Comment un lecteur de Fdesouche a réussi à sortir du racisme - Par Derville.

Publié le 25 Juin 2012

Un délire d'écriture à lire d'un coup sans chercher à comprendre. Aucun message (que je puisse comprendre). Vient ensuite le moment d'une franche rigolade. Bref, si vous aimez l'écriture déjantée c'est le moment.

Gérard Brazon

Par Derville

Robert est délaissé à sa naissance par des parents alcooliques qui l’abandonnent à un couple de phacochères qui le revendent à un cirque polonais dans lequel il devient dresseur de chameaux. C’est à ce moment qu’il devient raciste: “Il faut voir les choses en face: les chameaux ne sont pas des gens comme vous et moi.”

Après avoir été aiguillé vers une formation d’apiculteur de mouches dans une école privée coûtant les yeux de la tête, Robert raccroche son kilt pour se consacrer à la peinture sur soie. Il décide alors de devenir une femme. “Ma rencontre avec Froufrou a changé ma vie”. Peu après son ablation du cerveau en 2004, Robert se marie donc avec Froufrou, alias Philidor, devant un élu écologiste en mal de notoriété. “Mes parents ont bien accepté mon union avec un tournesol”. Un an plus tard, c’est le drame: Gisèle, la mère de Robert, jette la belle famille au sanibroyeur. “J’ai alors décidé de me couper une jambe et de me faire agrandir les oreilles pour devenir moi aussi un tournesol. Une manière d’hommage”.

En 2006, Robert découvre fortuitement dans son potager que son pet a des vertus tuent-mouches. Il lance alors son entreprise “Pet tue-mouche services” avec l’aide de Pôle Emploi qui lui propose “d’incarner l’acteur économique autonome d’un accompagnement dédié dans une démarche innovante structurée autour de votre profil personnel par une autoformation proactive”, c’est-à-dire : “Démerde-toi”. Le succès est au rendez-vous: ouverture en 6 mois de la “Pet tue-mouche World Company”, ouvertures de filiales à Singapour et Bruxelles, partenariat avec la TEUB (the coopérative of the flageolets united berrichons). “J’ai même fait l’ouverture du spectacle de Jean-Marie Bigard”. Jean-Pierre Pernaud lui consacre un reportage dans son journal: “Les pets de nos terroirs”. En 2007, il est distingué par le ministre du redressement productif. Il parait aussi à poils dans Voici. L’année suivante, il est contacté par Jean-Luc Delarue pour une émission spéciale: “Robert, pétomane hypocondriaque et serial entrepreneur cocaïnomane”. Devant des millions de téléspectateurs, il avoue tout: sa sodomie à deux ans par son père phacochère, son changement de sexe raté, sa folle vie comme unijambiste dans un champ de tournesols et enfin sa reconnaissance dans le monde “délicieusement nauséabond” du pet professionnel.

C’est en 2006 que Robert, faisant des recherches sur internet sur “les effluves de pet dans le traitement des maladies nosocomiales chez le vers de betterave neurasthénique”, tombe enfin sur le blog Fdesouche. Sur les conseils d’un commentateur, le jeune Adolf2012, il achète son premier Panzer d’occasion sur Ebay à un redneck américain du KKK qui, après avoir découvert que les nazis n’étaient pas créationnistes, se séparait du sien parce qu’il voulait bien être tolérant mais qu’il y avait des limites. Enfin, Robert se dote d’un casque à pointe pour se rendre aux réunions secrètes du blog.

Malgré ses problèmes d’alcoolisme, il réussi à avoir 45 ans, deux phacochères qu’il martyrise et un tournesol qu’il chérit. Il aime aussi Wagner et les vaches qui rient. Mais pas son voisin Alphonse qu’il trouve vraiment bizarre. “Il est noir” nous confie Robert. Alphonse est en effet un clandestin africain recueilli par une mamie à chats et à Noirs, ancienne prof d’histoire-géo qui a consacré sa vie à sensibiliser des bambins de Seine-Saint-Denis au marxisme-léninisme en dépit de la frontière du Wolof et de leur indifférence totale. Heureusement, Robert apprend plus tard qu’Alphonse mange “halal”, c’est-à-dire que la tranche de dinde entre les deux feuilles de salade de son hamburger provient exclusivement d’un volatile égorgé par un barbu en peignoir touchant de la maille pour beugler des incantations magiques dans un charabia bédouinique en direction d’un caillou extraterrestre planqué sous un lit à baldaquin situé à la Mecque sous peine de brûler en Enfer pour l’éternité. “C’est à ce moment là que j’ai compris qu’Alphonse était un mec normal, comme moi” nous explique Robert.

Aujourd’hui, nos deux compères ratonnent des chameaux ensemble.

Suite à l’élection de François Hollande, Adolf2012 se remet de sa tentative de suicide par pistolet à eau dans le sous-sol de sa mère tout en révisant pour le brevet. Vautré sur son nouveau lit Hello Kitty et arborant un tutu rose depuis que sa maman a découvert la théorie du genre, il découvre stupéfait que dans le Monomotapa communiste, les traders wolofs mangeaient des hamburgers halal de phacochère frits dans l’huile de tournesol, 15 siècles avant l’invention du lit à baldaquin. Et ça, ça le rend humble.

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Point de vue

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Claude Germain V 25/06/2012 18:06


Chacun l'interprete comme iul veut ........


 


"Aujourd’hui, nos deux compères ratonnent des chameaux ensemble."

Claude Germain V 25/06/2012 17:47


Marrant ,ça a un arriére gout de Boris Vian  en pire ....... au mieux ,il faut lire entre les lignes .....