Contrôle au faciès: le projet de récépissé de Manuel Valls fait débat!

Publié le 13 Juin 2012

Un controle de police à Marseille AFP/Archives

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le projet préparé par le ministère de l'Intérieur visant à remettre un reçu aux personnes faisant l'objet de contrôles, suscite des réactions mitigées. 

Le Premier ministre Jean-Marc Ayrault a annoncé vendredi matin que cette mesure était en "préparation" au ministère de l'Intérieur, rappelant qu'elle était un "engagement" de campagne du président socialiste François Hollande. Si les principaux syndicats et la droite y voient la manifestation d'une défiance du gouvernement à l'encontre des fonctionnaires de police, plusieurs associations ont en revanche salué cette ambition.

"On stigmatise la police comme étant une police raciste. C'est inacceptable", explique Jean-Claude Delagele secrétaire général d'Alliance, 2e syndicat des gardiens de la paix.

"Cela part d'une présomption de discrimination des policiers, qui seraient coupables de pratiquer des contrôles au faciès. Or aujourd'hui il y a la même diversité dans la police que dans la population qu'elle contrôle", renchérit Patrice Ribeiro, secrétaire général de Synergie-Officiers, 2e syndicat d'officiers.

Le secrétaire général d'Unité Police (1er syndicat des gardiens de la paix) Nicolas Comte estime lui que cette mesure n'est pas "une priorité". "On ne solutionnera pas la fracture police-population en donnant l'impression aux policiers que la faute vient d'eux", juge-t-il.

Du côté politique, ce projet a également suscité une série de protestation. Pour Éric Ciotti, le secrétaire national de l'UMP en charge de la sécurité, cette mesure confirme la "défiance" de Jean-Marc Ayrault et Manuel Valls envers les forces de l'ordre. «Cette mesure, purement démagogique et dogmatique, paralyserait l'action des forces de l'ordre en faisant peser sur elles un principe de suspicion" indique-t-il.

Au Front national, Michel Thooris - le conseiller "police" de Marine Le Pen - dénonce ce projet qu'il considère comme illusoire puisqu'il n'y aurait plus de contrôles d'identité dans les cités dites "sensibles" depuis les émeutes de 2005. "Monsieur Valls dévoile son idéologie au grand jour. Pour lui et ses amis, se trouvent d’un côté les policiers auteurs de contrôles au faciès et de l’autre, les « jeunes » qui sont victimes de contrôles au faciès" précise-t-il dans un communiqué.

 

Auteur : Direct Matin avec AFP
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Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Politique Française

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L'En Saignant 15/06/2012 17:20


PAUVRES CONS .!  Car a contrario il ne faudra plus contrôler que les BLANCS-SOUCHIENS ..... Ce qui deviendra ipso facto une chasse au faciès .! OUI MAIS NON ..... (PANIERS YOPLAIT .!)