Communiqué du Printemps Fançais.

Publié le 3 Avril 2014

C’est un peu la joie, le nouveau gouvernement. D’abord, le pur plaisir de voir le jeu de chaises musicales : on prend les mêmes et on recommence, parfois avec les mêmes maroquins, quelques soient les critiques, les soupçons, les bavures, les affaires et la popularité.

Jamais la légitimité d’un pouvoir n’a été aussi peu questionnée (et pourtant d’autres doutent), jamais la sanction des urnes n’a été si peu écoutée, jamais l’inefficacité n’a été aussi récompensée.

Bon courage à ceux qui défendent encore le scrutin majoritaire, bon courage aux socialistes sincères. Les hypocrites, eux, ont de beaux jours devant eux.

Ensuite, les commentaires du PS et de l’opposition : plus convenu, tu meurs. Les uns font mine de saluer un changement là où il n’y en a pas, les autres s’offusquent que Hollandouille n’ait pas viré toute son équipe d’idéologues insensibles alors qu’il gouverne en autiste depuis 22 mois. C’est mon voisin de bureau qui m’a livré la clé la plus intéressante, en supputant que Trierweiller s’était fait lourder juste pour permettre à Ségolène de reprendre du galon.


Le Président Valls à la primature, c’est évidemment une manœuvre subtile du Grand Flou pour lui caraméliser ses chances de se présenter à la présidence en 2017.

Pour tous les amoureux sincères de la chose publique, c’est une catastrophe de plus, à prendre avec philosophie : le type a été incapable de traiter l’insécurité (son bilan à Evry est désastreux), il n’est obsédé que par sa com’ et n’est mû que par sa volonté d’insulter ses adversaires – surtout ceux qui ne pèsent pas lourd : en quarante ans, le FN a conquis 0,04% des municipalités françaises, ça vaut vraiment le coup de faire des processions publiques pour implorer un châtiment divin (ou alors c’est le signe que l’oligarchie en place n’est pas partageuse, au choix : après tout, c’est le groupe Bilderberg qui a choisi Manu-la-Poigne).


On va encore avoir des séances désastreuses de ridicule à la chambre et une mise au pas bien réglé de tous les médias, façon dictature sud-américaine : ensuite, Manolito nous expliquera qu’il a défendu le vrai peuple et les vraies valeurs. Avec un peu de chance, ça achèvera de dégoûter les vrais socialistes, qui ne sont pas aux ordres et que Carlotti veut châtier.

Dans les villages, la révolte gronde, la colère enfle, là où les ministres parisiens ne se déplacent pas en campagne, là où les gens sont assignés à résidence mais vomis par les bobos, là où on souffre devant ceux qui ont détournée le système à leur profit, comme ce cheminot qui a réussi à déclencher un grève emmerdant des centaines de milliers de voyageurs chaque jour juste parce qu’il refuse de se déplacer de… 400 mètres.

Le vieux monde n’en finit pas de craquer et de résister, espérons que l’obtus en chef sera assez dur pour lasser toutes les bonnes volontés.
 
On ne lâche rien!

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Point de vue

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LA GAULOISE 04/04/2014 08:59


JE ME REJOUIS A L AVANCE DES FUTURS COUPS BAS ENTRE SAPIN ET MONTEBOUR .  BEN QUOI ? CROYEZ VOUS QUE L ON AURA  BEAUCOUP D OCCASIONS DE RIRE AVEC  CE NOOUVEAU
............GOUVERNEMENT ?