Commentaire sur les cantonales - par Gérard Brazon

Publié le 21 Mars 2011

Victoire de la gauche nous dit Martine Aubry-Brochen. Idem pour Cécile Duflot représentante des Verts. Les communistes n’ont même pas la décence de se faire discrets compte tenu des origines d’un parti adepte d’une idéologie qui à fait 100 millions de morts dans le monde. Compte tenu de ses résultats électoraux et de ce qu’il est devenu aujourd’hui : un groupuscule politique.

Tous crient victoire avec 55% d’abstention y compris l’inénarrable Mélenchon chargé par les socialistes de construire une espèce de miroir du Front National pour tromper l’électorat populaire. Une sorte de Jean Marie Le Pen éructant digne des années 90 avec les insultes contre les journalistes en plus.

Victoire disent-ils ensemble, en prouvant par là même à quel point ils sont loin du peuple. A quel point ils psalmodient pour mieux se convaincre que l’électeur populaire reste ce naïf indécrottable et un peu demeuré.

Je n’aime pas ces « gens là » car ils ont fait vibrer des cœurs, espérer des âmes. Ils ont fait croire aux ouvriers, aux employés, aux paysans qu’ils allaient barrer la route à la misère et qu’ils étaient les chevaliers blancs. Nous savons tous qu’ils dominent les Régions, plus de la moitié des départements, la plupart des grandes villes de France. Ils ne sont pas innocents, ils sont responsable également, ils ont aussi été en responsabilité gouvernemental.

Ils appellent au Front Républicain seul moyen pour eux de préserver leur acquis. Ils trouvent chez les centristes un écho favorable car ils sentent que l’UMP n’est plus en mesure de leur réservé de bonnes places. Le navire prend l’eau et on sait bien ce qu’il se produit chez certains. Les plus courageux restent au gouvernail les autres fuient.  Il ne faudra pas les pousser beaucoup pour qu’ils tendent la main aux Socialistes sous divers prétextes tous plus justifiés les uns que les autres (Se souvenir de 1940). Ce ne sera pas la première fois n’en déplaise à « mes amis politiques ». Nous allons bientôt voir des Borloo, des Morin, des Méhaignerie gesticuler et montrer qu’ils existent et qu’ils peuvent encore servir. Car servir la soupe ils connaissent bien. Ils la servent en fonction des dominants du moment.

Chez les socialistes, nous entendons des Benoît Hamon, des Manuel Vals parler d’honneur. Que de grands mots. L’honneur d’un politique c’est de faire confiance au peuple ou mieux, c’est de tenir parole. Cette parole qu’ils disent et oublient sitôt élus. L’honneur, encore un mot dévoyé par les politiques dont certains ne savent même pas ce que c’est. Les Français ne sont plus dupes. Ils savent comme leur ont appris les différents partis au pouvoir depuis 40 ans que les promesses n’engagent que ceux qui les écoutent. Et puis voter Socialistes serait aussi favoriser un parti immigrationniste et favorable au communautarisme. Ne pas oublier que ce sont les socialistes qui interdisent la mixité dans les piscines municipales comme à Lilles ou à Roubaix, eux qui font construire des mosquées cathédrales, c’est un socialiste qui autorise une mosquée cathédrale à Poitiers lieu symbolique. N’est-ce pas Martine Aubry-Brochen qui reçoit des islamistes radicaux dans sa ville. Et ils osent nous parler d’honneur eux qui n’ont pas de mémoire ?

L’UMP n’a aucune illusion à ce faire pour ses centristes. Nicolas Sarkozy les avait agglomérer dans un Parti unique ou ils se retrouvaient sur une ligne politique avec une droite classique et une droite populaire. Ce fût une idée qui marcha jusqu’au moment ou le Président de la République s’ouvrit curieusement et malheureusement à la gauche. De ce fait, il brouilla son image même s’il fit plaisir à ces fameux centristes du marais.

L’UMP décide par la voix de Jean François Copé de ne pas entrer dans un Front Républicain qui fût depuis toujours la machine à perdre de la droite. L’UMP décide de partir sous ses couleurs quand c’est possible ou ne pas voter pour les Socialistes ni pour les Frontistes en cas de duel entre eux. L’UMP a enfin décidé de respecter ses électeurs. « Vous êtes libre de votre vote ». Il était temps ! Enfin, nous entendons un parti politique qui accepte le choix de ses électeurs.

Mais au fond, pouvait-il faire autrement ? Non ! Les responsables de l’UMP savent par les sondages qu’il y a 40% des adhérents de l’UMP qui souhaitent une alliance avec le Front National. Le système électoral interne des cadres et élites de l’UMP ne permet pas l’émergence de cette opinion. C’est regrettable car l’UMP se coupe de son électorat et s’interdit de prendre la température. 40%, ce n’est pas à négliger, à balayer d’un revers de manche, à mépriser ce qui serait une grave erreur. Faire un Front Républicain aurait sans doute fissuré l’UMP durablement.

Alors bien sûr, on entend les ambivalents de toujours.  Des Nadine Morano, des Valérie Pécresse et autres, qui appellent à s’abstenir tout en lorgnant à gauche ou appellent à voter à gauche tout simplement et sans honte comme le fait Madame Pécresse. Comment des responsables peuvent-ils appeler à voter socialistes alors qu’ils passent leur temps à insulter violemment le Président de la République, qu’ils réduisent à un objet de moquerie, la fonction présidentielle. Ils insultent également votre parti, dame Pécresse et à longueur d’antenne dès qu’ils ont le micro et Dieu sait qu’entre les journalistes et les artistes bobos ils l’ont souvent ce micro. Comment Nadine Morano, chiraquienne par essence, peut-elle considérer qu’il vaut mieux un Socialiste qu’un Frontiste ? Réflexe de chiraquien ? Il est vrai que Bernadette Chirac, avant les élections, avait trouvé que François Hollande était un bon Président du Conseil Général. Ce qui a dû faire plaisir aux autres candidats UMP. Compromission ? Dans tous les cas, cela aide à l’idée de « tous copains. »

Le trouble c’est eux qui en sont responsables. Ce sont ces responsables politiques qui ont donné de l’épaisseur à l’idée qu’il y avait un UMPS. C’est cela la vérité. En tous cas c’est la mienne.

Nous ne sommes pas dans les années 1930. Dans aucun pays européens il n’y a de Staline, de Mussolini, de Hitler, de Franco qui appellent à assassiner et à éliminer en fonction de critères idéologiques ou raciaux. Par contre, il existe un fascisme religieux dans tous ces pays d’Europe dont il est interdit de parler sous peine d’être vilipendé et d’être classé « extrémiste ». C’est ce fascisme religieux qui appelle aux meurtres des infidèles. Mais personne n’en parle. C’est sans doute cette hypocrisie qui est condamnée dans cette élection.

Comme je le disais auparavant, ce n’est pas tant le FN qui monte que la perte de confiance dans les élites d’aujourd’hui. La nature a horreur du vide. Il y a certainement de bons élus de droite ou de gauche qui paieront la note de leur manque de courage à prendre position clairement sur les dossiers qui inquiètent les Français à commencer par l’immigration, la sécurité, l’islamisation du pays et la perte de notre identité. Comment, par exemple,  justifier que l’enseignement du Consulat et l’Empire soit moins important en volume que la traite négrière dans les écoles ? 

Revenons aux dernières élections. Notre démocratie est déjà plus que réduite sur le plan national (pas de proportionnelle, absence de référendum, jeu politique faussé par le bipartisme, seuil de passage modifié en fonction de la température électorale, etc.) Réduite par le peu de possibilités qu’elle a de s’exprimer, certains cherchent en plus à diriger le vote des électeurs. A mon avis c’est trop. Je trouve particulièrement choquant si ce n’est scandaleux que des Partis Politiques, des responsables politiques s’arrogent le droit de dire à des électeurs pour qui ils doivent voter. Qu’ils cherchent en plus à les culpabiliser, à les infantiliser. C’est plus que honteux, c’est dégueulasse. Tout simplement. 

Dimanche prochain, on verra le résultat. D’ors et déjà, ce que je disais depuis plus de deux ans sur ce blog et à mes amis politiques se fait réalité. A savoir, une France qui est de plus en plus clairement à la droite de la droite, des français qui ne supportent plus l’immigration débridée, des Roms que l’on a payé pour retourner chez eux et qui reviennent 6 mois plus tard, un islam conquérant et envahissant nos rues, des appels à la prières comme à Nanterre, une France qui ressemble de moins en moins à cette France de nos parents, de nos ancêtres qui sont souvent morts pour elle. Oui je sais c’est passéiste, ringard la patrie, démodée la France à papa. Mais les Français, mesdames et messieurs les politiciens sont, dans leur immense majorité, nostalgiques de cette France du terroir. Ils rejettent cette France multiculturaliste voire communautariste, le culte de l’immigration richesse de la France ou, dans les métros de Paris et d’ailleurs, dans des quartiers entiers, ils se sentent étrangers chez eux. Que dire aussi des actes qui ne sont pas au niveau des paroles (refus des prières dans les rues, sécurité publique, justice laxiste, police désarmée, bandes ethniques, etc.) Même si, à décharge, le Conseil d’état, le Sénat centriste, le Conseil Constitutionnel n’ont pas facilité le passage de lois sécuritaires.

En fonction des résultats, on verra bien ce qui se passera par la suite. Rien n'est joué car la FN devrait se méfier d'une chose: les commentaires de Jean Marie Le Pen qui est un grand spécialiste du flingage de son propre parti en plein vol. Pendant une semaine, sa fille Marine devrait lui faire prendre l'air ou l'enfermer car il est capable, en un mot, de transformer la "vague bleu marine en clapotis insignifiant. Sans cet apport néfaste au FN, on verra sans doute les retournements de vestes, certains devront retourner leur pantalon comme le chante Jacques Dutronc dans l’ "Opportuniste". On entendra les prises de position en fonction de l’air du temps. Les brosses vont s’activer sur d’autres vestes, sur d’autres chaussures et escarpins. Ainsi va la politique. Alors, pourquoi voulez-vous que les Français soient respectueux. Ils ne font que se réveiller doucement.

Gérard Brazon

Je ne vois pas d'inconvénient à ce que l'on reprenne tout ou partie du texte à condition que vous indiquiez la source et l'auteur. Merci de le comprendre.

 

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Politique Française

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isabelle 22/03/2011 07:29



Moi, ce qui me choque dans tout ça, c'est l'impression que j'ai, qu'aux yeux de l'UMP et du PS, il est inconcevable qu'un troisième grand parti puisse émerger. Infâme trublion qui vient perturber
l'ordre établi et ronronnant! Inadmissible ! Allez, zou, pendons-le haut et court !


Ca ne me paraît guère démocratique comme réaction. Et peu respectueux du choix d'une partie du peuple.


Si ce troisième parti dérange, qu'on le combatte à l'aide d'arguments, d'idées, d'actions. Mais appeler à son boycott, non.



domi 21/03/2011 19:30



N'étant pourtant pas juive j'adore écouter les cours de torah en ligne de Ravdynovisz c'est vraiment intéressant. Et,  je l'ai entendu (dans un cours) comparer lui aussi la mort des 6
millions de juifs dans les camps de concentration avec les 52 millions d'européens morts pendant la même guerre ! Et personne n'en a fait un plat ! d'ailleurs les juifs qui nous gouvernent
devraient l'écouter, moi qui ne connait rien à leur religion je trouve ça extraordinaire !



Hervé Pugi 21/03/2011 14:46



Aucun parti politique n'a jamais été propriétaire des voix de ses électeurs. Ni aujourd'hui, ni hier et pas plus à droite quà gauche. La position des partis de gauche est ce qu'elle, c'est du
calcul politique autant que mettre en exergue le fait qu'il ne faut pas négliger les 40% de sympathisants UMP favorables à un rapprochement avec le FN (CQFD que 60% ne serait pas pour ? Pas à
négliger non plus...). Et puis, l'appel à voter pour les uns et pour les autres n'est pas nouveau. On s'indigne que la gauche appelle à voter contre le FN mais l'ancien UDF ou le CPNT
n'appelaient-il pas à voter pour le RPR en d'autres temps ? Et le PC pour le PS ? Que disaient certains de vos amis quand Arlette Laguiller refusait d'appeler à voter Chirac au second tour
en 2002 ? Alors, c'est là un faux débat, la question est ailleurs : l'abstention par exemple, qui prouve bien la fracture entre un peuple, qui entend des hommes politiques affirmer à
longueur de temps qu'eux savent ce que "veulent les Français". Je suis un Français et personne n'est venu me demander ce que je voulais. Ma préoccupation principale n'est pas l'Islamisme
ou l'identité nationale, c'est le prix de l'essence, la flambée de l'immobilier et les fins de moi difficiles à boucler. Il faudrait le comprendre...



Gérard Brazon 21/03/2011 15:32



C'est une position médiane que vous tenez. Ni pour ni contre, bien au contraire. Bien sûr que ces consignes de vote furent données à chaque fois. Mais pour le coup, c'est une première que l'UMP
refuse le Front Républicain et c'est tant mieux.


Le PS accepte des voix qui ne la gêne pas comme celles des communistes, d'un parti qui tenait pour le coup des propos bien plus hard que le FN (Lire Georges Marchais dans l'affaire d'Evry) Que
penser de l'extrême gauche qui elle n'a rien à se reprocher si ce n'est sa haine de la nation, son discours de cocos de base voulant détruire du bourgeois et du catho tout en applaudissant les
femmes voilée. Les cartes sont redistribuées. Il y a un acteur qui prend part au jeu. C'est l'électorat. Qui va s'en plaindre? Pas vous j'espère.     



Erwin 21/03/2011 13:25



La gauche "plurielle",.. NON merci, on a déjà donné !


Et aujourd'hui, voter pour la gauche c'est... livrer la France au "islamistes".


 



bridet 21/03/2011 11:17



Le peuple est souverain.Rien à ajouter.



roy 21/03/2011 10:57



Super analyse Gérard et effectivement les français en on marre qu'on les prenne pour des billes. J' entends la gauche appellant à voter contre le F.N. Maic'est du totalitarisme. Pourquoi vouloir
s'attribuer des voix qui ne lui appartiennent pas ? Je n'ai pas de carte au F.N et j'ai voté Sarko en 2007 et la gauche traite le F.N de fachiste mais que sont-ils alors ? N'est on pas en
démocratie? N'est-on pas libre de nos voix de notre pensée ? Quand j'entends les Pécresse, Morano, Paillé disant de voter pour la gauche, j'en suis médusé . On voudrait se flinguer qu'on ne
ferait pas mieux alors laissons les français libres de leur choix.



Gérard Brazon 21/03/2011 15:25



Je partages totalement. Ils ont tiré le vin, qu'ils le boivent.