Contre le M.E.S. - Modèle de lettre à adresser massivement aux Sénateurs.

Publié le 27 Février 2012

Pourquoi aux sénateurs? Tout simplement parce qu'ils vont être saisi de cette loi voté en catimini par les députés de la droite molle qui parle de l'intérêt du peuple, mais l'enferme dans une prison financière et lui retire sa souveraineté!
Les Députés de gauche se sont abstenus! La belle affaire! Ils auraient pu voter contre! Manque de courage ou complicité tacite?
Cette droite et cette gauche qui nous gouvernent depuis tant d'années sont des européistes! Il est inutile de compter sur eux pour défendre la nation France qu'ils continuent à assassiner à petit feu!
Pourquoi aux sénateurs disais-je, et bien tout simplement parce qu'ils devront prouver leur véritable attachement à la France et à ses régions! Je n'ai guère d'espoir au fond, car le Sénat est à gauche mais qui sait...  sous la vague de protestation qui monte et qui ne cessera de monter à fur et à mesure que les Français prendront conscience de la trahison faîte à leur souveraineté! Nous devons garder l'espoir à la veille des élections que cette montée de la colère des Français fasse réfléchir les "élites"!
Gérard Brazon 

Madame, Monsieur le Sénateur,

Nous avons été informés du vote prochain au Sénat du projet de loi ratifiant le traité instituant le M.E.S. (Mécanisme Européen de Stabilité).

Or, cet organisme est une monstruosité anti-démocratique qui échapperait à tout contrôle des Etats, des parlements nationaux et même du parlement européen. Ses membres bénéficieraient d’une totale immunité judiciaire. 

Les Etats signataires s’engageraient d’une manière irrévocable et inconditionnelle à fournir leur contribution au capital du M.E.S. dans un délai de 7 jours suivant la réception de la demande, et le M.E.S. pourrait décider de revoir les contributions de chaque Etat membre, cette décision s’imposant alors automatiquement.

Quant aux Etats ayant besoin d’un soutien financier, ils se verraient imposer les conditions draconiennes du pacte budgétaire Merkel-Sarkozy qui est à l’origine de ces politiques d’austérité dont l’échec (en Grèce et ailleurs) est patent.

De plus, l’instauration du M.E.S. impliquerait la modification de l’article 136 du T.F.U.E. (Traité sur le Fonctionnement de l’Union Européenne) qui sera également soumise à votre vote, et cette modification est envisagée selon la procédure simplifiée. Or, cet article 136 stipule, en son § 6, alinéa 3, qu’une décision prise sous le régime de la procédure simplifiée « ne peut pas accroître les compétences attribuées à l’Union dans les traités. » ce qui serait pourtant le cas. 

Le projet de loi soumis le 28 février au Sénat pour ratifier la modification à l’article 136 du TFUE permettrait donc une extension des compétences de l’Union européenne en toute illégalité, c’est pourquoi nous vous demandons de ne pas cautionner ce qui serait un véritable coup d’Etat !

Rappelons que la démocratie est née du droit réclamé par les peuples de contrôler les dépenses des gouvernants. La Déclaration des droits de l’homme et du citoyen, adoptée le 26 août 1789, en son article XIV, proclame que « Tous les citoyens ont le droit de constater, par eux-mêmes ou par leurs Représentants, la nécessité de la contribution publique, de la consentir librement, d’en suivre l’emploi et d’en déterminer la quotité, l’assiette, le recouvrement et la durée. »

C’est ce droit fondamental qui est aujourd’hui menacé.  Pourtant, cette disposition est inscrite dans la Constitution de la République :  « Le peuple français proclame solennellement son attachement aux Droits de l’homme et aux principes de la souveraineté nationale tels qu’ils ont été définis par la Déclaration de 1789, confirmée et complétée par le préambule de la Constitution de 1946 (…). »

Le vote du M.E.S. consacrerait un transfert de pouvoir et une perte de souveraineté rendant possible une totale mise sous tutelle financière et budgétaire des Etats et des peuples.

Bien que l’Assemblée nationale ait déjà adopté ce texte, nous vous demandons donc instamment, dans l’intérêt général, de voter CONTRE.

Certains députés que nous avons contacté avant le vote nous ont avoué que le M.E.S. leur avait simplement été présenté comme un mécanisme de « solidarité » et qu’ils n’en avaient pas mesuré toutes les implications. Nous avons aussi entendu dire que le texte n’existait qu’en anglais avant d’être présenté à l’Assemblée…

En tout état de cause, un traité de cet importance mérite qu’on prenne le temps de l’examiner et d’en débattre, c’est pourquoi il est si important que vous votiez contre, car une simple abstention ne ralentirait pas le processus… qui devrait se conclure selon nous par la soumission du texte à un référendum. 

 

Meilleures salutations.

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Europe liberticide

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isabelle 27/02/2012 23:43


J'en reste pantoise ! "Certains députés nous ont avoué que le MES leur avait été présenté comme ..."


Ce qui veut dire clairement qu'ils ne savent pas ce qu'ils votent ? Comment se fait-il alors que nous, individus lambda, connaissions la teneur de cette horreur ? Ils n'ont pas Internet, ces
braves gens, pour aller à la pêche aux infos ?


Honte, honte absolue sur eux qui décident de choses qui vont nous ligoter pieds et poings juste parce qu'ON leur a dit que c'était pas si mal, ce MES !