Contre l’invasion migratoire, des solutions ? Par GUILLAUME FAYE

Publié le 17 Juin 2014

Face à la menace majeure d’une invasion massive, à flux continus et croissants de ”réfugiés”, qui s’ajoute à l’immigration régulière et à la démographie des populations allogènes déjà présentes, cet article propose des remèdes de bon sens qui horrifieraient l’oligarchie mais seraient démocratiquement plébiscités par le peuple.

 Exactement comme dans le roman prophétique Le Camp des Saints de Jean Raspail (1973), l’Europe subit une intrusion invasive de réfugiés et de clandestins d’Afrique et du Proche Orient, dans l’indifférence des élites ou avec leur complicité et toujours sous des arguments moraux et humanitaires d’ ”accueil des pauvres et des malheureux”, au mépris de l’intérêt, de l’identité et de l’avenir des peuples européens autochtones. Avec souvent le soutien aveuglé de la hiérarchie catholique et du Vatican qui pervertissent la notion de ”charité chrétienne” au point de la rendre suicidaire. 

Ce phénomène, déjà ancien, d’arrivée en Europe occidentale de masses de clandestins et de (vrais ou surtout faux) réfugiés, en pratique jamais refoulés ou expulsés, s’accélère. Il s’ajoute à l’immigration légale, déjà extrêmement laxiste. La colonisation de l’Europe (1) continue et s’amplifie, au point que la France et l’Europe occidentale risquent de disparaître purement et simplement au cours du XXIe siècle, comme entités historiques, culturelles et ethniques (par remplacement de populations). Pour des raisons d’arithmétique démographique. Bouleversement parfaitement vu par les envahisseurs–colonisateurs et intuitivement par les peuples autochtones, mais nié par les élites, les plus nulles, les plus prétentieuses, les plus éloignées de la réalité que nous ayons jamais connues dans l’histoire.

 Avec les pseudo-révolutions arabes et les guerres de religion au Moyen Orient provoquées par la catastrophique politique américaine et le djihad, la marée de réfugiés vers l’Europe prend des proportions inquiétantes. À cela s’ajoute le flux continu des Africains pauvres qui veulent franchir la Méditerranée, en sachant qu’ils sont très difficilement expulsables, qu’ils seront aidés, soutenus par une idéologie de la mauvaise conscience, ou bien accueillis par leur communauté déjà installée.    

 Un processus massif d’invasion par le bas s’accentue. Sur toutes les côtes de Méditerranée et sur toutes les frontières du sud-est du continent, ils entrent en Europe comme dans du beurre. Chaque semaine, la marine italienne, par exemple, sauve et recueille 1.000 clandestins en provenance d’Afrique. Ils arrivent de partout et souhaitent s’installer dans toute l’UE, la pompe aspirante mondiale, sans frontières, sans défenses. À la xénophilie moralisatrice des élites, s’ajoute le lavage de cerveau des diverses propagandes. Les médias font leurs choux gras, dans la veine misérabiliste, des boat people qui se noient en essayant de rejoindre l’Europe. Afin de faire pleurer le bon peuple et de le culpabiliser. Alors que les marines européennes s’emploient à en sauver le maximum et non à les repousser.    

En France, n’importe quel clandestin ”réfugié” a droit à une allocation de plus de 340 € par personne, sans compter les soins gratuits et l’aide au logement. Souvent cumulés avec le travail au noir et les trafics. Ils sont bien mieux lotis, sans rien faire, que nombre de Français de souche à la retraite misérable qui ont travaillé toute leur vie, sans parler des chômeurs en fin de droit. Le chiffre estimé de 350.000 clandestins installés en France est probablement sous-estimé et en croissance constante. 

Les ”réfugiés” clandestins s’échappent des camps de rétention ou en sont libérés et se dispersent dans la nature. L’obligation de quitter le territoire  est une plaisanterie, jamais respectée. La majorité des faux réfugiés déboutés et des immigrés clandestins ne sont pas expulsés ou reviennent ou bien sont régularisés. Tous le savent. 

Pour les ”sans-papiers” qui se déversent de tous les coins du tiers-monde, la France est le pays le plus accueillant de la planète. En 2001 a été instaurée par la gauche l’aberrante AME (aide médicale d’État) que la droite complexée n’a jamais osé abolir. Elle prévoit les soins totalement gratuits pour n’importe quel clandestin ou réfugié. En 2O13, elle a coûté 744 millions d’euros : 264.000 patients et 2.800 € en moyenne par personne et par an. La charge grimpe évidemment chaque année : 800 millions sont programmés pour 2014. En réalité, le coût est beaucoup plus important. Car l’afflux dans les hôpitaux de ces populations en majorité musulmanes, avec leurs interdits alimentaires et leurs revendications (comme si tout leur était dû), oblige l’Assistance publique à modifier toutes ses règles de fonctionnement, au prix d’une détérioration de la qualité des soins pour les Français et au recours à des personnels soignants étrangers de moindre qualité.  

L’AME est une pompe aspirante de plus pour les clandestins et faux réfugiés. En outre, elle est doublement illégale (et anticonstitutionnelle) : d’une part parce qu’elle rompt le principe d’égalité, un sans-papiers étranger bénéficiant de soins gratuits, ce qui n’est pas le cas pour la majorité des Français de souche ; d’autre part parce que les clandestins devraient, légalement, tous être expulsés.  

L’Allemagne (tout au moins sa classe politique) montre des dispositions suicidaires particulièrement pathologiques concernant l’accueil des réfugiés, pis encore que la France. Elle avait déjà accepté en 2013 de recevoir 20.000 réfugiés syriens. Aujourd’hui, avec la guerre civile, elle accepte d’accueillir 80.000 autres réfugiés syriens dont des proches sont déjà dans le pays. Sans compter ceux qui arrivent clandestinement. Il faut savoir qu’une bonne moitié va se répandre ailleurs, notamment en France, en très grande majorité musulmans dont beaucoup d’islamistes. 

Le souci principal des dirigeants européens larmoyants est la sécurité, notamment maritime, des réfugiés qui gagnent clandestinement l’Europe, et non pas l’intérêt des peuples européens, en arrêtant cette hémorragie.

Yves de Kerdrel écrit dans le chapô d’un de ses articles lucides sur la question (Valeurs actuelles, 12-18 juin 2014) : «  Ils débarquent par milliers…L’Europe, libérée en 1944, est devenue une pompe aspirante pour une nouvelle invasion, pacifique mais impossible à absorber par nos États providence en faillite ». Pacifique ? Pas sûr que ça dure. L’entrée est pacifique, mais la suite ne le sera pas. Ces masses de jeunes populations extra-européennes qui se déversent par milliers chaque jour et qui s’ajoutent à celles déjà présentes vont non seulement nous conduire à un point de rupture économique mais à une catastrophe globale. L’angélisme débouche toujours sur le chaos, l’enfer étant pavé de bonnes intentions.

 

Maintenant, quelles sont les solutions ?

Yves de Kerdrel écrit (art. cité) : «  nos dirigeants sont soumis à la fois à cette fameuse éthique de conviction décrite par Max Weber et l’éthique de la responsabilité. La première les amène  à chercher une issue pour ces migrants ballotés par les flots. Mais de solutions, il n’y en a plus, aussi bien au niveau national qu’au niveau européen ». Vrai et faux à la fois. Il existe des solutions, si l’on change de ”logiciel éthique”. L’éthique de conviction et l’éthique de responsabilité doivent être remplacées, compte tenu des circonstances, par l’ ”éthique de réalité” d’Aristote. Cela veut dire qu’il faut d’abord penser à soi avant de penser aux autres et laisser les autres responsables de leur destin. L’hospitalité ne vaut que pour des minorités et à titre provisoire, pas pour des masses et à titre définitif en forme de colonisation de peuplement.

”Immigration choisie” : la droite molle n’a que ce mot pétillant à la bouche. Laisser entrer tout réfugié qui le demande, tout faux étudiant, tout faux touriste, est ce de l’immigration choisie ?

 La révolution éthique suppose de rompre avec l’humanitarisme et l’angélisme et avec une vision complètement pervertie des Droits de l’homme. Nous n’avons pas plus à accueillir les autres peuples qu’ils nous accueillent chez eux. Chacun est responsable de ses malheurs. Il faut modifier notre logiciel mental et en finir avec la culpabilisation. L’antiracisme  est un dispositif idéologique orwellien de neutralisation de toute résistance à l’invasion et s’apparente au terrorisme intellectuel. Il aboutit à une société multiraciste, avec un billet sans retour vers l’islamisation et la guerre civile, vers la destruction de l’identité européenne qui, après tout, est une forme d’ethnocide.

 L’Europe est seule dans cette situation, de par la mollesse, l’irresponsabilité, l’aveuglement, l’inconscience, la pusillanimité de ses élites, qui trahissent les peuples autochtones. La solution passe par un réarmement moral.  

Les vraies mesures à prendre n’ont rien à voir avec cette agence Frontex bidon et sans budget, dont le siège est à Varsovie, et qui est censée protéger les frontières de l’espace Schengen. Les appels à l’assistance de l’Italie pour l’aider à surmonter cette invasion maritime sont dérisoires. Il faut changer de logiciel et prendre le taureau par les cornes. Voici quels sont les seuls remèdes possibles. (2)

 

1) Suspension des accords de Schengen et rétablissement de tous les contrôles aux frontières. Notamment pour bloquer le passage aux clandestins venus des autres pays de l’UE.

2) Abolition immédiate de l’AME, Aide médicale d’État pour toute personne en situation irrégulière et pour les réfugiés en attente de régularisation.

3) Suppression de toute aide sociale ou au logement pour les migrants en situation irrégulière et pour les réfugiés en attente d’une régularisation, y compris la scolarisation des mineurs et les soins gratuits.

4) Expulsion effective et immédiate de tous les clandestins et déboutés du droit d’asile, y compris les familles et les mineurs. Déjudiciarisation des procédures, plus de recours possibles. La décision administrative préfectorale suffit, sans appel possible.

5) Restriction drastique du droit d’asile, uniquement réservé aux cas de persécution gravissimes, avec demande instruite dans le pays d’origine.

6) Extension de la liste des pays soumis à des visas de séjour ; durcissement des conditions d’obtention. 

7) Alourdissement considérable des sanctions contre les employeurs utilisant au noir de la main d’œuvre sans permis de séjour et de travail ; rétablissement des sanctions contre toute personne ou association aidant au séjour de clandestins.

8) Interdiction absolue de toute régularisation de clandestins, quelle que soit leur situation ou leur durée de séjour illégale.

 

Irréaliste, scandaleux, impossible ? Non, l’arrêt de la pompe aspirante suffira. En effet, la suppression de toute aide sociale ou allocation aux clandestins de n’importe quelle catégorie , l’absence de toute perspective de régularisation ou de travail arrêteront immédiatement les flux invasifs d’entrée sur le territoire, ainsi que les demandes de droit d’asile ; et feront partir bon nombre de clandestins présents, sans qu’il soit même besoin de les expulser. Quand on n’a pas intérêt à venir, on ne vient pas ; quand on n’a que des inconvénients à rester, on part. Ces mesures sont appliquées très tranquillement par le Japon et une grande partie des pays du monde qui siègent à l’ONU et n’ont rien de dictatures totalitaires. Si de telles dispositions, pourtant évidentes, étaient prises par l’Italie, la Grèce ou l’Espagne, le casse-tête des réfugiés maritimes (boat people) cesserait du jour au lendemain.  Puisqu’il n’y en aurait plus.  

La France se ”bunkeriserait” ? C’est le grand argument des imbéciles, avec toutes les ressources de la langue de bois : la France ”repliée sur elle-même”, qui s’appauvrirait. L’interdiction de l’immigration de peuplement incontrôlée est, bien au contraire, dans tous les pays du monde, facteur de développement et de limitation des coûts improductifs.    

Notre pire ennemi, c’est l’idéologie et la morale tordues qui déforment le raisonnement de l’oligarchie (politicienne, médiatique, syndicale, associative, etc.) qui gouverne la France dans un simulacre de démocratie (3)  et en s’imposant comme un clergé tout puissant. Si, avec un courage étonnant, on proposait par référendum au peuple les huit points que je viens de présenter – et qui ne sont qu’un minimum– il est évident que le ”oui” l’emporterait. Mais il faut faire vite, car on est en train de changer de peuple  

 

(1) Cf mon essai éponyme, L’Aencre.

(2) Cf. autres articles de ce blog et mon essai Mon Programme,  Éd du Lore.

(3) La haine du ”populisme” que les élites opposent aujourd’hui à leur ”démocratie” est un artifice sémantique qui prouve bien que cette démocratie est un simulacre, au même titre que les ”démocraties populaires” des anciens régimes communistes.  

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Islamisation française

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Pivoine 17/06/2014 18:39


Les Français ont intérêt à se réveiller pour les prochaines présidentielles, ce sera une question de vie ou de mort ! Les choses se précipitent, nous sommes en sursis, il faut espérer que le vote
des municipales et des européennes se confirmera, et que d'ici là, le FN aura gagné des électeurs !

Polux 17/06/2014 17:54


N'oublions pas ce qui est arrivé à Rome, d'abord la décadence ensuite la chute avec l'invasion des barbares !


Sous certains aspects je pense que l'on est entré dans la décadence...Je redoute la suite !!!