partir de ses racines bretonnes, gasconnes, basques, etc. Gesticulant comme un vendeur de pizza sicilien, il nous asséna cette vérité-là, omettant au passage, évidemment, de rappeler la fusion historique de ces rameaux gaulo-latino-francs dans un ensemble multi-séculaire dont il est un rejeton doté d’une langue, d’un passé, d’une mémoire, le tout patiemment et efficacement amalgamé dans le creuset commun. La routine…

L’ennui, c’est qu’en partant de ce principe et plutôt sournoisement, Monsieur Morin cherche à nous convaincre que la France, dans ses élans assimilateurs, est capable d’en faire de même avec des gens dont le souci principal est de la voir démembrée, éclatée, livrée aux appétits des spiritualités montantes. En gros, nous dit cette conscience nationale, si elle a pu associer en elle des Bretons, des Alsaciens, des Provençaux et des Bourguignons, elle peut le faire avec la troupe surgissante des salafistes, wahabbites, alaouites et autres druzes qu’elle est sommée d’intégrer sous peine de paraître un peu chiche question accueil. Le fond de la pensée de Monsieur Morin est bien là. Sauf à nous prouver que cécité et surdité sont hélas bel et bien les effets dramatiques du grand âge, Monsieur Morin nous aura clairement indiqué dans quel camp il se range.

Il était donc temps, après que le politologue de garde dans le studio eut livré un discours assez intéressant tout de même sur les violences faites à nos vieilles cultures et montré, peut-être « à l’insu de son plein gré« , une certaine sympathie pour son voisin, que celui-ci s’exprimât sur le sujet essentiel de toute cette affaire : le conflit de civilisations dans lequel nous sommes englués jusqu’aux carotides. À peine avait-il commencé à en parler, Monsieur Taddéi sifflait la fin de partie et passait à autre chose. La routine…

Monsieur Lévy (Bernard-Henri), qui a dû assister devant son poste de télévision à cet échange malgré tout civil et non dénué par moments de courtoisie, a aussitôt bondi de son fauteuil pour accoucher d’une de ces mises en accusation publique dont il a le secret. Le tombereau d’insultes qu’il a déversé dès le lendemain sur Richard Millet s’adressait également, je pense, aux invités, sous-entendu : « Bande de crétins, vous l’aviez sous la main pour l’exécuter, au lieu de quoi vous l’avez laissé survivre. Décidément, dès que j’ai le dos tourné pour persuader le Président qu’il doit envoyer des Français se faire tuer en Syrie et y installer les islamistes, vous faites n’importe quoi ! »

Pauvre Maréchal Lévy, obligé de tirer tous azimuts, seul pour affronter les hordes sauvages de la francité! Les banquettes de la Closerie sont dures, parfois, aux fesses de nos pantaleones.

Alain Dubos

Jeudi 6 septembre 2012 : l’Europe, par la truchement de l’OSCE, recommande, et ordonnera sans doute bientôt, aux enseignants de l’Union d’ouvrir en grand la porte aux revendications communautaristes qui en feront officiellement des dhimmis. Vêtement, nourriture, rites religieux, jours de congé, etc. Tout doit être toléré. S’il me restait une seule fibre vibrant pour le projet européen, elle est rompue. Je ne me considère désormais plus comme citoyen de cette serpillère pour latrines scolaires. Je refuse qu’elle influe en quoi que ce soit sur ma manière d’être. Je la conchie. Et j’espère qu’on laissera un jour prochain le temps à Richard Millet de dire pourquoi, lui aussi, rejette (du moins le pensé-je) la menace mortelle qu’elle représente sur sa liberté de penser, de dire et d’écrire.

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Histoire d'Islam

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Claude Germain V 08/09/2012 23:21


La Aubenas Florence grand reporter sur carte de visite et petite journaliste gaucho-bobo dans la realité ,mais surtout grande otage des mechants bandits ...... Elle a été en Syrie tout en restant
de l'autre coté de la frontiere et comme c'est une grande voyante incapable de voir qu'un jour elle serait prise en otage ,elle a vue en reve la révolution syrienne et nous en invente une
magnifique description quelle n'a jamais vu qu' a la television .La grande journaliste ,il n'y a pas a dire ,elle est tres forte......

ange 08/09/2012 22:19


qu'elle retourne chez elle cette conne pleine de haine


elle m'a fait pensé a merluchon

Claude Germain V 08/09/2012 14:40


Madame Benbassa ???? c'est pas Basco-Bearnais ça ?? qu'est ce qu'elle vient nous emmercer en France la pas-contente ...Chere peettiiittteee
maaddaammmeee ....... si vous n'etes pas heureuse CHEZ MOI ET DE SURCROIT PAS CONTENTE ,vous svez ce qu'il vous reste a faire
.


Vous avez les salutations du Souchien qui vous dit bien des choses ,le Souchien veritable proprietaire et patron de la France
.......... de ses ancetres ........


Salutations distinguées .....

riziere 08/09/2012 14:02


Morin Benbassa les guignols de l'info

mika 08/09/2012 10:28


Celà devrait interesser le Maréchal LEVY


Gérard
de Villiers vs  Florence
Aubenas: la vérité sur la Syrie (CSOJ)


http://www.youtube.com/watch?v=K4mL3ADjCGM&feature=relmfu