Comparaison et déraison de deux modes d'inculpation : L'affaire Outreau et l'examen de Sarko

Publié le 24 Mars 2013

Nadine Morano a remis en cause, ce dimanche, l'impartialité du juge Jean-Michel Gentil, qui a mis en examen Nicolas Sarkozy. (Capture d'écran France 3)

 

 

 

Morano compare l'affaire Sarkozy et l'affaire Outreau

L'ancienne ministre du gouvernement Fillon estime que le juge qui a mis en examen Nicolas Sarkozy est aussi "engagé" que celui d'Outreau était "dépassé".

L'ex-ministre UMP Nadine Morano a qualifié dimanche le juge qui a mis en examen Nicolas SarkozyJean-Michel Gentil, de "juge engagé" et a comparé cette affaire à celle d'Outreau, lors de l'émission "12/13 Dimanche", sur France 3. Elle s'est en outre dite "interpellée" par le fait que cela arrive juste après la démission de Jérôme Cahuzac.

 

Jean-Michel Gentil, "un juge engagé"

 

"C'est l'affaire toute entière qui me choque. C'est simple: il y a eu l'affaire d'Outreau avec un magistrat, un juge d'instruction dépassé. (...) Et là nous avons maintenant l'affaire Sarkozy avec un juge engagé", a-t-elle déclaré.

Alors qu'on lui faisait remarquer qu'elle établissait un "parallèle entre l'affaire d'Outreau et l'affaire Sarkozy", elle a répondu :"sur l'affaire d'Outreau, il y a eu un juge d'instruction dont on sait bien qu'il a été dépassé par cette affaire, il y a une commission d'enquête à l'Assemblée nationale. Et aujourd'hui, nous sommes face à un juge, disons-le (...) engagé".

 

"Lorsqu'on est magistrat, on doit avoir un devoir de réserve"

 

"Quand vous êtes juge et ne voulez pas qu'on remette en cause votre impartialité, vous ne signez pas des tribunes comme l'a fait le juge Gentil avec certains autres de ses collègues, qui critiquaient la politique engagée par Nicolas Sarkozy", a-t-elle souligné, faisant allusion à une tribune signée en juin par Jean-Michel Gentil, avec 81 autres magistrats.

Selon Nadine Morano, "lorsqu'on est magistrat, on doit avoir un devoir de réserve, parce que la politique pénale, la politique judiciaire elle est faite par les élus du peuple, elle n'est pas faite par les juges".

 

"L'affaire Cahuzac est passée aux oubliettes"

 

Par ailleurs, interrogée sur la démission du gouvernement de Jérôme Cahuzac, ministre du Budget, elle a affirmé: "je trouve étonnant, ça m'interpelle (...) que l'affaire Nicolas Sarkozy tombe le lendemain de l'affaire de Jérôme Cahuzac qui tout d'un coup est passé aux oubliettes".

Elle a par ailleurs jugé que "quand il y a des affaires comme ça ce n'est jamais bon pour personne" et souligné que la droite avait mis en avant la "présomption d'innoncence" du ministre du Budget.

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Politique Française

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