Condamné pour agression sexuelle, Jacques Maheas est toujours sénateur socialiste! Catherine Ségurane

Publié le 28 Mai 2011

Catherine Ségurane - Riposte Laïque

A la suite de l’affaire Strauss-Kahn, ils nous l’ont tous juré la main sur le coeur, nos politiques : certes, ils respectent la vie privée les uns des autres tant qu’il ne s’agit que de bagatelle ; mais une agression sexuelle, ce n’est plus de la vie privée, c’est un délit. Et là, plus d’indulgence.

Voyons ce qu’il en est. Nous prendrons l’exemple de Jacques Maheas, sénateur socialiste de la Seine Saint-Denis, mais ce n’est pas un cas unique. Le Collectif national pour le droit des femmes, cité par Arrêt sur Images, a recensé une vingtaine de cas de violences sexuelles concernant des élus.

Jacques Maheas a été reconnu coupable d’attouchements sur une employée municipale. Les faits remontent à 2002. Maheas fut condamné en première instance en 2008, et la condamnation fut confirmée en appel, puis en cassation. Elle est donc définitive depuis 2010.

La presse fut d’une très grande discrétion sur cette affaire. Arrêt sur images a recensé les articles qui en ont parlé ; ils sont peu nombreux et peu mis en valeur, quoique l’Agence France Presse ait donné l’information.

Jacques Maheas est toujours en poste à ce jour, comme en témoigne cette capture d’écran réalisée sur le site du Sénat le 22 mai 2011, soit, rappelons le, neuf ans après les faits qui remontent à 2002 et malgré un parcours judiciaire complet, validé par la Cour de Cassation elle-même.

L’Association européenne contre les violences faites aux femmes au travail (AVFT) a adressé une lettre le concernant à Martine Aubry, première secrétaire du Parti socialiste, pour s’étonner que ce parti n’ait pris aucune sanction contre cet élu. Cette lettre n’est qu’un exemple des nombreuses démarches engagées en vain par l’association.

Aucune réponse de Martine Aubry depuis plus d’un an que cette lettre lui a été envoyée.

Benoit Hamon, porte-parole du parti socialiste, fut interpellé sur cette affaire à l’occasion d’un séminaire qui se déroulait le 6 avril 2011. Après avoir affirmé qu’il entendait parler pour la première fois de cette « affaire », qualifiée de « parfaitement abjecte », il a déclaré, en tant que « dépositaire » du Parti Socialiste, qu’il agirait pour que Maheas ne puisse pas se représenter au nom du PS pour les prochaines sénatoriales. Etant donné que celui-ci ne comptait de toutes façons pas se représenter, il a été demandé s’il était envisageable que le PS lui retire sa carte, ce à quoi Benoit Hamon a répondu par l’affirmative, se prononçant pour son exclusion et s’engageant à agir dans cet objectif. Interrogé sur le point de savoir si cette décision serait rendue publique, la réponse fût à nouveau affirmative.

Les choses en sont là presque dix ans après les faits ….

Catherine Ségurane

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Politique Française

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Nancy VERDIER 30/05/2011 09:58



Ces élus - les socialistes en particulier - sont des abrutis et arrivistes. Aucune considération ni pour leurs employés ni pour leurs électeurs qu'ils méprisent au plus haut point. Pas de
réponse de Aubry ?? Elle se dit sans doute que quand la Charia sera appliquée en France, il n'y aura plus de problèmes de ce type ?? 
Le "droit de cuissage" n'est pas loin dans l'esprit de certains élus envers leurs subalternes. Et pour d'autres, quand il "n'y a pas mort d'homme" ou que c'est un "simple troussage de
domestiques" tout va bien. Alors, ce monsieur est toujours en poste...à nos frais et la Justice française dira qu'elle n'a pas à statuer sur sa démission. Quant au PS, on voit bien ce qu'il vaut
entre Aubry, DSK, la Royal...etc...